<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224</id><updated>2011-11-21T01:08:33.276+08:00</updated><category term='Politique'/><category term='Voyages'/><category term='Insolite'/><category term='1964-1997'/><category term='Aviation'/><category term='Hong Kong'/><category term='Marine'/><category term='1942-1964'/><category term='Sciences'/><category term='1848-1914'/><category term='Culture'/><category term='Société'/><category term='France'/><category term='Religion'/><category term='1848 et avant...'/><category term='Commerce'/><category term='1914-1942'/><category term='histoire'/><category term='1997-2008'/><title type='text'>France - Hong Kong, 160 ans d'histoires</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>73</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-2063606777580011233</id><published>2011-10-22T12:19:00.003+08:00</published><updated>2011-10-24T12:43:43.878+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hong Kong'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><title type='text'>Un livre en septembre 2012!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-_ebKen_70eE/TqJGGAXFcQI/AAAAAAAAAZY/RarisVWmZzA/s1600/diorama%2Bbaie%2Bde%2Bhong%2Bkong%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 93px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-_ebKen_70eE/TqJGGAXFcQI/AAAAAAAAAZY/RarisVWmZzA/s400/diorama%2Bbaie%2Bde%2Bhong%2Bkong%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5666168350175490306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce blog deviendra bientôt un livre... Le projet de commémoration de 2007 a permis de soulever des aspects méconnus de la présence française à Hong Kong. Ce site a contribué à faire resurgir des archives et des sources jusqu'alors insoupçonnées... Les articles déjà écrits ont été révisés, enrichis et augmentés; beaucoup d'autres, inédits, sont venus étoffer la matière d'une histoire riche et mouvementée; le comité de rédaction s'est agrandi avec de nouveaux venus, spécialistes et amateurs éclairés de l'histoire de Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous en septembre 2012, dans toutes les librairies de Hong Kong et les libraires spécialisées de France, pour le lancement de ce livre...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-flNUK6P8fIk/TqJGGXnERTI/AAAAAAAAAZg/V2M5t8qtj0o/s1600/diorama%2Bbaie%2Bhong%2Bkong%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 93px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-flNUK6P8fIk/TqJGGXnERTI/AAAAAAAAAZg/V2M5t8qtj0o/s400/diorama%2Bbaie%2Bhong%2Bkong%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5666168356416537906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;FD&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-2063606777580011233?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/2063606777580011233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=2063606777580011233&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/2063606777580011233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/2063606777580011233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2011/10/un-livre-en-septembre-2012.html' title='Un livre en septembre 2012!'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-_ebKen_70eE/TqJGGAXFcQI/AAAAAAAAAZY/RarisVWmZzA/s72-c/diorama%2Bbaie%2Bde%2Bhong%2Bkong%2B2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-9183451957137774116</id><published>2009-05-25T07:55:00.003+08:00</published><updated>2009-05-25T08:57:52.280+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Le marquis de Moges : souvenirs d’une ambassade en 1857</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Alfred de Moges est célèbre pour son récit de voyage au Japon, alors qu’il accompagnait, en 1858, la mission diplomatique du baron Gros dans cet empire relativement oublié des Occidentaux. L’année précédente, il a parcouru la Chine et a laissé quelques pages sur son passage à Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;«Souvenirs d’une ambassade en Chine et au Japon», tel est le nom de l’ouvrage que la marquis de Moges rapporte de son périple de deux ans en Extrême-Orient. Publié en 1860, cette relation de voyage est un relativement sèche et comporte peu de longues descriptions. Le marquis prend plus de plaisir à évoquer les mondanités et, par ce biais, à marquer son soutien au régime de Napoléon III dont il est un fervent défenseur. On retient également davantage les passages qui concernent le Japon, car sa mission, dirigée par le baron Gros, conduit à la signature du premier traité d’amitié et de commerce entre la France et le Japon.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ShlD-fyZuCI/AAAAAAAAAY8/lsJArji_C2k/s1600-h/Moges+bis.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339373574188283938" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 248px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ShlD-fyZuCI/AAAAAAAAAY8/lsJArji_C2k/s400/Moges+bis.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La Chine est pourtant un aspect important de la mission et du livre qui en découle… et Hong Kong en est une étape incontournable. Le marquis de Moges arrive près des côtes de la jeune colonie britannique en octobre 1857, à bord de la frégate «l’Audacieuse». La première escale de l’ambassade a lieu à Macao, pour rencontrer le ministre de France Bourboulon ; mais, signe du déclin de la colonie portugaise et des temps qui change, l’essentiel de la visite se poursuit à Hong Kong.&lt;br /&gt;Le voyageur attache beaucoup d’importance au protocole ; les premières impressions sur le paysage sont donc peu importantes, en revanche, il note immédiatement que le baron Gros est salué «de dix-neuf coups de canon par l’amiral Seymour et par une frégate anglaise, une corvette américaine et une corvette hollandaise». Il s’en suit une longue conférence avec Lord Elgin, son homologue anglais, puis un accueil cordial et empressé du gouverneur Bowring. Là encore, les coups de canons amicaux sont comptés et la présence de la garnison au garde à vous sur la route qui mène à la résidence du gouverneur sont autant de détails que le marquis apprécie. Banquets et réceptions se succèdent : les mondanités vont bon train.&lt;br /&gt;Au cours des cinq jours d’escales qui suivent, le diplomate commence à se fendre de quelques commentaires. «Nous parcourons en tous sens cet admirable arsenal de la puissance anglaise dans l’extrême Orient». Après un rapide historique, le marquis avoue : «quinze années ont suffi au génie colonisateur de la Grande-Bretagne pour opérer cette merveille et pour faire de ce lieu, inconnu jusque là, le port le plus fréquenté de ces mers.» Ce qui étonne davantage l’observateur, c’est l’omniprésence du personnel chinois et hindou, en relation avec le manque d’escorte ou de protection des Britanniques, alors que ces nations sont en guerre contre l’Angleterre et que la tête du gouverneur est mise à prix. On apprend cependant que la Compagnie des Indes finance une partie de l’arsenal et des navires présents à Hong Kong, au cas où…&lt;br /&gt;L’ambassade assiste à une représentation théâtrale de «sing-song». «Le spectacle commence à huit heures du matin et dure jusqu’à huit heures du soir, sans que jamais la scène reste vide un seul instant. Des héros de toutes sortes, des génies, des dieux y prennent place, et s’y livrent aux combats les plus fabuleux. Rien n’égale la pantomime des acteurs chinois et le luxe des costumes, tous éclatants d’or et de soie.» La musique et le ton sont déconcertants, et une fois la surprise et la curiosité passés, «le pauvre Européen égaré en ces lieux demande grâce et s’enfuit».&lt;br /&gt;Une visite est rendue aux Pères des Missions Etrangères et aux sœurs de Saint-Paul de Chartres. Le Marquis souligne qu’il y a 4000 catholiques à Hong Kong et explique l’apostolat des missionnaires envoyés un peu partout depuis la colonie, avec cette amusante conclusion: «les pauvres, perdus dans l’intérieur de l’Asie, ne sont en communication qu’une fois par an avec l’Europe et le monde civilisé. Quelle affreuse séquestration!» Après une visite du collège des missions sur la montagne, Alfred de Moges descend vers «la vallée heureuse», dont il apprend que le nom vient des trois cimetières tout autour. Le champ de course existe déjà, entretenu chaque jour «comme dans les parcs anglais».&lt;br /&gt;D’autres affaires plus sérieuses animent au même moment l’ambassade. Le baron Gros prépare une offensive contre «l’orgueilleux vice-roi des deux Kwangs» à Canton. Cette opération est pensée en concertation avec les Anglais qui désirent également en découdre avec leur voisin. Les manigances sont nombreuses et Hong Kong apparaît donc comme une plate-forme pour la diplomatie en extrême-Orient : le marquis scrute avec précision les autres ambassades. Il est méfiant à l’égard du comte Poutiatine, l’émissaire de Russie, vétéran de la guerre de Crimée et qui protège maintenant les intérêts russes en Chine. Reed est envoyé par les Etats-Unis et bénéficie d’un regard plus clément car sa mission se cantonne à de l’observation. Il ne menace en rien les intérêts français.&lt;br /&gt;Au terme de son séjour, Alfred de Moges tire les conclusions qui s’imposent: «Hong Kong représente l’avenir et le mouvement commercial ; Macao est la ville du calme et du passé. Le temps n’est plus où les intrépides navigateurs portugais étaient les dominateurs de ces mers.»&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Sources et crédits photographiques : Alfred de MOGES, Souvenirs d’une ambassade en Chine et au Japon en 1857 et 1858, Paris, Hachette, 1860.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remerciements à M. Yves Azémar et son inépuisable librairie d'ouvrages anciens sur l'Asie, 89 Hollywood road - Hong Kong. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-9183451957137774116?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/9183451957137774116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=9183451957137774116&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/9183451957137774116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/9183451957137774116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/05/le-marquis-de-moges-souvenirs-dune.html' title='Le marquis de Moges : souvenirs d’une ambassade en 1857'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ShlD-fyZuCI/AAAAAAAAAY8/lsJArji_C2k/s72-c/Moges+bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1121734400827946301</id><published>2009-05-11T08:47:00.001+08:00</published><updated>2009-05-11T08:47:00.625+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><title type='text'>Andrée Viollis grand reporter à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En 1931-1932, la journaliste Andrée Viollis effectue une série de reportages sur les événements dramatiques que traverse la Chine: occupation de la Mandchourie par les Japonais, émeutes d’étudiants appelant à la résistance, boycott anti-japonais et incertitudes politiques au sein du Kuomintang. Même si la colonie anglaise est à l’écart de ces violences, la journaliste n’en ressent pas moins, comme d’autres voyageurs occidentaux, la communauté chinoise comme une menace potentielle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Figure célèbre du journalisme engagé, Andrée Viollis (1870-1950) a enquêté sur l’URSS en 1927, la guerre civile afghane en 1929 et publié L’Inde contre les Anglais en 1930. En 1935 elle fera paraître Indochine SOS, préfacé par André Malraux, pour dénoncer les abus de l’administration coloniale. Malraux voit dans Andrée Viollis une représentante de ce «nouveau journalisme» dont le but n’est plus «[…] de chercher des personnages mais des choses.» Andrée Viollis est alors une des très rares femmes grands reporters.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SgaxXFWaDTI/AAAAAAAAAY0/7GuZlsU3irA/s1600-h/IndochineSOS.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 213px; height: 338px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SgaxXFWaDTI/AAAAAAAAAY0/7GuZlsU3irA/s400/IndochineSOS.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334145818798198066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;De décembre 1931 à mars 1932, la journaliste «couvre» les événements de Chine pour le Petit Parisien. En route vers Shanghaï, elle arrive à Hong-Kong à la fin de l’année: «Du coup, j’en oublie la Chine, car c’est un spectacle prodigieux. Jamais autant que dans la conquête de ce roc l’Angleterre n’a montré sa puissance et sa tenace énergie. En haut, la ville de plaisance en mosaïque avec ses blancs palais dans des parcs; en bas, la ville du travail et des affaires. Celle-ci entasse sur une largeur de moins de 600 mètres de la base du rocher au port, ses monuments, ses squares, ses pelouses où veillent les mêmes tristes statues de souverains qu’à Londres, affublés des mêmes falbalas de bronze. Elle aligne le long des rues et des quais ses banques, ses maisons de commerce, ses magasins aux noms orgueilleux, les mêmes qui sonnent à travers tout l’Empire […]».&lt;br /&gt;Ne pouvant visiter les magasins fermés le samedi, elle assiste à une séance de cinéma. Si le décor de la salle l’étonne par son luxe, elle est surtout sensible à la séparation de fait des deux communautés: «Des familles en foule y pénètrent, s’y pressent, s’y prélassent : familles anglaises, les pères épanouis, pipe de bruyère dans un visage de jambon cru, bien plantés sur de vastes chaussures en cuir jaune, les mères maigres et anxieuses, couvant du regard des enfants vigoureux, cheveux de paille sous la casquette de club ou d’école ; familles chinoises, pères à la longue nuque, étalant leur bedaine dans la longue robe noire ou le costume européen ; fines jeunes filles maniérées, aux brillants cheveux courts, aux joues safranées et fardées, onduleuses dans des tuniques de soie claire les gainant étroitement des oreilles aux hanches ; garçons extraordinairement élégants, têtes laquées de noir, vestons sobres et lunettes d’écaille. Tout ce monde est paré, joyeux. Les groupes anglais échangent des signes, les groupes chinois s’interpellent. On cause, on plaisante, on rit. Mais entre Anglais et Chinois, aucun contact, nul mélange. Assis côte à côte, ils demeurent lointains, impénétrables, groupés dans cette salle par îlots qu’aucun courant ne relie.»&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SgaxW_yguoI/AAAAAAAAAYs/aFF7MlUflQs/s1600-h/andreev.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 176px; height: 207px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SgaxW_yguoI/AAAAAAAAAYs/aFF7MlUflQs/s400/andreev.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334145817305463426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Sa soirée est consacrée à la ville chinoise: «Elle est immense, éclatante et pourtant mystérieuse […] Ce sont des gouffres d’aveuglante clarté, d’assourdissant et inquiétant tumulte. Tous les magasins sont grands ouverts. Partout des hommes penchés tapent sur le fer, scient ou sculptent le bois, déroulent des étoffes, taillent ou brodent le cuir. Quand dorment-ils? Ils travaillent, travaillent sans trêve, la nuit autant que le jour. […] Quelle foule! Ce n’est plus la glissante mollesse orientale de l’Inde mais des gens aux épaules robustes, à l’allure virile, au pas ferme. Dans les durs visages aux méplats nets, ce n’est pas non plus la fuite sournoise du regard annamite, de l’Annamite qui se considère comme un esclave, mais un œil hardi, aigu qui vous scrute et vous toise sans crainte ni aménité.[…] Tout à coup, un groupe se forme et grossit autour d’une affiche fraîchement collée: sous de grands caractères chinois de couleur rouge, un dessin représente deux petits soldats japonais, l’un avec un fusil, l’autre avec une baïonnette, s’élançant vers un colosse chinois qui attend leur choc, droit et méprisant, son grand sabre courbé au poing […] Et je songe soudain que dans cette ville de Hong-Kong, ils sont un million de Chinois contre une poignée d’Européens qui sont venus s’installer chez eux.»&lt;br /&gt;Comme Marc Chadourne, autre journaliste célèbre, qui passe lui-aussi par Hong-Kong en 1931, elle perçoit la communauté chinoise comme une menace latente qui lui rappelle les propos d’un diplomate chinois à la Conférence de la Paix en 1919: «[…] Savez-vous que sur quatre hommes il y a toujours un Chinois? Savez-vous que nous sommes quatre cents millions, le quart de l’humanité? Quatre cents millions en 1919, quatre cents cinquante millions aujourd’hui! Ces chiffres que je voyais alors d’une façon abstraite, avec quelle terrible éloquence ils m’apparaissaient ce soir-là, perdue que j’étais dans la multitude agitée de cette grande ville effrayante de tumulte et d’éclat!»&lt;br /&gt;Cette méfiance, elle ne la ressent pas lors d’une brève visite à Canton: «Comme à Hong-Kong, cinémas, théâtres, restaurants, piaillements, musiques, claquements sonores des socques de bois sur les pavés. Mais cependant, chose étrange, aucune animosité dans les regards et, cependant, je ne rencontre pas un seul Européen.»&lt;br /&gt;Début janvier, elle se rend à Shanghaï et est témoin des combats sanglants de janvier-février opposant troupes chinoises et japonaises autour du quartier de Chapeî. A la mi-mars, voulant poursuivre son enquête sur les «réactions des événements de Mandchourie et de Shanghaï», elle s’embarque pour le Japon.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;DVR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Viollis (André), «Changhaï et le destin de la Chine», Paris, Editions Corréa, 1933.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédits photographiques : http://www.geisteswissenschaften.fu-berlin.de&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1121734400827946301?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1121734400827946301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1121734400827946301&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1121734400827946301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1121734400827946301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/05/andree-viollis-grand-reporter-hong-kong.html' title='Andrée Viollis grand reporter à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SgaxXFWaDTI/AAAAAAAAAY0/7GuZlsU3irA/s72-c/IndochineSOS.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-7403526043346994348</id><published>2009-04-16T20:00:00.003+08:00</published><updated>2009-04-16T20:06:34.071+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><title type='text'>La famille Wang mêle cinéma et francophilie depuis 50 ans</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Producteur, équipementier, distributeur… Salon Films touche à tous les métiers du cinéma à Hong Kong depuis presque 50 ans. Son fondateur, T.C. Wang, et ses deux fils, ont une autre passion : la culture française. Et ils n’ont jamais manqué une occasion d’accueillir un tournage de film français. Fred Wang revient sur ces collaborations.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«Mon père était attiré par la France, grand pays de l’art selon lui, raconte Fred Wang. Le mot «salon» l’inspirait beaucoup sans qu’il sache sa signification exacte à l’époque. Cela résonnait avec le salon des arts de Paris, et évoquait pour lui de nombreuses images ; c’était classieux. C’est cette touche française qu’il a retenu pour créer le nom de son entreprise». Ainsi naît Salon films, au début en 1959. «Le premier film sur lequel il a travaillé était Le monde de Suzie Wong». Le long-métrage américain de Richard Quine, avec William Holden et Nancy Kwan, est un véritable succès et permet d’asseoir la petite société naissante.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SececHE8DYI/AAAAAAAAAYk/qXeqPurehsA/s1600-h/Famille+Wang.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 279px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SececHE8DYI/AAAAAAAAAYk/qXeqPurehsA/s400/Famille+Wang.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325258552673832322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’activité principale de Salon films est de fournir des équipements sur les plateaux de tournage. L’entreprise s’est également diversifiée dans la production et la distribution des œuvres cinématographiques. «Nous avons toujours proposé de nombreux services, techniques ou financiers, pour le cinéma, explique le dirigeant. Et nos collaborations avec la France ont été nombreuses!» A commencer par la société Pathé-Overseas de Georges Le Bigot, dont nous avons déjà parlé. «Nous l’avons bien connu, il était devenu un ami proche».&lt;br /&gt;En 1974, Bons baisers de Hong Kong, le film des Charlots, est l’une des premières occasions de tournage franco-hongkongais. Le frère de Fred Wang, Charles, était alors en charge du dossier. «Il y avait de très fortes différences culturelles entre les techniciens Français et ceux Hongkongais. Il y avait souvent des quiproquos et la mise en place du travail n’était pas toujours facile». Les cascades ont donné lieu à de drôles de situations. «Les Français avaient des exigences auxquelles les équipes d’ici n’étaient pas prêtes, s’amuse encore Fred Wang. Depuis, nos cascadeurs se sont nettement améliorés!»&lt;br /&gt;Globalement, les Français arrivaient très relaxés sur les tournages car «beaucoup de lois leur permettent le repos et la tranquillité. Les équipes de Hong Kong, à l’inverse, n’ont pas les mêmes avantages sociaux et doivent toujours être sur la brèche». Fred Wang n’était pas étonné plus que de raison par ces différences. «En 1965, je suis parti en France en tant qu’étudiant, se souvient-il. J’ai effectué un long stage à l’ORTF ! J’ai vécu des moments formidables!»&lt;br /&gt;Charles Wang, son frère aîné, suivait de très près tous les dossiers de tournages français, en facilitant du mieux possible les réalisations. Il en a d’ailleurs été récompensé avec la distinction de chevalier de l’ordre des arts et des lettres. Pour les Anges gardiens en 1994, l’équipe de Jean-Marie Poiré cherchait en vain un lieu de tournage. Charles Wang a proposé le siège social de Salon films, sur Devon road à Kowloon Tong… pour servir de décor au film.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SececN7AJlI/AAAAAAAAAYc/qqLykKMnxHk/s1600-h/Emmanuelle.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 282px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SececN7AJlI/AAAAAAAAAYc/qqLykKMnxHk/s400/Emmanuelle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325258554511205970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;«Je me souviens également que le tournage d’Emmanuelle 2 [en 1975] nous a donné quelques soucis du point de vue technique: nous avions fait venir des caméras américaines toutes neuves, reprend Fred Wang. C’était la première fois que les Français les utilisaient et elles sont tombées en panne. Nous avons dû organiser une réparation à distance par téléphone avec les USA… en 1975, ce n’était pas aussi facile qu’aujourd’hui!».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/Seceb0Caq6I/AAAAAAAAAYU/dupbsxXlrV8/s1600-h/Delon.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/Seceb0Caq6I/AAAAAAAAAYU/dupbsxXlrV8/s400/Delon.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325258547562982306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et Fred Wang d’évoquer encore et avec nostalgie toutes ces années de relations, des Charlots à Coluche (pour Banzaï en 1983), jusqu’au passage plus récent d’Alain Delon. «Nous avons accueilli Alain Delon pendant ses vacances, en 1997, il est célèbre en Chine pour Zorro, explique l’entrepreneur. D’ailleurs, lors de sa venue, il a même été question de faire un remake de ce film!» Les projets de Salon films sont nombreux et Fred Wang est toujours occupé. Au sujet d’une nouvelle collaboration avec la France? «Pourquoi pas, évidemment… Il est vrai que c’est un peu plus calme depuis quelques années, mais nous sommes toujours prêts».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources et crédits photographiques : merci à M. Fred Wang pour le temps qu’il nous a consacré, et pour les documents qu’il a bien voulu mettre à notre disposition.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Légendes des photos, de haut en bas: A, les frères Wang autour de leur père, Charles à gauche et Fred à droite; B, Sylvia Kristel sur le tournage de Emmanuelle 2 à Hong Kong; C, Alain Delon lors de son passage dans la famille Wang.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-7403526043346994348?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/7403526043346994348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=7403526043346994348&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/7403526043346994348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/7403526043346994348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/04/la-famille-wang-mele-cinema-et.html' title='La famille Wang mêle cinéma et francophilie depuis 50 ans'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SececHE8DYI/AAAAAAAAAYk/qXeqPurehsA/s72-c/Famille+Wang.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-2072415382315391656</id><published>2009-04-09T16:59:00.002+08:00</published><updated>2009-04-09T17:02:18.854+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><title type='text'>Henry Litton, 50 ans de francophonie à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Juriste reconnu, Henry Litton est aussi un francophile invétéré. Il a été président de l’Alliance française de Hong Kong pendant quinze ans. Charmant et discret, il revient avec modestie sur cinquante ans de passion pour la culture et la langue françaises.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/Sd25MXE8FbI/AAAAAAAAAX0/lbpFGsM4aPs/s1600-h/henry+litton.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 167px; height: 187px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/Sd25MXE8FbI/AAAAAAAAAX0/lbpFGsM4aPs/s400/henry+litton.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322613956626093490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Henry Litton est issu d’une famille eurasienne de Hong Kong. Il a fait ses études au Royaume-Uni dans les années 1950. Le premier contact avec la France a lieu en 1958. «J’étais étudiant en Droit, et je suis parti à l’université de Grenoble pendant trois mois, se souvient le juriste. Nous étions plusieurs dans une superbe maison sur la route Napoléon [surnom de la nationale 85]». Et de confesser: «C’était plus un séjour pour profiter de la vie en France et découvrir le pays que pour suivre des études! C’était en hiver, et j’ai d’excellents souvenirs».&lt;br /&gt;De retour à Hong Kong, Henry Litton construit une brillante carrière, d’abord dans un cabinet privé, puis au service de l’Etat. Il n’oublie pas ses passions et entre au comité de l’Alliance Française en 1971. «Le directeur de l’époque, François Hudelot, était un grand ami, passionné de voile tout comme moi, souligne Henry Litton. Il est arrivé en 1967 et a organisé le premier réseau de l’Alliance à Hong Kong». Le juriste se souvient d’une Alliance française toujours en ébullition. «Les milieux étudiants étaient plus actifs qu’aujourd’hui dans les années 1970, il y avait fréquemment des grèves et les jeunes professeurs français qui venaient étaient souvent de gauche radicale: c’était agité!» C’est aussi une période de croissance des effectifs et le centre s’agrandit avec des locaux à Kowloon.&lt;br /&gt;En octobre 1985, le juge devient président de l’Alliance Française de Hong Kong, fonction qu’il occupera jusqu’en 2000. Quinze années riches en événements pour l’ancienne colonie britannique. «Depuis 1984, nous savions que la rétrocession aurait lieu… Est ensuite venue la période de Tien An Men, et il y avait donc une grande agitation sociale ; les gens étaient très inquiets». Le Canada offre alors de nombreuses opportunités d’immigration. «Parler Français représentait un avantage certain dans les dossiers, et nos effectifs ont donc pris une ampleur considérable, s’étonne encore l’ancien président. Nous sommes devenus la plus grande Alliance française du monde par le nombre d’étudiants, avec six centres et 12 000 inscrits chaque année…»&lt;br /&gt;Henry Litton laisse ensuite ces lourdes charges à d’autres, mais continue à se passionner pour la culture française: «Je suis abonné à des revues pour suivre les nouveautés, et j’ai toujours un livre en Français en cours…». Dernier en date, la saga historique Fortune de France de Robert Merle. Cette passion pour la France s’est transmise à la famille: «ma fille s’est même mariée à un Français! Elle vit maintenant près de Béziers; c’est pour moi l’occasion de visiter davantage le pays».&lt;br /&gt;Pour son travail et son investissement pour le rayonnement de la francophonie, Henry Litton a été fait chevalier de l’Ordre national du mérite puis, en 1999, chevalier de la Légion d’honneur. Juriste reconnu à Hong Kong et célèbre dans sa profession, Henry Litton est aujourd’hui juge honoraire à la Cour d’appel final ; le tribunal en question est situé dans l’ancien bâtiment de la procure des Missions étrangères de Paris, sur Battery path à Central. La francophonie peut avoir de la suite dans les idées…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : remerciements à M. Henry Litton pour ses informations et le temps qu’il nous a consacré ; www.encyclopediefrancaise.com; Alliance Française de Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-2072415382315391656?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/2072415382315391656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=2072415382315391656&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/2072415382315391656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/2072415382315391656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/04/henry-litton-50-ans-de-francophonie.html' title='Henry Litton, 50 ans de francophonie à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/Sd25MXE8FbI/AAAAAAAAAX0/lbpFGsM4aPs/s72-c/henry+litton.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-600230921218105289</id><published>2009-04-02T03:24:00.004+08:00</published><updated>2009-04-06T03:27:40.299+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848 et avant...'/><title type='text'>1844, le premier homme d’affaire français à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Auguste Haussmann est un commerçant alsacien. En 1844, il rejoint la mission Lagrené qui a pour objectif d’établir des relations durables entre la Chine et la France. Ses responsabilités portent tout particulièrement sur l’observation des débouchés potentiels de l’industrie française dans l’Empire du Milieu. Lors de son passage à Hong Kong, il propose une approche nuancée de l’avenir de la colonie britannique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec la première guerre de l’opium (1839-1842), l’Angleterre force la Chine à s’ouvrir politiquement et économiquement. «Par une générosité dont sa politique séculaire offre peu d’exemples, et qui, pour cela même, doit paraître équivoque, [l’Angleterre] avait stipulé au profit de toutes les nations.» Auguste Haussmann est clair dès l’introduction de son ouvrage: l’altruisme britannique est douteux, il faut s’en affranchir en établissant avec la Chine des relations durables au nom du gouvernement français… C’est l’objet de la mission du ministre plénipotentiaire Lagréné, en 1844.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SdkFp3YurvI/AAAAAAAAAXs/1_vxT2ZoTcQ/s1600-h/Haussmann+int.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 252px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SdkFp3YurvI/AAAAAAAAAXs/1_vxT2ZoTcQ/s400/Haussmann+int.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321290651515399922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Auguste Haussmann rejoint en cours de route les membres du corps diplomatique. C’est un homme d’affaire alsacien, envoyé par la chambre de commerce de Mulhouse pour s’occuper de la partie économique et vanter les produits français. Plus spécialement, il représente l’industrie textile de sa région. Son ouvrage «Voyage en Chine, Cochinchine, Inde et Malaisie» est empreint de  beaucoup de rigueur et diffère des écrits de l’époque. Il s’agit plus de rendre compte avec précision de sa mission que de proposer rêve et évasion par le biais d’un récit exotique. Les anecdotes et le peu de descriptions ont toujours pour objectif d’illustrer ou de prouver les analyses de cet attaché commercial.&lt;br /&gt;En février 1844, il embarque sur «l’Archimède» commandé par le capitaine Pâris. Il s’agit, pour la petite histoire, du premier navire français à vapeur à doubler le cap de Bonne-Espérance. Après de longues et nombreuses escales, Haussmann arrive à Macao en août. Avec ses collègues, il expose les produits de l’industrie française à Macao et Canton… sans grand succès. C’est donc un homme d’affaire quelque peu désabusé qui arrive à Hong Kong, d'autant que dans le delta de la rivière des perles, le navire a échappé de justesse à une attaque de pirates.&lt;br /&gt;Il semble assez peu enclin à voir ce qui est positif autour de lui et sa description de la baie est vite expédiée. Pas d’émerveillement sur le spectacle qui s’offre à lui, mais ces remarques: «On lui [Hong Kong] reproche […] de laisser quelque prise à certains vents, vers la partie septentrionale, et, par contre, d’être trop encaissée au Sud par les montagnes, ce qui empêche la brise de Sud-Ouest de venir assainir l’air pendant la saison des grandes chaleurs.» L’expédition accoste et visite l’île. «En pénétrant dans l’intérieur, on rencontre une suite de collines arides et de petites vallées où croissent quelques arbres, de hautes herbes et des ignames. On aperçoit aussi, de temps en temps, des rizières arrosées par les nombreux ruisseaux qui descendent des montagnes, et qui ont fait donner à Hong Kong le nom beaucoup trop poétique d’île aux ruisseaux odorants. L’aspect général du pays est triste, sauvage, et sa surface fort inégale.»&lt;br /&gt;Auguste Haussmann remarque quelques beaux bâtiments dans la petite ville anglaise de Victoria, et souligne qu’on «apercevait des édifices en constructions, des rues qui s’alignaient à travers des quartiers naissants et qui portaient déjà les noms des principaux fonctionnaires de la colonie, rues larges, aérées, où l’on se trouve presque en Europe au milieu des Chinois». Le voyageur semble se laisser impressionner à mesure qu’il découvre le centre, de Queen’s road jusqu’au palais du gouverneur, mais la critique reprend le dessus rapidement au sujet de l’insalubrité du climat et des très nombreuses fièvres qui déciment la population.&lt;br /&gt;Plus longuement, l’homme d’affaire dresse le premier état des lieux économique de la colonie du point de vue français. Il explique que les ports chinois environnants envoient chaque mois «une soixantaine de gros bateaux marchands, qui y apportent [à Hong Kong] les vivres nécessaires aux habitants, et s’en retournent avec un petit chargement de long-cloths et d’autres produits de l’industrie européenne.» Le commerce du sel est important et Haussmann rappelle que c’est «un monopole très lucratif pour le gouvernement [chinois], et qu’il donnait lieu, depuis quelque temps, à une contrebande des plus actives. Les jonques qui l’apportent à Hong Kong, prennent en retour de l’opium et d’autres articles, qui se débitent dans les boutiques de la ville de Victoria.» Le spécialiste détaille ensuite quels produits viennent de telle ou telle région et s’interroge sur «le grand mystère» qui entoure le commerce avec les villes de Kit-Yeo et Haï-Yeo.&lt;br /&gt;L’Alsacien note que c’est le commerce d’escale qui a le plus d’importance à Hong Kong. Les Anglais ont donc su rendre leur port incontournable et ce, en quelques années. C’est une information importante pour la mission Lagrené et l’homme d’affaire se lance dans des énumérations de chiffres pour montrer à quel point ce commerce est essentiel pour la colonie britannique. Il analyse également les causes de cet établissement colonial : la décadence de Macao vient en premier lieu car, pour le Français, «si [Macao] eut été déclaré port libre en temps utile, les Anglais n’auraient sans doute jamais songé à aller habiter Hong Kong» ; suivent l’efficacité militaire des Anglais et le système administratif chinois déplorable, particulièrement celui des douanes.&lt;br /&gt;Tout en froideur, Auguste Haussmann ne prête guère attention à l’attrait de l’île et au spectacle qu’offre la colonie. Contrairement à ce que reconnaissent tous les voyageurs de passage après lui, «cette île n’est ni assez peuplée, ni assez fertile, ni assez convenablement située, pour pouvoir devenir un marché important». La suite lui donne tort a priori, mais il ajoute une précision utile qui fait peut-être de lui un habile visionnaire. Hong Kong ne se développera pas, «aussi longtemps que Canton et les quatre ports du Nord seront ouverts aux navires étrangers.» Et si l’histoire tourmentée de la Chine était la chance de la colonie britannique? C’est ce qu’avance Haussman en précisant: «Aujourd’hui [Hong Kong] n’est, en quelque sorte, que la sauvegarde des négociants européens établis en Chine, un lieu de refuge en cas de guerre, et un établissement militaire formidable» ; mais dans l’optique d’une brouille des relations sino-européennes, l’envoyé français voit déjà «la possession britannique se changer en un entrepôt considérable.»&lt;br /&gt;En guise de bilan, l’attaché commercial reconnaît finalement que «partout ici la main de l’homme a triomphé de la nature rebelle.» Et de finir sur cette note positive : «Hong Kong est le plus beau monument de gloire qu’ait pu s’ériger l’Angleterre commerçante et maritime!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources et crédits photographiques : Auguste HAUSSMANN, Voyage en Chine, Cochinchine, Inde et Malaisie, 3 volumes, 1848 ; Numa BROC, Dictionnaire illustré des explorateurs français du XIXe siècle, 1992.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Remerciements à M. Yves Azémar et son inépuisable librairie d'ouvrages anciens sur l'Asie, 89 Hollywood road - Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-600230921218105289?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/600230921218105289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=600230921218105289&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/600230921218105289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/600230921218105289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/04/1844-le-premier-homme-daffaire-francais.html' title='1844, le premier homme d’affaire français à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SdkFp3YurvI/AAAAAAAAAXs/1_vxT2ZoTcQ/s72-c/Haussmann+int.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1986317323378712454</id><published>2009-03-26T17:50:00.002+08:00</published><updated>2009-03-26T17:58:23.738+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Insolite'/><title type='text'>1975: "Bons baisers de Hong kong"!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Charlots à Hong Kong ! Aussi incongru que cela puisse paraître, les quatre humoristes français, véritables stars dans l’hexagone des années 1970, ont tourné un film dans la colonie britannique. Nanar ou navet selon les goûts, le résultat est un ovni cinématographique où Hong Kong est à la fête !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SctRfwc3S7I/AAAAAAAAAXU/f-fDacBfOHk/s1600-h/Bon+baisers+de+Hong+Kong.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 303px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SctRfwc3S7I/AAAAAAAAAXU/f-fDacBfOHk/s400/Bon+baisers+de+Hong+Kong.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317433391064763314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La reine d’Angleterre est enlevée. Emoi dans les plus hautes sphères du pouvoir britannique; il faut la retrouver avant que l’affaire ne s’ébruite! Le chef des services secrets de Sa Majesté ne peut plus compter sur personne depuis la mort de son meilleur agent; il appelle donc son homologue français. Celui-ci, vexé de devoir aider la perfide Albion met les Charlots sur l’affaire. C’est le début d’une rocambolesque et lourdingue parodie de James bond, avec notamment un générique dans le plus pur style années 70. Les retournements de situations absurdes s’éloignent ensuite de l’intention de départ pour laisser le champ libre aux pitreries des Charlots.&lt;br /&gt;Le film est produit par Christian Fechner, un habitué des collaborations avec les Charlots et des comédies franchouillardes. On lui doit notamment, pour ce qui est de ses productions humoristiques, «La soupe aux choux» et «les Bidasses s’en vont en guerre», «La course à l’échalote» et «Marche à l’ombre», mais aussi «L’aile ou la cuisse» ou «Papy fait de la résistance» : autant dire des monuments cinématographiques de la culture populaire française des années 70-80! Il signe le scénario avec Yvan Chiffre, jusqu’alors acteur de second rôle et cascadeur, qui se voit également confié sa première réalisation. Le metteur en scène et le producteur ne lésinent pas sur les moyens : carambolages de voitures (avec les cascades de l’incontournable Rémy Julienne), explosions, effondrement de maison, prise de vue à Londres, Paris, Madrid et Hong Kong, tout y passe pour donner de l’envergure à ce pastiche.&lt;br /&gt;«Bon baisers de Hong Kong» s’offre même Mickey Rooney, véritable star de l’humour potache outre-atlantique (et aujourd’hui l’un des rares survivants du cinéma muet, fort de ses 322 films…). L’acteur y joue le rôle du forcené amoureux qui enlève la reine. Le reste de la distribution comporte également quelques surprises : Léon Zitrone en agent pas très secret, André Pousse, Jacques Marin, Philippe Castelli côté français. Jeanne Manson ou encore le très «british» David Tomlinson («Mary Poppins», «The fiendish plot of Dr Fu Manchu»…) sont également de la partie, sans oublier l’incroyable Victor Israel. Enfin, Bernard Lee et Lois Maxwell reprennent leurs rôles de M (le patron de James Bond) et de Miss Monneypenny, le temps de s’en moquer…&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SctRfxauPCI/AAAAAAAAAXc/2ZS-ZI_Bo-U/s1600-h/bons+baisers+de+HK+%28allemand%29.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 289px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SctRfxauPCI/AAAAAAAAAXc/2ZS-ZI_Bo-U/s400/bons+baisers+de+HK+%28allemand%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317433391324216354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Paul Clerc-Renaud, installé depuis longtemps à Hong Kong et aujourd’hui directeur du groupe Fargo, était de passage dans la colonie britannique pendant le tournage du film, en 1975. «A cette époque, je ne travaillais pas encore en lien avec Pathé-Overseas et Georges Le Bigot, se souvient l’homme d’affaire, mais je venais à Hong Kong pour ma société». Le tournage sur place n’a pas été de tout repos et, «il y a eu quelques coups de théâtre dont je n’ai jamais eu le fin mot». D’autres sources racontent que l’un des associés chinois aurait été  poignardé dans le hall du Hilton ou encore que la jeune actrice chinoise aurait été enlevée pendant un temps par la mafia… De sombres histoires où plane l’ombre de Triades, mais l’équipe française a toujours été scrupuleusement tenue à l’écart.&lt;br /&gt;Le tournage se poursuit tant bien que mal à Hong Kong, et la délirante histoire continue. Les Charlots trouvent en une femme de ménage française, un sosie de la reine idéal pour la remplacer lors de sa visite officielle à Hong Kong. Ils l’accompagnent et c’est l’occasion de balader la caméra dans les rues de Kowloon ou encore vers Aberdeen, à une époque où il n’a pas un seul immeuble moderne et où les sampans règnent encore en maître. «Pour les images de la visite officielle, il y a une anecdote savoureuse!, se réjouit encore Paul Clerc-Renaud. La société Pathé-Overseas s’était faite passer pour la société Pathé-News et avait filmé la véritable visite de la vraie reine, très peu de temps auparavant… Ils ont réutilisé les images pour les intégrer au film!». Huguette Funfrock, le sosie lyonnais de la reine, s’occupe du reste…&lt;br /&gt;Pour les scènes à Hong Kong, la société Salon Film officiait comme équipementier, sous le patronage du francophile Charles Wang. Son frère, Fred, ajoute: «la rumeur veut que le film aurait été montré à la reine Elizabeth. En tout cas, l’administration de Buckingham avait demandé à en avoir une copie, mais il n’y a jamais eu de retour!» Un film de toutes les surprises, jusqu’à la fin… la toute fin même, lorsqu’on apprend dans le générique que Bézu (celui de «la queue leu leu»…) était l’attaché de presse!&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SctRgNTPo7I/AAAAAAAAAXk/yFT_jkZ-DZ8/s1600-h/P1000621.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SctRgNTPo7I/AAAAAAAAAXk/yFT_jkZ-DZ8/s400/P1000621.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317433398809043890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Rinaldi, Fechner (le frère du producteur), Filipelli et Sarrus semblent avoir pris du bon temps sur place: «Ils étaient à l’hôtel Mandarin…, reprend Paul Clerc-Renaud. Avec les ennuis sur le tournage, il y a eu une période de relâchement. Ils faisaient la fête le soir, et il était difficile de les lever le matin!». Jean Sarrus, dans ses mémoires, révèle que le voyage a surtout été l’occasion d’expérimenter les mythiques fumeries d’opium… Fred Wang se souvient:  «Le film n’a pas été un gros succès à Hong Kong, mais il a été bien reçu». C’est aujourd’hui un incontournable nanar du cinéma français des années 70, et l’un des rares, peut-être le seul, à avoir été tourné loin hors de France. Et pour les amoureux de Hong Kong, c’est une visite inattendue par de drôles de guides.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Sources : www.imdb.com; http://www.nanarland.com; www.lescharlots.com; remerciements à M. Paul Clerc-Renaud et M. Fred Wang, pour le temps qu’ils nous ont consacré et leurs précieux renseignements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crédits photographiques: www.nanarland.com (affiches française et allemande du film); collection particulière (l'avion miniature qui sert lors de la scène finale du film est toujours en bonne place dans les bureaux de la société hongkongaise Salon Film).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1986317323378712454?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1986317323378712454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1986317323378712454&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1986317323378712454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1986317323378712454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/03/1975-bons-baisers-de-hong-kong.html' title='1975: &quot;Bons baisers de Hong kong&quot;!'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SctRfwc3S7I/AAAAAAAAAXU/f-fDacBfOHk/s72-c/Bon+baisers+de+Hong+Kong.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-6018882691583826092</id><published>2009-03-19T23:52:00.003+08:00</published><updated>2009-03-20T00:56:32.951+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Léon Rousset, témoin du typhon de 1874</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;De passage à Hong Kong après six années en poste à Fou-Tchéou, en Chine, le professeur Léon Rousset est témoin d’un terrible typhon dans la colonie britannique. Il raconte l’épouvantable nuit du 22 au 23 septembre 1874.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léon Rousset est professeur de sciences. En 1868, il est nommé à l’arsenal de Fou-Tchéou, nouvellement créé par les Français à la demande du gouvernement chinois. Il reste six ans en poste, mais voyage peu alentour. Sa mission terminée, décoré du titre de «mandarin de 4e rang au bouton bleu», il décide d’arpenter plus attentivement ce pays qui le passionne. Il consacre l’année 1874 à ce périple, rapportant de précieuses chroniques, des récits détaillés… et une admiration sincère pour la civilisation chinoise.  En septembre 1874, il arrive à Hong Kong, dernière étape avant de repartir en Europe.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ScJ4na50eeI/AAAAAAAAAW0/yNDrIi5rtNE/s1600-h/L%C3%A9on+Rousset.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 265px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ScJ4na50eeI/AAAAAAAAAW0/yNDrIi5rtNE/s400/L%C3%A9on+Rousset.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314943128882674146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le 26 septembre, il écrit à son père: «A l’heure où je vous écris, Hong Kong tout entier est dans la désolation. Un typhon épouvantable, tel qu’aucun des plus vieux habitants de la colonie de se rappelle en avoir jamais vu s’est abattu sur elle dans la nuit du 22 au 23.» Léon Rousset entame alors le récit du drame. Le voyageur rapporte que dans la matinée du 22, le paquebot des Messageries Maritimes «Ava» est arrivé dans le port de Hong Kong avec un temps magnifique. Son équipage dit avoir essuyé une terrible tempête après Saigon, mais le dépouillement de la malle offre assez de distraction pour qu’on ne s’en préoccupe plus. L’enseignant passe sa journée à la bibliothèque et, en sortant, rencontre «un vent un peu frais, mais rien [d’]alarmant».&lt;br /&gt;Quelques marins expérimentés conseillent de chercher des mouillages plus sûrs et vers 18h, le ciel se couvre de nuages noirs. Le vent souffle, mais là encore, rien d’anormal pour la saison. On s’attend tout au plus à une bonne tempête et la vie suit son cours. «Mais à minuit, je fus réveillé brusquement par une sensation extraordinaire : il m’avait semblé remuer comme sur un bateau.»&lt;br /&gt;«A peine ai-je ouvert les yeux que le bruit des rafales qui soufflent au dehors me donnent rapidement la clef du phénomène. Le vent était tellement fort qu’il faisait osciller la maison sur sa base en lui donnant une sorte de mouvement de roulis». Léon Rousset décrit la tourmente sinistre des bruits autour de lui, la rage incroyable des violentes rafales. «A chacun de ses assauts, on entendait le craquement des arbres qui se brisaient ; des débris de tuiles ou de platras arrachés par le vent roulaient sur le toit et allaient se briser dans la rue avec un bruit strident. La maison, remuée jusque dans ses fondations, semblait, soulevée par la tempête, vouloir prendre son essor […]. Enfin, du lointain arrivait un bruit sourd et continu : c’était le mugissement de la mer.»&lt;br /&gt;Léon Rousser s’habille et se tient prêt à évacuer la maison au moindre signe d’effondrement. Les heures sont longues. «Je n’oubliais mes propres inquiétudes que pour songer avec angoisses aux souffrances des malheureux qui se trouvaient en ce moment sur mer ou en rade.» Il se lance dans la description précise du naufrage qu’il imagine. A 2h30, ont lieu les rafales les plus violentes, qui brisent deux des cadrans de l’horloge publique et en arrêtent le mouvement. Vaincu par la fatigue, le voyageur sombre vers 4h du matin, pour émerger vers 7h dans un spectacle de désolation. «Je ne pourrai plus entendre mugir le vent sans me rappeler cette nuit terrible».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ScJ4oacH-4I/AAAAAAAAAXE/QddgNxMeKPw/s1600-h/Rousset3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 254px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ScJ4oacH-4I/AAAAAAAAAXE/QddgNxMeKPw/s400/Rousset3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314943145937992578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les chemins sont à peine praticables à pied, jonchés de débris en tout genre. Et à mesure que Léon Rousset s’approche de la mer, la scène empire. Des épaves de navires ont été apportées par la mer déchaînée plus de cinquante mètres à l’intérieur des rues. «Tout le rivage était auparavant bordé d’un mur de quai construit de gros blocs de granit liés ensemble par des agrafes de fer et reposant sur un lit de béton de plus d’un mètre d’épaisseur. Derrière ce mur, il y avait un quai large de sept à huit mètres, élevé d’environ un mètre à un mètre cinquante au-dessus du niveau de la haute mer ; c’était ce qu’on appelait la Praya. Elle était bordée de l’autre côté par des maisons au rez-de-chaussée desquelles se trouvaient des arcades supportées par des piliers en maçonnerie comme celles de la rue de Rivoli […]. Eh bien! Après le typhon, à la place de la Praya, on ne voyait plus qu’un qu’une plage inclinée, encombrée par des blocs de pierre immenses, transportés jusqu’au pied des maisons ; ce sont les restes du mur de quai actuellement disparu. Les flots eux-mêmes sont venus battre les maisons jusqu’à une hauteur de quatre pieds». Ici et là, les mâts des navires coulés sortent encore de l’eau, des centaines de jonques éventrées laissent échapper leurs chargements et de rares bateaux, plus résistants, restent à flot, mais dans un état pitoyable. «De l’autre côté de la Praya, plusieurs maisons se sont entièrement écroulées, ensevelissant leurs habitants sous les décombres».&lt;br /&gt;«C’est une ruine pour la colonie,» et quelques jours après la catastrophe, «le spectacle de la Praya était [encore] effrayant : on n’y pouvait faire deux pas sans rencontrer des cadavres que la mer venait d’y déposer.» Les habitants sont immédiatement à pied d’œuvre pour panser les plaies de la ville. Le Français décrit une population morne, travaillant «silencieusement à réparer le mal». Le séjour de l’enseignant se termine sur cet épisode tragique.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ScJ4ootCNsI/AAAAAAAAAXM/9t3LUIOKtSw/s1600-h/Rousset1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 236px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ScJ4ootCNsI/AAAAAAAAAXM/9t3LUIOKtSw/s400/Rousset1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314943149767014082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Léon Rousset devient membre de la Société de géographie de Paris à son retour. Il multiplie les conférences et les interventions sur la Chine, assurant même un cours sur le sujet à l’Ecole libre des sciences politiques. Fort de son expérience et de sa passion, il prône un rapprochement franco-chinois pour contrecarrer l’influence anglaise ou russe. En 1878, paraît son ouvrage «A travers la Chine», sorte de résumé de ses pérégrinations. L’influence de l’auteur sur ses contemporains est grande, et sa vision de la Chine marque durablement les esprits curieux de France ; particulièrement un certain Jules Verne, qui s’inspire de ses descriptions et le cite dans « Les tribulations d’une Chinois en Chine » (1879).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources et crédits photographiques : Léon ROUSSET, A travers la Chine, Hachette, 1878 ; Numa BROC, Dictionnaire illustré des explorateurs français du XIXe siècle, 1992.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remerciements à M. Yves Azémar et son inépuisable librairie d'ouvrages anciens sur l'Asie, 89 Hollywood road - Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-6018882691583826092?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/6018882691583826092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=6018882691583826092&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/6018882691583826092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/6018882691583826092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/03/leon-rousset-temoin-du-typhon-de-1874.html' title='Léon Rousset, témoin du typhon de 1874'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/ScJ4na50eeI/AAAAAAAAAW0/yNDrIi5rtNE/s72-c/L%C3%A9on+Rousset.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-3913815946512419609</id><published>2009-03-09T02:22:00.003+08:00</published><updated>2009-03-09T02:29:37.816+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Religion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1942-1964'/><title type='text'>Le Père Vircondelet, 50 ans d’apostolat à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;De 1920 à 1970, le Père Vircondelet des Missions Etrangères de Paris (MEP) a vu Hong Kong évoluer et connaître des fortunes diverses au gré d’une Histoire mouvementée. Sa vie au service des Missions est aussi une vie hong kongaise où le sacerdoce se confond avec une passion sans faille pour la colonie britannique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léon Vircondelet est né en 1890 à Vesoul. A 18 ans, il entre au séminaire des Missions Etrangères, mais la Grande Guerre retarde son ordination. Il est mobilisé et reçoit la gestion d’un hôpital dans les Vosges. En 1919, c’est comme lieutenant qu’il reprend sa place au séminaire. Il est alors ordonné prêtre et immédiatement envoyé à Canton. L’aventure asiatique commence : un long parcours oriental de cinquante ans, avec Hong Kong comme point d’attache.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SbQNNUHqBzI/AAAAAAAAAWs/8FgcxPz5KKI/s1600-h/Vircondelet.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 308px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SbQNNUHqBzI/AAAAAAAAAWs/8FgcxPz5KKI/s400/Vircondelet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310884382966941490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Rapidement repéré pour ses nombreuses qualités de gestionnaire, le missionnaire est nommé dans la colonie britannique en 1921 en tant qu’assistant procureur. C’est un discret mais efficace administrateur. Il entreprend notamment, à cette époque, de faire bâtir une école chinoise et un hôpital (Sainte-Thérèse) à l’emplacement d’une vaste filature de coton rachetée par le Père Robert.&lt;br /&gt;En 1934, il assure l’intérim lors d’une vacances à la procure de Saigon. Il montre ainsi l’étendue de ses capacités et, l’année suivante, il est désigné procureur général en Extrême-Orient. Léon Vircondelet est à la fois le dernier procureur général des MEP de Hong Kong, à partir de 1935, et le premier économe général, à partir de 1950, les Missions Etrangères se réorganisant après la guerre autour de nouvelles fonctions.&lt;br /&gt;Formé par le &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/08/le-pre-robert-prtre-financier-et.html"&gt;Père Robert&lt;/a&gt; (l’excellent financier qui a tant fait fructifier les biens des MEP à Hong Kong), le Père Vircondelet gère avec adresse toutes les affaires d’argent jusqu’en 1960. Non sans mal, car la période est autrement plus difficile. Occupation japonaise, montée du communisme, contexte d’insécurité et d’instabilité… c’est lui qui organise donc la vente de beaucoup de propriétés au gouvernement de Hong Kong, en particulier la Procure en 1953 (maintenant la cour d’appel final) et Nazareth en 1954. Des choix certainement critiquables aujourd’hui, mais que le contexte de l’époque explique.&lt;br /&gt;C’est particulièrement pendant la Seconde guerre mondiale et la période de l’Occupation japonaise, que le Père Vircondelet s’illustre. Toujours réactif, l’homme s’engage dès le début en faveur de la &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/la-france-libre-hong-kong.html"&gt;France Libre&lt;/a&gt;, sans pour autant prendre les armes. Les échanges entre l’Ambassade de France à Pékin et le gouvernement général d’Indochine sont clairs à ce sujet, et montrent que les Japonais se plaignent de «la compromission active de plusieurs Français notables dans la direction de la propagande anglo-gaulliste à Hong Kong». Le Père Vircondelet est en tête de liste.&lt;br /&gt;Le missionnaire parvient à sauvegarder les intérêts des religieux, évite les pillages (notamment de l’imprimerie de Nazareth) et vient en aide à de nombreux Français. Il semble que ce soit lui qui récupère certains biens ou archives de particuliers et de sociétés (c’est attesté pour la Société des Charbonnages du Tonkin et le Consulat de France). Il entretient des liens amicaux étroits avec &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/la-rsistance-passive-du-consul-reynaud.html"&gt;Louis Reynaud, le consul général&lt;/a&gt;. A la mort du diplomate, en 1943, le Père Vircondelet s’installe même dans les locaux consulaires de manière à les protéger du pillage et à faire perdurer une présence symbolique.&lt;br /&gt;Beaucoup de bâtiments du centre-ville gérés par les Missions sont détruits ou endommagés pendant les hostilités. Le prêtre entreprend dès 1945 de les faire rénover et moderniser. Il organise ensuite des festivités remarquées pour le centenaire de la présence des &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/1848-les-soeurs-de-saint-paul-de.html"&gt;sœurs de Saint-Paul&lt;/a&gt;, en 1948. La même année, il est décoré de la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur, pour l’ensemble de son action pendant la guerre.&lt;br /&gt;Fatigué, il démissionne en 1960. Le Supérieur général Maurice Quéguiner lui exprime alors : «au nom de toute la Société et en mon nom personnel, la profonde et affectueuse gratitude de tous, pour tous les services rendus durant toute une vie de missionnaire et singulièrement comme économe général pendant vingt-cinq ans, avec un dévouement et une générosité jamais démentie».&lt;br /&gt;C’est encore et toujours à Hong Kong que le Père Vircondelet choisit de passer une retraite active. Il y reste encore dix ans. Le prêtre quitte la colonie britannique en 1970, après cinquante ans de présence. Il se retire au sanatorium de Montbeton en France, où il s’éteint en novembre 1973.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Archives des Missions Etrangères de Paris ; Archives du ministère des Affaires Etrangères de Nantes. Crédit photographique : Archives des Missions Etrangères de Paris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-3913815946512419609?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/3913815946512419609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=3913815946512419609&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/3913815946512419609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/3913815946512419609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/03/le-pere-vircondelet-50-ans-dapostolat.html' title='Le Père Vircondelet, 50 ans d’apostolat à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SbQNNUHqBzI/AAAAAAAAAWs/8FgcxPz5KKI/s72-c/Vircondelet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1060250851076247271</id><published>2009-03-05T00:46:00.002+08:00</published><updated>2009-03-05T00:46:00.217+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>La contrefaçon, déjà un problème en 1876 !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La copie frauduleuse de produits de luxe n’est pas une nouveauté ! D’une actualité criante aujourd’hui, la contrefaçon est déjà au centre des préoccupations commerciales il y a plus de 130 ans. Et Hong Kong, une plaque tournante du trafic en Asie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;«Monsieur, vous n’ignorez pas que la contrefaçon des produits français à l’étranger a pris, depuis quelques années, un développement considérable». C’est en ces termes que le ministre des Affaires Etrangères Louis Decazes s’adresse à tous les postes diplomatiques, le 23 mars 1876. «Cet état de choses, si préjudiciable à notre industrie nationale, a, en partie, pour cause l’ignorance où se trouve l’acheteur, de la véritable marque adoptée par le fabricant pour permettre de constater l’authenticité de son produit.»&lt;br /&gt;La Direction des Consulats et des Affaires commerciales espère trouver une parade avec le concours «de diverses chambres de commerce et l’approbation de M. le Ministre de l’Agriculture et du Commerce». L’idée est de «réunir dans un recueil spécial destiné à la plus grande publicité, les marques de fabriques françaises». Cet ouvrage est envoyé à toutes les ambassades et consulats pour être mis à disposition du public. Tous «les signes distinctifs et authentiques des produits nationaux» sont répertoriés et le guide est appelé à être enrichi et réédité tous les ans.&lt;br /&gt;«En fournissant aux consommateurs les moyens de reconnaître la sincérité des produits qui leur sont livrés, il pourra contribuer à protéger notre industrie contre les contrefaçons dont elle est trop souvent victime à l’étranger». Il semble toutefois que ce recueil ne soit pas la solution miracle au problème.&lt;br /&gt;En octobre 1887, de nouveaux courriers sont échangés à ce propos ; cette fois, la colonie britannique de Hong Kong est tout particulièrement visée. Selon les autorités françaises, c’est un grand centre de transit, voire de fabrication, de contrefaçons en Asie. Le sujet revient de manière récurrente dans les préoccupations consulaires, tout le long de l’histoire du poste, et la croissance du phénomène est toujours soulignée…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires Etrangères, Nantes.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1060250851076247271?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1060250851076247271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1060250851076247271&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1060250851076247271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1060250851076247271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/03/la-contrefacon-deja-un-probleme-en-1876.html' title='La contrefaçon, déjà un problème en 1876 !'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-4702399356474898168</id><published>2009-03-02T16:31:00.005+08:00</published><updated>2009-03-02T16:50:47.719+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><title type='text'>La vie ordinaire d’un petit Français de Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Faire l’histoire de la communauté française à Hong Kong depuis 160 ans… c’est aussi s’intéresser à ceux qui s’y trouvent ballottés au gré des pérégrinations parentales. Les enfants ne laissent pas d’archives et les institutions s’intéressent peu à eux. Un témoignage, à la fois anodin et révélateur d’une époque, permet de mettre en lumière le quotidien d’une tête blonde catapultée en Extrême-Orient.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Suite à la publication de notre article sur &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/1964-une-cole-franaise-laque-ouvre-ses.html"&gt;l’histoire de l’école française à Hong Kong&lt;/a&gt;, un courriel est arrivé disant en substance, «le petit garçon au premier plan sur la photo… c’est moi!». Mathieu Bringer a passé quatre ans à Hong Kong, de 1980 à 1984. «Mon père travaillait pour une entreprise hollandaise de textile, se souvient-il. Il dirigeait des centrales d’achat et nous voyagions beaucoup, d’Afrique du Sud aux USA, etc.» Ainsi habitués à l’expatriation, Mathieu, ses deux frères, sa sœur et leurs parents, débarquent dans la colonie britannique en 1980. Le jeune garçon a 7 ans ; il est inscrit à l’école française, alors située dans l’ancien hôpital militaire de Borrett road. Commence alors une nouvelle vie trépidante.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SaudCHVkRRI/AAAAAAAAAWk/H2mDWA3mzmU/s1600-h/MatHongKong4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 290px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SaudCHVkRRI/AAAAAAAAAWk/H2mDWA3mzmU/s400/MatHongKong4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308509245441066258" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La famille s’installe à Chung Hom Kok, non loin de Repulse bay. «J’y suis revenu il y a cinq ans, c’est fous comme tout à changé… Ce n’est pourtant pas si loin!». Et de raconter l’interminable trajet en bus pour aller à l’école, les terrains vagues aujourd’hui devenus grandes propriétés. «Je garde des impressions plus que des souvenirs précis. Par exemple, je jouais tous les samedis matin au foot sur le Peak… et j’ai l’image de nos parties qui se déroulaient dans la brume plus de la moitié de l’année!» Mathieu évoque encore les typhons et les toutes les fenêtres scotchées de sa maison, ou les discussions de cours de récréation sur les serpents de l’école : «Il y avait la forêt tout autour de l’établissement ; évidemment on nous interdisait d’y aller… et on nous faisait peur avec les serpents qui étaient sensés roder dans les parages». Le jeune homme se remémore également les trajets en Star Ferry pour aller au cours de Judo, «avec la drôle de machine qui avalait les pièces». Plus de 25 ans après, certains lieux restent incontournables pour les enfants : «Comment pourrais-je oublier Ocean park! Et le restaurant flottant d’Aberdeen, le tournoi de rugby à sept…»&lt;br /&gt;Plus précis sont les souvenirs du passage du navire-école de la Marine française, &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/la-jeanne-darc-hong-kong.html"&gt;la Jeanne d’Arc&lt;/a&gt;. «Mon oncle était le second de ce navire (il s’agit aujourd’hui du vice-Amiral Teule). Nous avions eu le droit à une visite personnalisée, précise Mathieu Bringer, et nous avions mangé dans le mess des officiers. Vous imaginez l’effet sur un gosse de huit ans!». Autre événement resté en mémoire, un exceptionnel voyage en Chine. «Mes parents ont mis deux ans à obtenir le visa. Je me souviens très bien de marées de vélos et d’hommes en uniformes avec les casquettes!».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SaudCOwsBJI/AAAAAAAAAWc/uaqqylV8Xn4/s1600-h/MatHongKong5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 283px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SaudCOwsBJI/AAAAAAAAAWc/uaqqylV8Xn4/s400/MatHongKong5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308509247433868434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le père de Mathieu s’est investi dans la vie de la communauté française. «Il faisait parti du comité exécutif de l’école au moment où le déménagement vers Jardines était en préparation.» La famille Bringer a quitté Hong Kong avant le changement effectif d’établissement, mais «mon père raconte qu’il y avait, par exemple, tout un débat autour de la climatisation. Paris refusait cet aménagement qui était considéré comme un luxe, rapporte Mathieu Bringer. Lorsqu’une délégation de l’agence parisienne est venue en visite pour évaluer le projet, le comité exécutif l’a accueillie dans une salle sans climatisation! C’était en pleine saison chaude, il faisait une moiteur incroyable… A la fin de la réunion, tout le monde était d’avis que l’investissement était nécessaire.»&lt;br /&gt;Après quatre ans passés à Hong Kong, Mathieu suit sa famille en Belgique pour une installation plus durable. «J’ai fait mes études entre la France et la Belgique, raconte le jeune homme. J’ai suivi une formation d’ingénieur et je suis parti sur une thèse en astrophysique». L’Asie est restée ancrée dans l’esprit du garçon qu’il était. «J’ai fait mon possible pour repartir. Ce n’est pas un hasard si, ensuite, je suis devenu VSN à Hanoi!, explique Mathieu Bringer. Ce fut également une excellente expérience ; je m’occupais de coopération scientifique.» Et le voyageur d’enchaîner sur une année sabbatique avec un camarade, pour faire un demi-tour du monde, de Hanoi à Paris, sur de vieilles motos russes.&lt;br /&gt;«Maintenant je suis conseiller en propriété industrielle, et dans quelques semaines, je pars à Shanghai pour occuper un nouveau poste.» Pour Mathieu, cette destination n’est pas anodine non plus. «Je crois que mon expérience hongkongaise a vraiment été importante, analyse celui qui était alors un petit enfant de 8 ans. C’était à un âge où l’on découvre plus attentivement notre environnement, où l’on est plus réceptif… et je suis marqué pour toujours par la découverte de Hong Kong! Même s’ils sont très diffus, j’ai des souvenirs et des impressions fantastiques.»&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : remerciements à M. Mathieu Bringer pour son précieux témoignage.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédits photographiques : archives privées.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-4702399356474898168?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/4702399356474898168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=4702399356474898168&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/4702399356474898168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/4702399356474898168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/03/la-vie-ordinaire-dun-petit-francais-de.html' title='La vie ordinaire d’un petit Français de Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SaudCHVkRRI/AAAAAAAAAWk/H2mDWA3mzmU/s72-c/MatHongKong4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-7371983924511653831</id><published>2009-02-26T01:52:00.001+08:00</published><updated>2009-02-26T01:52:01.009+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><title type='text'>1932, le plaidoyer du consul pour un consulat général à Hong Kong !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La demande d’élévation du poste consulaire de Hong Kong de consulat à consulat général est récurrente à partir du début du siècle. En 1932, le consul expose un argumentaire détaillé, riche en informations sur l’état de la colonie et sur la présence française à l’époque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La transformation d’un poste diplomatique de consulat à consulat général n’est jamais une décision prise à la légère, et il s’agit toujours d’une affaire suivie de près par les Etats concernés. Le pays qui décide d’ouvrir une telle représentation montre ainsi son intérêt pour la ville et sa volonté de développer les relations ; le pays d’accueil y voit une marque de reconnaissance… Il y a également un intérêt personnel et financier pour le consul affecté à une telle fonction. Les émoluments sont plus élevés dans un consulat général et du point de vue carrière, il est mieux pour un consul général d’obtenir un poste éponyme plutôt qu’un simple consulat.&lt;br /&gt;Georges Dufaure de la Prade est dans ce cas, en 1932. Ce diplomate d’une cinquantaine d’années, ancien élève de l’Ecole des langues orientales vivantes, occupe des postes dans la région depuis 27 ans. Il a commencé à Séoul comme élève interprète, et gravit lentement mais sûrement les échelons de la carrière diplomatique : Canton, Hoi-How, Shanghai, Fou-Tchéou, Amoy, puis à nouveau Canton. Il est élevé au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur en 1923 puis nommé consul général le 25 octobre 1930. A cette occasion, il est envoyé à Hong Kong, mais ce poste n’est qu’un consulat… et il ne touche donc pas tous les bénéfices de son nouveau grade administratif.&lt;br /&gt;L’un de ses prédécesseurs, Gaston-Ernest Liebert (resté en poste 15 ans entre 1901 et 1916) avait multiplié les demandes de transformation du poste, en vain. Georges Dufaure de la Prade ne tarde pas lui aussi à se fendre d’une longue lettre, adressée «au ministre de France en Chine», l’équivalent de l’ambassadeur avant que les relations diplomatiques ne soient normalisées avec ce pays. Pour justifier l’importance de son poste, il dresse un précieux état des lieux de la colonie, de la communauté française et des intérêts de la France.&lt;br /&gt;L’élévation du poste s’impose «tout d’abord en raison de l’importance de la colonie britannique à Hong Kong au point de vue économique et politique». Le consul général détaille longuement, avec force chiffres, les atouts de l’île. Base navale stratégique, carrefour commercial, centre politique, tout y passe pour donner à Hong Kong toute son importance. Le diplomate, qu’on sait féru de poésie, mêle souvent quelques envolées lyriques à sa prose consulaire ; il explique par exemple que Hong Kong est une terre d’asile et «constitue le hâvre par excellence, aussi accueillant aux navires qu’aux rescapés des tempêtes politiques qui sévissent sur le territoire voisin plus souvent que les typhons sur les mers de Chine ; faisant suite à un passé brillant et à avenir plus terne, plus terne uniquement parce qu’une éclipse de soleil obscurcit momentanément le firmament tout entier, déjà, s’entrouvrent, à l’horizon, lumineuses et infinies, les perspectives d’un avenir incomparable.»&lt;br /&gt;Dufaure de la Prade est également un analyste pertinent. Sa vision du futur de Hong Kong est troublante d’actualité: «Aussitôt que la crise mondiale sera passée, et au fur et à mesure que la Chine se libérera des entraves […], et que les commerçants avisés chinois et étrangers, y fixeront, à l’abri des exactions et des désordres, le siège de leurs affaires, Hong Kong jouera un rôle décidément prépondérant en Extrême-Orient». D’ailleurs, il s’agit déjà à l’époque du 5e port de commerce au monde. Et le consul de renchérir à ce propos: «ses rivaux, New york, Hambourg, Anvers, Londres, et des ports moins importants comme Trieste ou Alexandrie sont tous dotés de consulats généraux français.»&lt;br /&gt;Les intérêts de la France sont nombreux et méritent d’être mieux défendu selon le diplomate. Du point de vue démographique, il démontre qu’en faisant abstraction des Chinois et des Anglais qui sont chez eux, les Français sont la quatrième communauté derrière les Japonais, les Portugais et les Américains, «avec 227 personnes plus 78 Annamites.»&lt;br /&gt;Pour ce qui concerne les affaires, «nous sommes les seuls, avec les Japonais, les Hollandais et les Américains à posséder des établissements de crédit». Et de citer la banque d’Indochine et la banque franco-chinoise pour l’industrie. «La Banque d’Indochine a su s’assurer une position de 1er ordre puisqu’elle est la 4e banque […] immédiatement après les trois banques anglaises de la place.» Deux lignes maritimes sont installées et les liaisons sont nombreuses avec l’Indochine, conférant à la France le 3e rang dans les mouvements commerciaux, et un 1/10 du chiffre global des transactions commerciales.&lt;br /&gt;«Au point de vue moral, l’influence française s’exerce» à travers une longue liste d’institutions. «Un hôpital connu de la population uniquement sous la désignation de French hospital» vient en tête de l’énumération. Pensionnat, orphelinat, œuvres diverses des sœurs de Saint-Paul de Chartres, procure générale des Missions étrangères (avec son imprimerie et son sanatorium), collèges des Frères de la Doctrine Chrétienne… tout est ensuite passé en revue. Le consul se targue également «d’une bibliothèque de prêts de livres […] dans les bureaux du consulat avec près de 3000 volumes».&lt;br /&gt;Dufaure de la Prade insiste sur un fait important. Le consulat de Hong Kong est une interface entre l’Indochine colonisée, la Chine est pleine ébullition et la base de la présence britannique dans la région. Les échantillons des produits de la colonie sont distribués à Hong Kong via le consulat, les Annamites révolutionnaires exilés sont surveillés, etc.&lt;br /&gt;Pour enfoncer le clou, le consul part dans une série de remarques générales. «Toutes les grandes Nations, sauf l’Allemagne et la France, ont ici des consulats généraux» et il ajoute que les consuls généraux sont mieux considérés et traités par les autorités coloniales, «ils jouissent d’une plus grande faveur que les simples consuls». Et puis, «ici, passent en transit, de hauts fonctionnaires […], de hautes personnalités» que le consul aimerait recevoir avec une position digne de ce nom. Le problème financier est enfin abordé avec les réceptions et la tenue du rang «puisque, de toute vraisemblance, l’indemnité de fonctions se trouverait légèrement relevée.»&lt;br /&gt;Malgré ces justifications, Dufaure de la Prade quitte son poste en 1934 sans avoir gain de cause pour la colonie britannique. Il est muté à Milan, et devient ministre plénipotentiaire avant d’être envoyé à Kaboul où il termine sa carrière. Avant la Seconde guerre mondiale, le poste n’a toujours pas changé de dénomination. Dans l’état  actuel des recherches, il est supposé que le retour de la présence diplomatique française à Hong Kong, en 1946, est l’occasion du passage de consulat à consulat général.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : archives du ministère des affaires étrangères de Nantes.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-7371983924511653831?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/7371983924511653831/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=7371983924511653831&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/7371983924511653831'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/7371983924511653831'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/02/1932-le-plaidoyer-du-consul-pour-un.html' title='1932, le plaidoyer du consul pour un consulat général à Hong Kong !'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1020128263519990841</id><published>2009-02-19T08:25:00.006+08:00</published><updated>2009-02-19T08:25:00.475+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>«Première vision de Chine» de Victor Segalen</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;De 1909 à 1913, Victor Segalen effectue le premier de ses trois séjours en Chine. Parti pour perfectionner sa connaissance de la langue chinoise, il saisit l’occasion dont il rêvait de s’établir dans le pays en acceptant en janvier 1911 un poste de professeur à l’Ecole de médecine de Tiensin. Il ne retournera en France qu’en juillet 1913.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 25 avril 1909, Victor Segalen s’embarque à Marseille pour la Chine à bord du «Sydney». Il laisse en France sa femme, Yvonne («Mavone») et leur fils Yvon, né en 1906, qui  le rejoindront plus tard. Depuis 1908, Segalen s’est mis à l’étude du chinois et, reçu à son examen d’élève-interprête de la Marine, obtient une nomination en Chine pour se perfectionner dans l’étude de la langue chinoise. Tout au long de la traversée, il adresse à Mavone de nombreuses lettres mêlant impressions, descriptions et conseils pratiques pour son voyage prochain.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZvhhMfsjrI/AAAAAAAAAWU/_-rs6lfUkx0/s1600-h/segalen.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZvhhMfsjrI/AAAAAAAAAWU/_-rs6lfUkx0/s400/segalen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304080946564992690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le «Sydney» accoste à Hong-Kong le 25 mai, de nuit sous des «torrents d’eau». Dès le lendemain, Segalen adresse à son épouse une longue lettre où il mentionne sa rencontre avec M. Jasson, directeur des postes françaises à Hankéou, qui l’assure de la régularité des postes dans le pays, et où il lui fait part de son émerveillement à ce premier contact avec la Chine:&lt;br /&gt;«Hong-Kong est une chose splendide. Première vision de Chine, car ces monts hautains, aux lignes élégantes et nobles, drapés de brousse verte voilée parfois à mi-seins de collines de l’ombre de nuages, cela, c’est de la terre chinoise, malgré la possession anglaise. J’avoue cependant que ces possesseurs en ont tiré un splendide parti.&lt;br /&gt;Arrivée absurde dans la nuit. Nuages, nuées et pluies sur la côte. Mon compagnon de table et d’escale, le jeune Espagnol de Manille, me pilote aimablement. Mais quel «pittoresque!» L’adjectif, banal, est le mieux placé du monde. Hauteurs, amphithéâtres de ruelles, de nations, boutiques, masses vertes mouillées, enseignes, couleurs, soleils et nues dans l’ingéniosité anglaise. Inévitable ascension funiculaire au Peak. Mais vue sur une mer de brume seulement.&lt;br /&gt;Les sampans sont des maisons de famille flottantes. Tout en déménageant leur passager du paquebot à terre, ils se livrent aux occupations sociales les plus diverses, hormis celle qui consisterait à augmenter une famille déjà surabondante : le père, à l’avant, tire sur un aviron ; la femme godille et gouverne à l’arrière ; et, pendu sur son propre arrière, à elle, un dernier- né sommeille aux mouvements qu’elle fait pour pousser le bateau. Entre les deux, homme et femme, toute une nichée du diamètre d’Yvon, dont les uns dorment, les autres rament, ou amènent la voile, ou mangent ou… ou se battent. Ce sont de bien braves gens le jour et de jolis pirates la nuit. Ils ont fait, jusqu’à ces derniers temps disparaître plus d’un passager, ou plus d’un bateau sur lequel ils s’embarquaient comme passagers ; et ils ont donné quelques filaments à retordre aux Anglais. Maintenant encore, on ne s’embarque pas de nuit dans un de ces sampans sans qu’un policeman hindou en prenne le numéro : pour retrouver ensuite les coupables, en cas d’avarie du passager, ou même de noyade assez provoquée…&lt;br /&gt;Départ à 4 h. Beauté de la passe de l’Est. Comme un beau fruit mûr dont on palpe amoureusement les contours, notre marche lente mais certaine entoure d’un sillage distant la globuleuse Chine dont je vais si goulûment presser le jus!»&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZvguUVAqiI/AAAAAAAAAWM/vouFO4lH_Nw/s1600-h/s%C3%A9galen+illustration.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 247px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZvguUVAqiI/AAAAAAAAAWM/vouFO4lH_Nw/s400/s%C3%A9galen+illustration.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304080072494328354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Arrivé le 12 juin à Pékin, Segalen y attend jusqu’au début juillet Auguste Gilbert de Voisins, son compagnon d’expédition. Tous deux quittent la capitale le 9 août pour un grand voyage dans l’ouest de la Chine. Ils arrivent à Chengdu le 6 décembre et y sont accueillis par le consul général de France, Pierre Bons d’Anty. Après avoir descendu le Yangtsé, ils atteignent Shangaï le 28 janvier 1910. Début février, Segalen et Voisins s’embarquent pour le Japon et visitent Nagasaky, Kobé, Osaka, Kyoto et Tokyo. Le 27 février, de retour à Hong-Kong, Victor Segalen y retrouve Mavone et Yvon.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;DVR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Sources : Segalen (Victor), Lettres de Chine. Paris, Plon, 1967 ; Segalen (Victor), Œuvres complètes, Paris, Robert Laffont, 1995 ; Victor Segalen, Paris, Les Cahiers de l’Herne, 1998 ;&lt;br /&gt;Dumasy (Jacques), La France et le Sichuan, un regard centenaire, Chengdu, Consulat général de France, 2007. Crédits photographiques : archives du ministère des Affaires étrangères, Paris; http://www.patrimoine.combrit-saintemarine.fr&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1020128263519990841?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1020128263519990841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1020128263519990841&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1020128263519990841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1020128263519990841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/02/premiere-vision-de-chine-de-victor.html' title='«Première vision de Chine» de Victor Segalen'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZvhhMfsjrI/AAAAAAAAAWU/_-rs6lfUkx0/s72-c/segalen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-5088421710421919038</id><published>2009-02-16T00:56:00.002+08:00</published><updated>2009-02-20T01:12:37.091+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aviation'/><title type='text'>Les deux premiers vols à Hong Kong du Farman IV</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Farman IV, biplan de bois et de toile, a eu un destin particulier à Hong Kong, ville où il a effectué deux premières. C’est à son bord que fut réalisé en 1911 le premier vol d’un avion sur le territoire et, en 1997, le biplan Farman IV fut premier appareil à utiliser le  tout nouvel aéroport de Chek Lap Kok !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D’origine anglaise, Henry Farman (1874-1958) est né à Paris. Il opte pour la nationalité française en 1937 et fait franciser son prénom, pour devenir depuis, dans la littérature aéronautique, Henri Farman, pionnier français de l’aviation. En effet, outre le cyclisme et l’automobile, Henri Farman se passionne aussi pour l’aviation naissante. Titulaire du brevet de pilote n°5 de l’Aéro-club de France, il réussit le 13 janvier 1908 le premier kilomètre en circuit fermé à Issy-les-Moulineaux. Il effectue ensuite le 28 mars le premier vol de biplan avec passager et, le 30 octobre, assure le premier vol de ville à ville, pour un trajet de 27 km. Son expérience et son rôle de précurseur le conduisent aussi à construire, à l’aide de son frère Maurice, ses propres aéroplanes. Le Farman I est une adaptation d’un avion acquis en 1907 auprès d’un autre pionnier français de l’aviation, Gabriel Voisin. Le Farman II est aussi construit à partir d’un modèle Voisin, mais ses faibles performances conduisent vite à l’abandon du projet. Tout autre est le sort du Farman III, construit en 1909 et marquant une étape décisive dans l’histoire de l’aviation. Il s’agit en effet du premier avion doté d’ailerons, innovation qui confère à l’appareil une stabilité exceptionnelle. En août 1909, Henri Farman remporte aux commandes du Farman III le Grand prix de Reims de l’Aviation, en battant le record du monde de distance, sur 180 km, en 3 heures et 5 minutes. La société Farman vend une trentaine de Farman III à différents acheteurs français (dont l’Armée) et étrangers. Puis, sur la base de ce succès technique et commercial, Henri et Maurice Farman développent le Farman IV.&lt;br /&gt;Le nouvel aéroplane de la compagnie Farman, intègre les améliorations apportées au Farman III, dont les ailerons et des roues pour améliorer les déplacements au sol. L’envergure est allongée d’un mètre. L’appareil affiche ainsi une longueur de 11,67m, une envergure de 16,50m, une surface portante de 51,5m2 et un poids de 290 kg à vide et 480 kg en pleine charge, ce qui lui permet d’emporter un passager. L’avion est propulsé par un moteur Gnome de 50ch qui lui permet une vitesse de 70km/h. L’appareil, comme son prédécesseur, rencontre également un franc succès auprès des amateurs d’aviation et des armées, qui commencent à voir l’intérêt de l’aviation. Parmi les acquéreurs du Farman IV se trouve un pilote qui, déjà propriétaire d’un Farman III, voit le potentiel de la nouvelle machine.&lt;br /&gt;Ce pilote, Charles Van den Born (1873-1958), présente de nombreux points communs avec Henri Farman. Comme lui, il est d’origine étrangère, mais opte pour la nationalité française en 1936.  Né à Liège en 1873 d’une mère française et d’un père belge, Charles Van den Born est aussi, comme Henri Farman attiré par les sports de vitesse et par le cyclisme. Il est d’ailleurs, de 1895 à 1909 un champion de cyclisme reconnu et remporte à plusieurs reprises le championnat de Belgique de vitesse. Van den Born partage également avec Henri Farman la même passion pour l’aviation. Il apprend à piloter à l’école Farman du camp militaire de Châlons et obtient le 8 mars 1910 le brevet de pilote n°37 de l’Aéro-club de France puis, le 31 mars, celui de l’Aéro-club de Belgique (n°6).&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZffzoNjdhI/AAAAAAAAAVw/X5NP-yF4oJs/s1600-h/Vol+Hong+Kong+scan1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 246px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZffzoNjdhI/AAAAAAAAAVw/X5NP-yF4oJs/s400/Vol+Hong+Kong+scan1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302953164312638994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Charles Van den Born décide alors de se rendre en Asie pour y effectuer des démonstrations aériennes. Il retient pour ce projet le Farman IV, appareil éprouvé et doté d’excellentes qualités de vol. Mais Charles Van den Born y ajoute des modifications permettant son démontage et son remontage. Le Farman IV peut ainsi être démonté en sept parties, transportables en caisses par bateau ou par train. Charles Van den Born quitte Marseille le 22 octobre 1910, accompagné d’un mécanicien. Il emporte avec lui un lot de pièces de rechange dont un moteur de secours, trois hélices et des roues supplémentaires. Le pilote effectue des premiers vols aériens à Saigon, le 10 décembre 1910, puis à Bangkok le 31 janvier 1911, en présence du roi du Siam. L’étape suivante est Hong Kong, où Charles Van den Bron arrive le 27 février 1911. Malgré plusieurs démarches auprès du Gouverneur Frederick Lugard, relayées par celles de marchands britanniques locaux, Charles Van den Born ne réussit pas à obtenir l’autorisation d’utiliser le champ de courses de Happy Valley, sur l’île de Hong Kong. Son choix se porte alors sur un terrain situé près d’une plage à Shatin, dans les Nouveaux Territoires et l’autorisation nécessaire à ce premier vol lui est enfin accordée. La nouvelle est amplement diffusée dans les journaux de la colonie et, le 18 mars 1911, un train spécial sur la nouvelle ligne Kowloon-Canton amène les spectateurs sur le site. Mais, une arrivée tardive du train, liée à un retard à l’embarquement du Gouverneur, conjuguée à des conditions atmosphériques peu favorables, avec des vents forts, rendent impossible la démonstration aérienne à l’heure initialement prévue. Le Gouverneur et la plupart des spectateurs quittent Shatin quand le vent se met à faiblir. Charles Van den Born peut alors décoller et ce premier vol historique à Hong Kong n’a pour témoins que les quelques spectateurs patients et enthousiastes qui sont demeurés sur place ! Charles Van den Born reste un mois à Hong Kong et effectue d’autres démonstrations aériennes, dans les Nouveaux Territoires mais aussi sur l’île de Hong Kong, l’autorisation ayant enfin été donnée. Charles Van den Born a ouvert la voie de l’aventure aéronautique à Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZffznyDV8I/AAAAAAAAAV4/14lW3nBFtR8/s1600-h/Vol+Hong+Kong+scan3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 276px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZffznyDV8I/AAAAAAAAAV4/14lW3nBFtR8/s400/Vol+Hong+Kong+scan3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302953164197287874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;86 ans plus tard, en 1997, année de la rétrocession de Hong Kong à la Chine et des derniers travaux préparant l’ouverture du nouvel aéroport de Hong Kong, Chek Lap Kok appelé à remplacer celui de Kai Tak, des passionnés d’aviation décident de commémorer ce premier vol historique à Hong Kong. Ces enthousiastes de la Hong Kong Historical Aircraft Association (HKHAA) confient à une entreprise spécialisée du Texas, Vintage Aviation Services, le soin de construire une réplique fidèle du Farman IV. Les recherches des plans originaux de l’avion prennent plusieurs mois et sont conduits auprès de grands musées, dont celui du Musée Royal de l’Armée et d’Histoire de Belgique, le musée de l’Air du Bourget, le  Air and Space Museum de Washington et le musée de l’US Air Force à Dayton. L’avion est terminé en septembre 1997 et, comme son illustre ancêtre original, il est expédié à Hong Kong en caisses mais, cette fois-ci, le voyage s’effectue en Boeing 747 Cargo et non en bateau. Comme en 1911 aussi, l’arrivée du Farman IV à l’aéroport de Kai Tak, son remontage dans des locaux situés à Chek Lap Kok et les préparatifs de ce «second premier vol» font l’objet d’une grande couverture médiatique dans la presse de Hong Kong. Le vol ne peut se dérouler à Shatin car le champ où a lieu le premier vol à Hong Kong est maintenant entouré de hauts immeubles. Le 15 novembre 1997, le pilote de l’avion, Roger Freeman, habillé en pilote du début du XXe siècle, décolle donc de la piste de Chek Lap Kok pour un vol de 20 minutes puis y atterrit. L’événement est suivi par une foule nombreuse, dont les représentants officiels du nouveau gouvernement de Hong Kong. Le Farman IV devient ainsi le premier avion de l’histoire à utiliser la piste du nouvel aéroport de Honk Kong, plusieurs mois avant son ouverture au trafic aérien.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZffzxr05rI/AAAAAAAAAWA/RG4qlEjE-68/s1600-h/hk-farman-airport.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZffzxr05rI/AAAAAAAAAWA/RG4qlEjE-68/s400/hk-farman-airport.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302953166855530162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les autorités de l’aéroport et les passionnés du HKHAA décident de conserver cette réplique du Farman IV et de l’offrir à l’admiration des voyageurs aériens du XXIe siècle. Le Farman IV est ainsi, depuis le 22 avril 1998, suspendu au plafond du Terminal I de l’aéroport de Hong Kong, frêle «cage à poules» de bois et de toile qui rappelle le chemin parcouru à Hong Kong par l’aventure de l’aviation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : revue «Pégase», juillet 1999 ;  www.hydroretro.net; archives du South China Morning Post. Crédits photographiques: Jean Devaux, CR.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt; http://www.geocities.com/CapeCanaveral/Cockpit/9695/HongKongfirstflight.htm&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-5088421710421919038?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/5088421710421919038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=5088421710421919038&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5088421710421919038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5088421710421919038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/02/les-deux-premiers-vols-hong-kong-du.html' title='Les deux premiers vols à Hong Kong du Farman IV'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZffzoNjdhI/AAAAAAAAAVw/X5NP-yF4oJs/s72-c/Vol+Hong+Kong+scan1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-8331863817059962716</id><published>2009-02-12T06:22:00.003+08:00</published><updated>2009-02-12T06:22:00.969+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><title type='text'>La Chambre de Commerce ouvre ses portes en 1986!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour répondre aux besoins d’une florissante communauté d’entrepreneurs au milieu des années 1980, une poignée d’entre eux se réunit pour créer la première chambre de commerce française à Hong Kong. Plus de 20 ans après, le succès n’est pas démenti et les souvenirs sont nombreux. Retour sur le parcours de la «French business association».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au milieu des années 1980, la communauté française à Hong Kong est en pleine augmentation. Les entreprises s’intéressent à la colonie britannique, mais parfois avec timidité puisqu’on sait (à partir de 1984) que la Chine y reprendra ses droits en 1997. Danger ou opportunité? Pour répondre à ces questions et entraîner une dynamique française dans les affaires, six ou sept entrepreneurs décident de créer une chambre de commerce et d’industrie. «Le consulat de France poussait en ce sens depuis un moment, explique Gérard Millet, l’un des membres fondateurs. Il y avait un réel besoin de la part des entreprises.»&lt;br /&gt;Le premier président est Alain d’Argenlieu. «Les moyens étaient très limités au début, se souvient Gérard Millet, aujourd’hui directeur de Sodica, société de conseil en fusions- acquisitions du Groupe Crédit Agricole. Nous avions très peu de fonds.» Et pas de bureaux permanents ! L’association est alors itinérante, hébergée par diverses entreprises françaises. «Les premiers membres du bureau venaient souvent du secteur bancaire, note l’homme d’affaire. S’occuper d’une telle association était lourd et nécessitait du secrétariat.»&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZKaWnG441I/AAAAAAAAAVY/FXAJEVsRzV4/s1600-h/Wilson.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 274px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZKaWnG441I/AAAAAAAAAVY/FXAJEVsRzV4/s400/Wilson.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301469424614171474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Gérard Millet est le troisième président de 1989 à 1991 ; une époque où l’association prend beaucoup d’ampleur, preuve de son succès. «Une réorganisation s’imposait, affirme-t-il. En 1990, nous nous sommes installés dans nos premiers bureaux, et le premier poste de directeur salarié a été créé». Vient ensuite la présidence de Paul Clerc-Renaud, directeur du groupe Fargo, de 1991 à 1993. C’est une période charnière: «C’était juste après Tien An Men qui avait beaucoup secoué Hong Kong, se souvient l’intéressé. Il fallait rassurer les employés français pour les inciter à venir ici.» C’est à cette époque que sont négociés les visas permanents pour les employés clés des grandes entreprises françaises. «C’était aussi le moment des frégates de Taiwan et les relations étaient officiellement difficiles avec la Chine, souligne l’ancien président. Mais Deng Xiao Ping menait une politique d’ouverture dans le Sud.»&lt;br /&gt;En 1992, les craintes sont toujours aussi récurrentes au sujet du retour prochain de la domination chinoise. C’est l’objet du premier article du premier numéro de la revue «Hong Kong echo», le magazine de la chambre de commerce: «Hong Kong : qui a peur de 1997 ?» est signé de Yves Chemla. L’entrepreneur se veut optimiste voire enthousiaste sur les opportunités à venir. C’est le mot d’ordre général de la chambre de commerce au cours de ces années. Toujours en 1992, avec cette même volonté de séduire les hommes d’affaires français, Paul Clerc-Renaud initie l’opération «Le monde chinois». 300 chefs d’entreprises répondent à l’appel et partent en visite de la zone économique spéciale de Shenzhen. «C’était une véritable aventure dans le delta de la rivière des perles, révèle Paul Clerc-Renaud. C’était un immense chantier où tout était en construction. Henry Fok avait fait ouvrir l’autoroute en construction seulement pour nous!»&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZKaW0mTYaI/AAAAAAAAAVg/qZ929YQA_4I/s1600-h/Patten.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZKaW0mTYaI/AAAAAAAAAVg/qZ929YQA_4I/s400/Patten.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301469428235592098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En juillet 1992, un nouveau gouverneur, Christopher Patten (désormais Lord Patten), est nommé à Hong Kong. «En octobre, il a fait un discours très mal perçu par Pékin où il exposait ses conditions pour la rétrocession prochaine, reprend l’ancien président Clerc-Renaud. Nous l’avons rencontré le jour où il se rendait à Pékin… Il boitait à cause d’une blessure faite au tennis le matin même!». Les relations ont toujours été étroites avec les autorités, l’association se présentant également comme une interface de communication et de médiation. La chambre de commerce avait également reçu le prédécesseur de Chris Patten, le gouverneur David Wilson. «C’était un excellent sinologue, affirme Paul Clerc Renaud. Un homme très fin qui anticipait les réactions des Chinois, mais très mal jugé par John Major».&lt;br /&gt;La French business association, c’est aussi un réseau, le théâtre de nombreuses rencontres avec des personnalités : Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Barre, Dominique Strauss-Kahn, Michel Rocard, pour la politique, mais aussi Matthieu Ricard, Jacques Séguéla, Loïck Peyron, Pierre Haski et bien d’autres encore pour ne citer que des Français. Le livre d’or regorge de signatures d’invités de marque! La chambre de commerce s’est aussi lancée dans l’organisation du prestigieux gala de clôture du French May.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZKaW67xqyI/AAAAAAAAAVo/775b4BPRx9A/s1600-h/Hong+Kong+echo.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 290px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZKaW67xqyI/AAAAAAAAAVo/775b4BPRx9A/s400/Hong+Kong+echo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301469429936270114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Avec ses 600 membres et ses treize employés permanents, la chambre de commerce française est aujourd’hui plus que jamais dynamique. C’est la deuxième chambre européenne, juste derrière les Britanniques. «C’est toujours un club de rencontres pour les entrepreneurs, mais totalement adapté à Hong Kong, explique Maryse Kraatz, l’actuelle directrice générale. Nous dépassons la dimension de solidarité entre Français pour aller plus loin. Ici les chambres de commerce sont puissantes et nous devons nous ouvrir aux étrangers et, bien évidemment, aux Hongkongais!». Presque toutes les grosses entreprises françaises sont membres, l’expansion passe donc désormais par les hommes d’affaire de Hong Kong ou par les PME françaises qui souhaiteraient s’internationaliser… «C’est une ville importante pour commencer à entreprendre à l’étranger, commente la directrice générale. C’est la base régionale de la majorité de nos entreprises».&lt;br /&gt;La chambre de commerce ne touche aucune subvention de l’Etat français, c’est une entreprise privée qui vit des cotisations de ses membres. «Nous répondons aux besoins des membres à travers l’organisation d’événements, de conférences, explique Maryse Kraatz. Nous avons également treize comités pour traiter les problèmes en cours ou les attentes de nos membres. L’activité de lobbying est très importante, voire essentielle.» En 2006, dans son éditorial pour le numéro anniversaire de la revue «Hong Kong echo», Jacques Chirac félicitait «la Chambre de Commerce et d’Industrie Française de Hong Kong pour son travail inlassable en faveur de l’approfondissement des liens entre la France et Hong Kong». Et le président français de conclure: «je forme le vœu qu’elle poursuive cette entreprise pour le plus grand bénéfice de tous».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Hong Kong echo ; French business directory ; remerciements à Mme Maryse Kraatz, M. Paul Clerc-Renaud et M. Gérard Millet, pour le temps qu’ils nous ont consacré et leurs précieux renseignements.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédits photographiques : archives privées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les deux photographies: Paul Clerc-Renaud en compagnie du gouverneur Wilson (au centre) puis avec le gouverneur Patten. Troisième document: couverture du premier numéro de la revue Hong Kong Echo, à l'automne 1992.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-8331863817059962716?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/8331863817059962716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=8331863817059962716&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/8331863817059962716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/8331863817059962716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/02/la-chambre-de-commerce-ouvre-ses-portes.html' title='La Chambre de Commerce ouvre ses portes en 1986!'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SZKaWnG441I/AAAAAAAAAVY/FXAJEVsRzV4/s72-c/Wilson.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-270059652701553495</id><published>2009-01-22T19:47:00.003+08:00</published><updated>2009-02-17T17:19:53.939+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><title type='text'>La dernière étape de la Croisière jaune</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alors qu’elle avait pris la route du retour, la Croisière jaune, l’expédition française la plus célèbre de l’entre-deux guerres, est brutalement interrompue par le décès de son chef, Georges-Marie Haardt le 16 mars 1932 à Hong-Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trois ans après la réussite de la Croisière noire qui en 1924-1925 a relié Colomb-Béchar à Tananarive par l’automobile, André Citroën et Georges-Marie Haardt forment le projet de relier Beyrouth et l’Indochine par la voie terrestre. La préparation de l’Expédition Citroen-Centre Asie va demander plus de deux ans.&lt;br /&gt;Le lieutenant de vaisseau Victor Point, qui a commandé une canonnière sur le Yang-Tsé, obtient, avec l’appui de M. de Martel, Ministre de France en Chine, l’accord de Tchang Kaï Tchek pour le passage de l’expédition sur le territoire chinois. Le maréchal King, gouverneur du Sinkiang pratiquement indépendant, donne également son accord.&lt;br /&gt;En 1930, Haardt se rend à Washington pour obtenir l’appui de la National Geographic Society. A son retour, il apprend que l’URSS, qui s’était dans un premier temps déclarée favorable, refuse pour 1931 le passage de l’expédition. Cette décision in extremis contraint l’expédition à passer par l’Himalaya et les Pamirs. Haardt décide alors la formation de deux groupes : le groupe Pamir sous son commandement et sous celui du chef-adjoint, Louis Audouin-Dubreuil, et le groupe Chine placé sous l’autorité de Victor Point. La jonction des deux groupes doit avoir lieu au pied des contreforts orientaux du Pamir.&lt;br /&gt;En trois mois, l’ingénieur Charles Brull adapte les véhicules du groupe Pamir à la haute montagne : sept torpédos légères à chenilles équipées d’un matériel spécial de traction. Les sept autochenilles du groupe Chine ont été envoyées par bateau à Tiensin où elles sont réceptionnées par Victor Point.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXheAPcT7wI/AAAAAAAAAVQ/1ofAgmAJ1yc/s1600-h/Croisi%C3%A8re+jaune.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 260px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXheAPcT7wI/AAAAAAAAAVQ/1ofAgmAJ1yc/s400/Croisi%C3%A8re+jaune.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5294084720212307714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’expédition qui compte 40 personnes n’est pas conçue comme un «raid sportif» mais comme une «croisière» aux objectifs commerciaux mais aussi scientifiques. Outre les mécaniciens dirigés par Maurice Penaud, la Croisière jaune «embarque» des savants et des artistes, Joseph Hackin, directeur du musée Guimet, le Père Teilhard de Chardin, qui compte mener des études géologiques, le peintre Alexandre Iacovleff. Haardt, qui attache beaucoup d’importance à l’exploitation cinématographique, engage le cinéaste André Sauvage. Chaque groupe est équipé d’une voiture TSF.&lt;br /&gt;La veille du départ, le vice-président de la National Geographic Society, dont un membre, Maynard Owen Williams, participe à l’expédition, remet à Haardt une cloche de caravane tibétaine: «La cloche tibétaine sonna, à l’aube du 4 avril 1931, le réveil et la fin des préparatifs qui avaient duré plus de deux ans.»&lt;br /&gt;D’avril à juillet, le groupe Pamir traverse la Syrie, l’Iraq, la Perse, l’Afghanistan pour parvenir au pied de l’Himalaya à la mi-juillet. Dans les régions contrôlées par la Grande-Bretagne, l’expédition est aidée par un officier britannique, le colonel Vivian Gabriel.&lt;br /&gt;L’ascension est entamée le 12 juillet. Pour atteindre le col de Kilik (4750 m) qui marque la frontière avec la Chine, il faut passer plus de 45 ponts qui ne peuvent évidemment supporter le poids des voitures. Il faut donc à chaque fois décharger les véhicules, installer des points fixes sur la rive opposée, les tracter par câbles en les guidant à distance puis les recharger. Le chemin doit parfois être frayé à la dynamite puis déblayé par les coolies. Il arrive aussi que des éboulis laissent les voitures à moitié suspendues dans le vide. La progession est en moyenne de vingt kilomètres par jour.&lt;br /&gt;Au début août, Haardt, qui a appris que Point est retenu depuis le mois de juillet par le gouverneur du Sinkiang, décide de poursuivre à poney. La jonction du groupe Pamir et d’un détachement du groupe Chine a lieu le 8 octobre à Aksou. La mission se retrouve au complet le 26 octobre à Ouroumtsi, capitale du Sinkiang. Pendant un mois, le maréchal King refuse, sous des prétextes divers, de délivrer les passeports nécessaires à la poursuite de l’expédition. La situation se débloque à la fin du mois avec l’arrivée de Jacques Salesse, chargé par André Citroën de convoyer les trois automobiles, les quarante-six caisses de matériel et les deux postes de TSF commandés par le maréchal King.&lt;br /&gt;La Croisière jaune au complet peut enfin quitter Ouroumtsi le 29 novembre mais ce retard l’oblige à affronter la traversée de la Mongolie en plein hiver. Les véhicules, conçus pour les fortes chaleurs, ont dû être adaptés aux grands froids : protéger les moteurs, calfeutrer les carrosseries et inventer un dispositif spécial pour chauffer les cabines. Pour la traversée du pays «dans le blanc de la carte», la mission est guidée par un Mongol, Goumbô. La situation peu sûre de la contrée et les températures qui descendent à moins trente degrés obligent à rouler nuit et jour.&lt;br /&gt;Au début de janvier 1932, Haardt télégraphie : «Voitures lourdes chargées ont parcouru 5000 milles en vitesse intermédiaire. Poussières ont endommagé cylindres malgré filtres. Huile épaisse pour pays chaud se congèle. Radiateurs gèlent en deux heures. Quand moteur marche au ralenti, bougies s’encrassent, fuites d’huile. Arrêts trop courts pour dresser tente. Mécanicien répare mains nues, bleues et sans sommeil refuse jalousement chauffeur (secours). Après immersion accidentelle eau glacée, roues gèlent, freins patinent. Temps plus froid menace. Révision complète à Leang-Tchéou. La plus dure partie du voyage reste à faire.»&lt;br /&gt;Le 10 janvier, l’expédition atteint le fleuve Jaune qu’elle franchit par bac. Après avoir essuyé un accrochage de la part de troupes rebelles, mais sans faire de victimes, le 25 janvier, l’expédition atteint Kalgan le 8 février 1932 et arrive enfin à Pékin le 12 février à onze heures. En l’absence de Wilden, retenu à Nankin, l’expédition est accueillie par Lagarde, le Premier conseiller. Haardt est élevé au grade de commandeur de la Légion d’Honneur, Victor Point et M.O. Williams sont faits chevaliers. Reçue pendant une dizaine de jours par le corps diplomatique et les autorités chinoises, l’expédition quitte Pékin le 25 février pour entamer le retour prévu par l’Indochine, l’Inde, le sud de la Perse et revenir à Beyrouth, son point de départ.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXheAHx3NOI/AAAAAAAAAVI/C92uoGVPpM4/s1600-h/Tg+Haardt.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 311px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXheAHx3NOI/AAAAAAAAAVI/C92uoGVPpM4/s400/Tg+Haardt.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5294084718155216098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une partie du matériel et du personnel s’embarque pour Haïphong tandis que Haardt et quelques compagnons gagnent Shanghaï puis Hong-Kong qu’ils atteignent dans la nuit du 11 au 12 mars.&lt;br /&gt;Haardt, souffrant depuis Pékin, décide de prendre quelques jours de repos à Hong-Kong et s’installe au Repulse Bay Hotel accompagné d’Henri Pecqueur, de Pétropavlovsky et de Waddington: «Haardt ne veut personne avec lui, rapporte André Georger. Il donne ses directives pour le voyage en Indochine. Il est entendu que l’Expédition ne l’attendra pas et que les différents groupes de travail prévus pour la traversée de l’Indochine partiront sans l’attendre.»&lt;br /&gt;Consultés dans la matinée du 12, les médecins diagnostiquent une double pneumonie. Haardt ne peut assister au déjeûner offert en son honneur par le gouverneur de la colonie ni recevoir Dufaure de La Prade, consul général de France, venu prendre de ses nouvelles. Alors que son état semblait légèrement s’améliorer et qu’il organisait la route du retour, Georges-Marie Haardt décède dans son sommeil dans la nuit du 15 au 16 mars.&lt;br /&gt;Informé du décès du chef de la Croisière jaune, André Citroën télégraphie aussitôt : «Ramenez en France le corps de celui que je pleure avec vous. L’homme est mort mais l’œuvre reste.»&lt;br /&gt;A la nouvelle du décès de Haardt, Teilhard de Chardin écrit le 18 mars: «Voici qu’aujourd’hui nous appenons la mort si rapide de M. Haardt, enlevé, j’imagine par une rechute confinant à la pneumonie qu’il avait contractée en arrivant à Pékin. Je suppose que Haardt, s’il avait pu prévoir sa fin, n’aurait pas été sans découvrir quelque grandeur à une mort l’atteignant en pleine action. Le désert eût été une plus noble tombe. Hong-Kong a encore sa beauté. Personnellement, cette disparition brusque d’un homme dont le coeur et la générosité m’avaient gagné me fait un grand chagrin, qui s’augmente du regret de n’avoir pu être là au dernier moment. Tel que je connais Haardt, il se serait appuyé sur moi à cet instant-là et je le lui aurais sans doute adouci. Cela est la vraie peine pour moi.»&lt;br /&gt;Déposé au cimetière de Hong-Kong, le corps de Georges-Marie Haardt est ramené en France à bord du &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/08/le-flix-roussel-un-visiteur-rgulier-de.html"&gt;Félix-Roussel&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;DVR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Goerger André, En marge de la Croisière jaune, Paris, Rieder, 1935 ; Le Fèvre André. La Croisière jaune, Paris, L’Asiathèque, 1991 ; Teilhard de Chardin Pierre, Lettres de voyage, 1923-1955, Paris, Grasset, 1997.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédits photographiques : L’Illustration, 1932, p. 385. «Réception chez le gouverneur de Tach Kourgan: de gauche à droite («reconnaissables au casque colonial qu’ils sont les seuls à porter»): Georges Le Fèvre (historiographe), Hackin (archéologue), Audouin-Dubreuil (chef adjoint), Williams (membre de la National Géographic Society), Pecqueur (géodèse), Iacovleff (peintre), G.M. Haardt (chef de la mission), Sauvage (cinéaste), Jordan (médecin), Gauffreteau (popotier)». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-270059652701553495?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/270059652701553495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=270059652701553495&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/270059652701553495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/270059652701553495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/01/la-dernire-tape-de-la-croisire-jaune.html' title='La dernière étape de la Croisière jaune'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXheAPcT7wI/AAAAAAAAAVQ/1ofAgmAJ1yc/s72-c/Croisi%C3%A8re+jaune.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-2717286149235380987</id><published>2009-01-19T23:15:00.002+08:00</published><updated>2009-01-20T18:15:07.705+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>L’épopée de la «Fronde»</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Personnage singulier de l’histoire de la France à Hong Kong, le contre-torpilleur «Fronde» est un cas unique dans les annales de la Marine Nationale. Il a coulé à Hong Kong en 1906, y a été renfloué et réparé, puis a participé à un des premiers combats navals de 1914.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le contre-torpilleur «Fronde» fait partie d’une série de vingt bâtiments de 300 tonnes, dits de type «Arquebuse», premier de cette série mise en service au début du XXe siècle. La construction de ces navires légers découle des théories de la «Jeune Ecole», école de pensée stratégique navale lancée par l’amiral Aube, ministre de la Marine à la fin des années 1880. A cette époque, l’introduction de la torpille dans la panoplie des armes navales fait naître de grands espoirs chez certains officiers de marine français. Ils espèrent en effet que cette nouvelle arme, supposée imparable, va permettre de contrer la suprématie des autres marines équipées de puissants cuirassés, en particulier la Royal Navy. Le grand rival sur mer, sur fond d’expansion coloniale, demeure encore pour quelques années la flotte britannique, avant que l’amélioration des relations entre la France et l’Angleterre ne débouche en 1904 sur l’Entente cordiale.&lt;br /&gt;Les partisans de la «Jeune Ecole», marins mais aussi hommes politiques et nombreux journalistes qui se passionnent alors pour la stratégie navale, pensent qu’une nuée de petits bâtiments armés de torpilles doit être capable de saturer les défenses des grands navires de ligne et de les mettre hors de combat. Derrière cette théorie, il y a l’idée que la France pourra réaliser des économies, un grand nombre de petits torpilleurs ou contre-torpilleurs revenant moins cher qu’une flotte plus réduite de grands cuirassés. Il s’agit en effet de pouvoir consacrer le plus d’argent possible au réarmement terrestre face à l’Allemagne. La priorité donnée aux petites unités de surface au détriment des grands bâtiments répond ainsi à l’axe stratégique de la France. La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle voient donc la mise en chantier de centaines de bâtiments de faible tonnage, de 100 à quelques centaines de tonnes. A la veille de la Première Guerre mondiale, la marine française aligne ainsi 272 torpilleurs et contre-torpilleurs relevant de cette théorie de la «Jeune Ecole». La «Fronde» en fait partie.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXVCjUHTbPI/AAAAAAAAAU4/JCcqjd_dk1Q/s1600-h/fronde1redux.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 247px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXVCjUHTbPI/AAAAAAAAAU4/JCcqjd_dk1Q/s400/fronde1redux.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293210111506083058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les contre-torpilleurs de la série «Arquebuse» jaugent environ 300 tonnes, pour une longueur de 58,3 mètres. Ils sont équipés d’un moteur de 2300 CV qui leur assure une vitesse élevée de 30 nœuds, atout principal de ces navires dont l’armement est constitué surtout de torpilles. Malgré leur petite taille, ces bâtiments sont appréciés pour leurs qualités nautiques. L’amiral Hallier, qui en 1906 commandait comme lieutenant de vaisseau le «Sabre», navire de cette série, écrit : «Ce petit torpilleur de 350 tonnes a fait preuve, à cette occasion (l’amiral évoque le typhon à Hong Kong), de qualités nautiques merveilleuses. Après ce typhon, j’aurais affronté, sans la moindre appréhension, n’importe quel temps dans n’importe quelle mer : car je ne crois pas qu’un bâtiment de cette taille puisse être jamais soumis à une épreuve plus dure que celle-ci».&lt;br /&gt;La «Fronde», lancée en 1902 aux «Chantiers et Ateliers de la Gironde » à Bordeaux, est admise au service actif en 1903. Le contre-torpilleur appartient d’abord à l’escadre de la Méditerranée, basée à Toulon. Puis, le 9 mars 1904, la «Fronde» et ses navires-jumeaux «Javeline», «Mousquet» et «Pistolet» appareillent d’Alger, en compagnie du croiseur «d’Assas», pour rejoindre la Division Navale d’Extrême-Orient (DNEO). La flottille atteint Saïgon le 23 avril. «La Fronde» et le «Pistolet» poursuivent jusqu’à Hong Kong, où ils mouillent dans le port de Victoria le 1er juin. C’est la première escale à Hong Kong du contre-torpilleur «Fronde», qui lève l’ancre le 8 juillet, atteint Shanghai le 11 juillet, pour ensuite y entrer en carénage le 2 août. De 1904 à 1906, la «Fronde» navigue entre Shanghai, Fort Bayard, Canton, Macao, Haiphong et Saigon. Le navire revient aussi plusieurs fois à Hong Kong, entre autres en octobre 1904 et avril 1906. Enfin, le 15 septembre 1906, la «Fronde» fait une dernière fois escale à Hong Kong avec quatre autres contre-torpilleurs de la DNEO, «Javeline», chef de flottille, «Francisque», «Rapière» et «Sabre». La flottille arrive de Shanghai et a affronté une queue de typhon le 13 septembre. Elle subit &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/18-septembre-1906-le-contre-torpilleur.html"&gt;le 18 septembre à Hong Kong un violent typhon dont nous avons déjà conté l’histoire&lt;/a&gt;. La «Fronde» est gravement endommagée et &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/le-monument-perdu-et-retrouv-de-la.html"&gt;cinq de ses membres d’équipage périssent ce jour-là&lt;/a&gt; (l’escadre anglaise fait remettre à l’amiral Boisse, commandant la DNEO, un chèque de 25 livres sterling pour les familles des disparus de la Fronde).&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXVCjsjju9I/AAAAAAAAAVA/DaDBVwUO5R0/s1600-h/Fronde+in+HWD.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXVCjsjju9I/AAAAAAAAAVA/DaDBVwUO5R0/s400/Fronde+in+HWD.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293210118067043282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’épave demeure 75 jours sous l’eau mais la DNEO décide de la  renflouer et de la réparer. L’opération est facilitée, justement, par la faible taille de cette classe de contre-torpilleurs. L’arsenal de Saïgon désigne l’ingénieur de 2e classe Boysson pour superviser l’opération auprès de la compagnie de travaux maritimes de Hong Kong, «Protector». L’épave est relevée le 1er décembre et entre au bassin de radoub de Hong Hom, à Kowloon. Le contre-torpilleur reçoit une nouvelle partie de coque avant, les réparations consistant surtout à assurer sa navigabilité. Le bateau sort du bassin le 14 mars 1907 et quitte Hong Kong le 20 mars, remorqué par le croiseur «Alger» pour rejoindre le 24 mars l’arsenal de Saïgon. Il y complète pendant plusieurs mois son équipement et son armement. Par la suite, de 1907 à 1914, la «Fronde» croise dans les eaux d’Indochine, du delta du Mékong au lac Tonlé Sap, au Cambodge, patrouillant le long des côtes, ravitaillant des garnisons ou assurant des travaux d’hydrographie.&lt;br /&gt;La Première guerre mondiale fournit à la «Fronde» l'occasion d'une dernière apparition notable. Le navire, qui est alors intégré à la flottille des contre-torpilleurs de Saïgon, participe en effet à un des premiers combats navals de la guerre. Le croiseur allemand «Emden», de l’escadre allemande de Chine, navigue en corsaire depuis le début des hostilités. Il a déjà coulé 22 bateaux de commerce alliés quand il affronte le 28 octobre 1914, à l’entrée du port de Penang, dans le détroit de Malacca, le croiseur russe «Yemtchoug», l’aviso français «d’Iberville» et les contre-torpilleurs «Mousquet», «Pistolet» et «Fronde». Ce dernier est à quai, machine démontée. L’«Emden», dans la tradition des navires corsaires, a maquillé sa sillouhette en gréant une 4e fausse cheminée sur son pont pour ressembler à un croiseur anglais. Il se rapproche ainsi du navire russe qui, surpris, est pris sous les canons allemands, se brise en deux et coule. Parmi les navires français, seul le «Mousquet», de retour de patrouille, peut intervenir. Mais, malgré ses torpilles qui étaient supposées lui assurer la suprématie sur des navires plus lourds, il est vite détruit par les canons de l’«Emden», qui recueille 46 survivants. 43 membres de l’équipage, dont le commandant, sont morts au combat. L’équipage de la «Fronde» assiste, impuissant, à la destruction des deux navires. Un officier du bord écrit : «Et chez tous c’était la même rage de ne rien pouvoir faire. Le sentiment unanime c’était que d’aller par le fond ce n’était rien, mais y aller sans même avoir pu tirer un coup de canon, sans se défendre, subir sans résistance cette boucherie dont nous venions d’avoir le spectacle pour nos pauvres amis russes, cela paraissait par trop dur».&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXVCjWv-IPI/AAAAAAAAAUw/6lBWyRlqtFY/s1600-h/Fronde+Penang.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 314px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXVCjWv-IPI/AAAAAAAAAUw/6lBWyRlqtFY/s400/Fronde+Penang.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293210112213524722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En mars 1915, le contre-torpilleur «Fronde» revient en Méditerranée et y patrouille jusqu’à la fin de la guerre. Le navire est désarmé le 30 octobre 1919 et sa coque est vendue à Toulon le 6 mai 1920. Cette fois-ci, la «Fronde» achève définitivement sa carrière maritime qui, déjà, avait failli se terminer le 18 septembre 1906, au fond du port de Hong Kong…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : archives du Service historique de la Défense/Marine : journaux de navigation et correspondance des commandants, Toulon et Vincennes ; «La Revue Maritime», septembre 1951 ; http://pages14-18.mesdiscussions.net/ ; Paul Chack, Claude Farrère, «Combats et batailles sur mer», Flammarion, 1928. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédits photographiques : Service historique de la défense/Marine/Vincennes ; HKMM.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-2717286149235380987?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/2717286149235380987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=2717286149235380987&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/2717286149235380987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/2717286149235380987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/01/lpope-de-la-fronde.html' title='L’épopée de la «Fronde»'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SXVCjUHTbPI/AAAAAAAAAU4/JCcqjd_dk1Q/s72-c/fronde1redux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-6791477609016687059</id><published>2009-01-15T06:21:00.002+08:00</published><updated>2009-01-15T06:21:01.136+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Le capitaine de Contenson, de passage à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Attaché militaire à Pékin de 1871 à 1874, le capitaine Guy de Contenson a longuement arpenté l’Asie, de la Chine au Japon, de la Malaisie à l’Indonésie. Hong Kong est une étape obligatoire de ces voyages ; dans l’un de ses récits, il s’attarde sur la colonie britannique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SW4FKYb61OI/AAAAAAAAAUg/8UkCxLRt7qs/s1600-h/baron+de+contenson+bis.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 215px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SW4FKYb61OI/AAAAAAAAAUg/8UkCxLRt7qs/s320/baron+de+contenson+bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291172288123294946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le baron Guy de Contenson a 27 ans lorsqu’il accepte le poste d’attaché militaire à Pékin. C’est un jeune capitaine ambitieux et curieux qui profite de son affectation pour découvrir l’Asie. En voyageur infatigable, il n’hésite jamais à donner des conseils aux personnes qui pourraient le suivre : hôtels, moyens de transport, bonnes tables et objets de curiosités… certaines pages n’ont rien à envier aux guides de voyage modernes.&lt;br /&gt;Au cours de ses pérégrinations, il doit évidemment passer à Hong Kong, porte vers la Chine et incontournable arrêt des navires. Le jeune capitaine arrive de Saigon à bord du «Mei-Kong», précisément le jour de l’anniversaire de la reine Victoria (un 24 mai donc), dignement fêté dans la colonie. Le bateau «fut reçu par le sabbat de la musique anglaise, au milieu des drapeaux flottants.»&lt;br /&gt;Comme tous les voyageurs de son temps, il s’extasie sur la ville créée «sur un rocher absolument nu, mais le long d’une excellente rade». Guy de Contenson, dont le récit très pratique et épuré est avare de descriptions, remarque le «très bel aspect [de la ville] avec ses villas suspendues aux flancs de la montagne. Ces habitations peuvent rivaliser avec celles de Frascati ou d’Albano, en laissant de côté, bien entendu, les œuvres d’art, quoiqu’elles renferment de ravissantes chinoiseries.» Et de s’attarder plus longuement sur la «villa Jardyne, à deux kilomètres de la ville». Le voyageur rappelle que son propriétaire a fait fortune grâce à sa flotte de «rapides steamers» qui devançaient la malle anglaise pour apporter les nouveautés d’Europe.&lt;br /&gt;«Quant aux Français, ils font peu d’affaires sur la place de Hong Kong : nous n’y sommes guère représentés que d’une manière officielle par nos consuls, nos navires de guerre, etc.» Le nombre de Français est en effet négligeable à cette époque et «à l’exception de l’agence des messageries maritimes, il n’y a pas d’établissements français». Le militaire vaincu de la récente guerre franco-prussienne ne manque pas de montrer du doigt, en comparaison, la présence allemande. «Les Allemands […] sont les maîtres. Leur prospérité se révèle à la richesse des édifices publics et privés qui leur appartiennent, et, entre autres, du club qu’ils ont fait construire : aussi beau à l’extérieur que le club anglais, il est mieux aménagé à l’intérieur.» Est-ce certain ?&lt;br /&gt;Les informations de Guy de Contenson reposent parfois sur les rumeurs et quelques exagérations de ses compatriotes. Ainsi affirme-t-il que la température peut descendre «en hiver jusqu’à douze degrés au-dessous de zéro». L’observatoire anglais n’étant pas encore créé à cette époque, il est difficile de vérifier, mais aucun récit n’a jamais noté de telles températures. Dans un autre registre, à peine est-il débarqué qu’il cancane sur la fille du gouverneur Kennedy. «Cette jeune miss dirige tout ce que la constitution des colonies anglaises laisse d’autorité à son papa.» Racontars qui circulent, à n’en pas douter, et que Guy de Contenson relaie.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SW4FR23W2yI/AAAAAAAAAUo/WTJrB-tBASE/s1600-h/Couverture.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SW4FR23W2yI/AAAAAAAAAUo/WTJrB-tBASE/s320/Couverture.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291172416550525730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile de dire en quelle année précisément il est passé par la colonie britannique. Son récit «Chine et Extrême-Orient» laisse penser qu’il s’agit d’un seul et même voyage alors qu’il n’en est rien. De 1871 à 1874, Guy de Contenson est basé à Pékin et profite de la moindre occasion pour musarder en Extrême-Orient. On peut supposer que son passage hongkongais date du printemps 1873 ou 1874 car le gouverneur Kennedy, auquel il fait allusion, n’arrive qu’au cours de l’année 1872. Mais de Contenson, lui-même, ne doit plus être très sûr de la chronologie puisque la première édition de son ouvrage date de 1884, soit dix ans après son retour. Entre temps, il a quitté l’armée pour devenir propriétaire terrien en Espagne… Le démon du voyage reprend le baron en 1897, lorsqu’il monte une expédition archéologique dans le Taurus. En 1915 il a 71 ans, et on le retrouve reprenant du service dans l’armée, en Russie aux côtés du général Pau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Sources : Guy de Contenson, Chine et Extrême-Orient, Paris, 1884 ; Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs français du XIXe siècle, Paris, 1992.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remerciements à M. Yves Azémar et son inépuisable librairie d'ouvrages anciens sur l'Asie, 89 Hollywood road - Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-6791477609016687059?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/6791477609016687059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=6791477609016687059&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/6791477609016687059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/6791477609016687059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/01/le-capitaine-de-contenson-de-passage.html' title='Le capitaine de Contenson, de passage à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SW4FKYb61OI/AAAAAAAAAUg/8UkCxLRt7qs/s72-c/baron+de+contenson+bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-5811535212677261162</id><published>2009-01-12T23:48:00.001+08:00</published><updated>2009-01-13T09:50:43.515+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><title type='text'>Georges Le Bigot fonde Pathé-Overseas à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aventurier touche-à-tout, passionné de musique et de cinéma, Georges Le Bigot est un personnage atypique et hors du commun. Après des années de péripéties asiatiques, il s’installe à Hong Kong dans les années 60 et fonde Pathé-Overseas, une entreprise cinématographique de distribution et de production.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Georges Le Bigot quitte la France en 1927. Engagé dans l’armée coloniale, les hasards d’une vie mouvementée l’amènent en Chine, à Tien Tsin, puis à Shanghai. Il est policier dans la concession française, bureaucrate au consulat ; ces métiers lui permettent de voir du pays, mais ne correspondent pas aux aspirations du turbulent personnage. Il retourne en France en 1935 pour flamber ses économies et faire un constat définitif : sa vie est en Asie.&lt;br /&gt;De retour en Chine, il s’associe avec un Grec dénommé Castro et se lance dans une grande aventure : la création du Shanghaï Opera. L’affaire en plein essor est rapidement freinée par la guerre sino-japonaise. En 1939, il part à Saigon pour redonner vie à l’opéra de la capitale cochinchinoise : la guerre éclate alors et il est mobilisé. Réformé deux ans plus tard, le revoilà à Shanghai, toujours avec ses projets d’art lyrique… et la censure japonaise. Il se diversifie dans le cinéma, ouvre un restaurant et une boîte de nuit !&lt;br /&gt;Avec l’arrivée de Mao au pouvoir, il quitte la Chine populaire. C’est bien évidemment à Hong Kong qu’on le retrouve. Il décide d’intensifier ses activités de distribution dans le 7e Art et passe à la production. Il voyage entre la France et la colonie britannique, point d’ancrage de sa nouvelle entreprise. «C’est Georges Le Bigot qui a essentiellement contribué à l’essor du cinéma japonais en France,» raconte Paul Clerc-Renaud, l’un de ses associés. Il achète alors les droits de films nippons pour les proposer au public français. Un pari culturel risqué et de longue haleine, qui repose sur la conviction et la passion.&lt;br /&gt;Avec sa société Pathé-Overseas, Le Bigot acquiert également les droits de films français pour les diffuser en Asie. Son ancien collaborateur et ami se souvient, «il était connu partout par tout le monde… Il allait à Cannes pour faire ses courses de nouvelles productions et oeuvrait à leur diffusion en Asie». De 1977 à 1983, Paul Clerc-Renaud seconde l’homme d’affaire depuis ses bureaux de l’International building. «C’était une fonction à temps partiel  puisque ma fonction principale était de diriger Saca Far East, société de commerce actionnaire de Pathé Overseas avec Georges». Le producteur hongkongais Fred Wang, de la compagnie Salon Film, se souvient avec émotion d’un très bon ami : «Nos collaborations ont été très nombreuses ! Nous faisions appel à nos services respectifs presque systématiquement pour les productions françaises».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SWvzUyOtHPI/AAAAAAAAAUY/XfVeN9-XD3o/s1600-h/Le+Bigot.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SWvzUyOtHPI/AAAAAAAAAUY/XfVeN9-XD3o/s400/Le+Bigot.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290589725683162354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A Hong Kong, l’un des plaisirs de Georges Le Bigot est de recevoir des artistes pour le lancement des films. «Lino Ventura, Delphine Seyrig, Pierre Richard et bien d’autres encore sont passés ici pour des tournées de promotion, souligne Paul Clerc-Renaud. Pierre Richard était une véritable star à Hong Kong à la fin des années 70… Ses films marchaient très bien!». Et de se souvenir d’un épique repas où le comique amusait la galerie avec ses baguettes. «Nous emmenions toujours les acteurs faire une balade en jonque vers le village de Lei Yu Mun pour manger des fruits de mer ; une fois, s’amuse encore son collaborateur, le directeur d’UniFrance Film est tombé à l’eau en voulant aider Delphine Seyrig à débarquer!».&lt;br /&gt;Des temps plus durs viennent ensuite. «Le marché du film a évolué, les directeurs de salle allaient directement et eux-mêmes chercher les films : nous perdions notre fonction de grossiste». En 1983, Pathé-Overseas est cédé à la compagnie hongkongaise EDKO; son passionné fondateur ne peut s’empêcher de rester dans les affaires encore quelques temps. «Georges repassait très souvent à Hong Kong, il adorait cette ville!». Sees deux filles, Suzanne Brepson et Isabelle Bordeaux ont également vécu plusieurs années à Hong Kong avec leurs époux. Georges Le Bigot s’est éteint en France en 1997, au terme d’une longue vie d’aventures asiatiques et de projets culturels ambitieux. Ses nombreux amis à Hong Kong et dans la région gardent en mémoire son enthousiasme, sa gentillesse et sa modestie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Gabriel Personne, Flic et poète, Georges Le Bigot, Revue Autrement, 1986.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Remerciements à M. Paul Clerc-Renaud pour le temps qu’il nous a consacré et ses précieux renseignements.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédit photographique : archives privées. Georges Le Bigot lors d’un repas à Lei Yu Mun avec Andréa Ferréol (à droite).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-5811535212677261162?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/5811535212677261162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=5811535212677261162&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5811535212677261162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5811535212677261162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/01/georges-le-bigot-fonde-path-overseas.html' title='Georges Le Bigot fonde Pathé-Overseas à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SWvzUyOtHPI/AAAAAAAAAUY/XfVeN9-XD3o/s72-c/Le+Bigot.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-7664039793996572222</id><published>2009-01-08T23:57:00.000+08:00</published><updated>2009-01-09T00:59:05.366+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>La promotion de la langue française en 1928.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Défendre et promouvoir la langue française en territoire anglophone n’a jamais été tâche facile, sous toutes les latitudes. En 1928, le consul de France à Hong Kong oeuvrait déjà en ce sens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En 2008, les échanges universitaires, la coopération universitaire, les bourses scolaires, les programmes «Erasmus», les «Plans pour la défense du Français» et les actions relevant de la Francophonie, participent à la promotion de la langue française. Il y a 80 ans, la tâche s’avérait plus ardue et la panoplie de moyens plus réduite, mais non sans résultats, comme le rapporte alors le consul de France. Dans une dépêche du 4 décembre 1928, Georges Dufaure de la Prade répond à une enquête que le ministère des Affaires étrangères vient de lancer (déjà à cette époque!) sur la situation de la langue française dans les pays et territoires où sont implantés les ambassades et consulats de France. Le consul fait le point sur les établissements français mais aussi sur les «écoles et universités étrangères locales». Sa lettre fournit ainsi de précieuses indications sur l’offre éducative à Hong Kong en 1928, tant dans les écoles primaires et secondaires, françaises et étrangères, qu’à l’université.&lt;br /&gt;Les «deux établissements fondés par nos compatriotes, le St Joseph’s College pour les garçons et le French Convent, pour les filles […] donnent à la langue française la place maxima que leur permettent les programmes officiels». Ainsi, Au St Joseph’s College, école fondée par les Missions Etrangères de Paris, «avec une population de 850 élèves, chinois, portugais de sang mêlé dits Macaïstes, et une quarantaine d’Européens, […] la langue française est obligatoire à partir de la 4e pour tous les élèves qui ne suivent pas les cours de chinois ou de portugais. Les heures de français sont données aux mêmes heures que les cours de chinois et de portugais». Au French Convent, école de «265 élèves dont 175 chinoises et 90 étrangères», fondée par les sœurs de Saint Paul de Chartres, la situation est similaire. La place du français est donc satisfaisante dans les deux «établissements français» de Hong Kong qui, c’est notable, accueillent une très faible proportion d’élèves européens (moins de 5% pour St Joseph’s).&lt;br /&gt;Dans les écoles relevant des «initiatives étrangères locales», le consul note que «les programmes officiels ne font aucune place particulière au français dans les écoles primaires […] à l’exception de l’Ecole primaire dite «Peak School» où le français est obligatoire (où) dans les classes de 9e, 8e, 7e, l’enseignement comporte une heure et demie de français par semaine. En 6e l’enseignement du français est porté à 2 heures et demie par semaine». Pour la sixième, plus haute classe de ces établissements «étrangers», Dufaure de la Prade souligne que les «enfants ont alors de 10 à 11ans ; ils quittent alors Hong Kong après leur année de sixième et continuent leurs études en Angleterre ; ceux qui restent à Hong Kong peuvent achever leurs études à la «Central British School».».&lt;br /&gt;Dans les «écoles secondaires filles et garçons (étrangères), le français est facultatif». Une exception existe cependant à la «Central British School», qui relève du Gouvernement de Hong Kong et où le français est obligatoire. A l’université de Hong Kong enfin, «le français est facultatif».&lt;br /&gt;Après ce panorama du système éducatif à Hong Kong, le consul évalue la situation de l’enseignement de la langue française dans la colonie: «la place qu’occupe le français n’est pas très importante; avec les programmes chargés comme ils le sont, avec la clientèle presque uniquement chinoise des écoles de Hong Kong et le peu d’utilité pratique que présente nécessairement pour ces Chinois la connaissance de la langue française, l’on ne peut qu’espérer que cette place puisse s’accroître sensiblement; néanmoins la place du français est appréciée, et l’on peut affirmer qu’il y a plutôt tendance à accroissement qu’à stagnation». Constat quelque peu désabusé avec cependant une pointe d’optimisme…&lt;br /&gt;Cet optimisme se retrouve dans l’étude que fait le consul sur les examens que doivent passer élèves et étudiants de Hong Kong. Il note ainsi que le «matriculation examination, qui correspond à notre baccalauréat, comporte à titre de matière à option un examen de langue moderne – autre que l’anglais, lequel est obligatoire». Le français et le portugais peuvent être choisies comme langue étrangère, sans en aviser l’université alors que le choix d’une autre langue impose d’avertir l’université six mois à l’avance et «cette condition indique déjà une primauté de la langue française. Cette primauté est encore soulignée par le fait que pour la seule langue française, il est prévu un examen oral obligatoire pour les candidats désirant obtenir une mention Distinction», viatique précieux pour l’université.&lt;br /&gt;Après ce bilan mitigé sur la place du français à Hong Kong, le consul examine la situation des professeurs qui enseignent le français dans les «établissements étrangers» c’est-à-dire non gérés par les ordres religieux français. Et il juge la situation préoccupante à plus d’un titre. Il déplore ainsi que «les professeurs de français dans les trois ordres (primaire, secondaire et université) ne sont pas de nationalité française; il n’y a ni belges ni suisses; une institutrice, née en France, professe dans une école du Gouvernement, elle est diplômée de la Faculté d’Aix (baccalauréat lettres, complet, philosophie)». En outre, les professeurs de français «ne sont pas tenus de faire des stages en France, en Belgique ou en Suisse; en général, les cours sont confiés de préférence aux professeurs ayant fait de pareil stages, dont la durée n’est pas limitée». La Francophonie, bien avant d’être institutionnalisée, est déjà présente dans  l’analyse que fait le consul quand il mentionne des professeurs de français belges ou suisses, avec l’exception notable de ceux du Canada… Dufaure de la Prade cite aussi une lettre du Vice-Chancelier de l’Université de Hong Kong qui, lui aussi, regrette ce manque de professeurs de français, qui l’oblige à enseigner alors que «(he) has no qualification in the teaching of French other than a love of everything French and an enthusiasm for the language and literature of France».&lt;br /&gt;Les préoccupations du consul de France en 1928 s’avèrent donc très proches de celles de ses successeurs et de celles des attachés culturels qui se sont succédé depuis cette époque. Le français, après l’anglais et le chinois, et loin derrière ces langues, occupe en 1928 la première place parmi les langues enseignées à Hong Kong. Et déjà se posent les problèmes du nombre d’enseignants et de leur formation. Il y a 80 ans, la défense et la promotion du français à Hong Kong, œuvre de longue haleine, demandait donc déjà moyens, persévérance et motivation….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : archives du ministère des Affaires étrangères, Nantes. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-7664039793996572222?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/7664039793996572222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=7664039793996572222&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/7664039793996572222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/7664039793996572222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/01/la-promotion-de-la-langue-franaise-en.html' title='La promotion de la langue française en 1928.'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-3637448876881247119</id><published>2009-01-05T00:57:00.005+08:00</published><updated>2009-01-07T16:48:02.129+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Polémique autour d’un typhon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dans les jours qui suivent le violent typhon du &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/18-septembre-1906-le-contre-torpilleur.html"&gt;18 septembre 1906&lt;/a&gt;, une vive polémique se déclenche à Hong Kong : pourquoi le Royal Observatory n’a-t-il pas donné l’alerte, alors qu’il a été créé, justement, pour prévenir de tels drames?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L’île de Hong Kong est située sur les côtes de Chine du sud (22°N, 114°E), au milieu d’une zone au climat sub-tropical, frappée régulièrement entre août et octobre par des typhons. Leur violence peut provoquer de grands dégâts et surtout causer des pertes humaines. La chronique de Hong Kong est ponctuée de récits de cyclones, typhons et ouragans dévastant le territoire.&lt;br /&gt;Ainsi, le consul de France, quatre ans après l’ouverture du consulat, fait déjà état d’un ouragan qui a touché la colonie le 8 septembre 1867. Dans sa dépêche du 10 septembre, le consul Du Chêne décrit cet «ouragan dont les conséquences ont été désastreuses […] et qui a causé tant dans la rade que dans la ville des pertes dont le chiffre n’est pas encore appréciable. […] Quatre navires étrangers ont été jetés à la côte. Un schooner américain a sombré ainsi qu’une grande quantité de jonques chinoises». Une frégate à vapeur de la marine impériale, «La Guerrière», en escale à Hong Kong, a aussi été endommagée et «est obligée de passer au dock et de subir des réparations qui la retiendront au moins un mois ici».&lt;br /&gt;Ces risques récurrents que font peser les éléments sur Hong Kong conduisent les autorités coloniales à créer, en 1883, le «Royal Observatory», chargé de la mesure du temps, du recueil des données météorologiques et magnétiques et de la prévision des cyclones tropicaux. Un système d’alerte est mis en place et, quand il est déclenché, les tirs d’un  canon dédié à cette mission doivent avertir la population et les navires en rade de l’imminence d’un typhon.&lt;br /&gt;Pourtant, le 18 septembre 1906, ce système d’alerte n’a pas fonctionné. Comme le souligne le commandant du contre-torpilleur français «Sabre», en escale dans la rade, «le service du port n’a pas donné l’avis habituel concernant l’approche d’un typhon». Cette grave lacune va provoquer dans les jours qui suivent le désastre une vive polémique, qui met en cause le Royal Observatory et son directeur, sévèrement attaqué par les journaux de la colonie. Pourquoi l’Observatoire n’a-t-il pas donné l’alerte? Etait-il en mesure de le faire? Comment éviter à l’avenir ce genre de drame? En réponse à ces violents débats, le Gouverneur anglais, Sir Matthew Nathan, décide d’établir une Commission d’enquête qui doit déterminer les fautes commises, prendre des sanctions et adopter des mesures préventives.&lt;br /&gt;En effet, le typhon qui a frappé Hong Kong le 18 septembre fut d’une rare violence et l’absence d’alerte a aggravé les dégâts matériels et les pertes humaines. Le consul de France, Auguste Liebert, rappelle dans une dépêche du 3 mai 1908 l’étendue du désastre, qu’il avait déjà décrit dans son rapport de 1906 : «Près de 60 grands navires de type européen, 34 chaloupes à vapeur et des centaines de chalands, d’allèges et de jonques furent coulés, jetés à la côte ou avariés au cours de ce typhon qui ne dura pourtant que 3 heures mais dont le centre passa en plein sur la colonie. La flottille de pêche de Hong Kong, comprenant au moins 1500 barques ou sampans fut coulée et on estime à 7 à 8000 le nombre des chinois qui furent noyés». Les cinq contre-torpilleurs français en escale ont également été touchés et «eurent des avaries plus ou moins graves». La «Fronde», abordée, a sombré et «cinq hommes de l’équipage de ce petit navire disparurent et &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/le-monument-perdu-et-retrouv-de-la.html"&gt;leurs cadavres n’ont jamais été retrouvés&lt;/a&gt;». Ce sont ces pertes causées à la flottille française présente en rade qui ont conduit le consul de France «à intervenir –à titre d’ailleurs privé- dans les travaux de la Commission d’enquête». Il précise : «…et je crois avoir servi par les dépositions que j’ai faites devant la Commission, les intérêts de la navigation dans ce grand port fréquenté par un nombre considérable de navires de guerre et de commerce français».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SWDuhPzTlBI/AAAAAAAAAUQ/8mnrlR4xLqQ/s1600-h/1906+typhoon+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 268px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SWDuhPzTlBI/AAAAAAAAAUQ/8mnrlR4xLqQ/s400/1906+typhoon+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287488217477780498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les travaux de la Commission d’enquête évoqués par le consul de France durent plusieurs mois et font l’objet de débats au Conseil législatif («Legco») de la colonie en mai 1907. Mais les conclusions du rapport de la Commission ne sont pas à la hauteur des attentes du consul Liebert: «Ainsi qu’il fallait s’y attendre, l’Observatoire -service officiel britannique- a été exonéré =officiellement= (mot souligné par le consul), mais il n’en est pas moins vrai que satisfaction a été donnée à l’opinion publique par la mise à la retraite de son directeur, M. Doberck. Enfin, ce qui vaut mieux encore, des ordres ont été donnés pour que l’Observatoire de Hong Kong tienne compte d’une façon plus sérieuse qu’il ne l’avait fait jusque là des télégrammes météorologiques qui lui sont envoyés par les observatoires de Zi Ka Wei et de Manille». Parmi les autres mesures adoptées, le canon donnant l’alarme est supprimé et remplacé par un système plus élaboré et des abris anti-typhons sont construits, dont celui de Causeway Bay.&lt;br /&gt;Même si l’Observatoire est exonéré de toute faute, les directives données à la suite de la publication du rapport fournissent des indications sur ce qui a pu lui être reproché. Il semble en effet que le Royal Observatory ne tenait guère compte des prévisions météorologiques transmises par l’observatoire de Zi Ka Wei (près de Shanghai, fondé par les Jésuites français en 1873) et par celui de Manille (fondé par les Jésuites espagnols en 1865). Or ces deux observatoires, à la pointe de la technique de l’époque, assuraient depuis des décennies la couverture météorologique des mers de Chine et leurs bulletins d’information étaient utilisés par tous les bâtiments croisant dans ces eaux. Mais, manifestement, l’Observatoire de Hong Kong a ignoré les informations envoyées par Zi Ka Wei et Manille, d’où l’absence d’alerte.&lt;br /&gt;C’est ce que confirment les archives de la Marine Nationale. Ainsi, le 3 novembre 1901, le capitaine de frégate Morazzani, commandant le bâtiment de transport «Nive», en escale à Shanghai, écrit à l’Amiral commandant l’escadre d’Extrême-Orient afin de lui faire part de ses réflexions concernant les typhons observés dans la zone, lettre qu’il communique également à l’observatoire de Zi Ka Wei. Dans sa lettre, le commandant de la «Nive» fait part de sa vision de marin naviguant dans ces eaux où «règne encore de l’incertitude sur l’origine et la trajectoire des cyclones». Le marin, face à ce danger, doit se reposer sur les prévisions des «observatoires de Manille, Hong Kong et Zi Ka Wei  (qui) rendent des services inestimables». Mais l’échange d’informations entre ces observatoires est indispensable pour assurer la meilleure prévision possible. Mentionnant ainsi  le Révérend Père Froc, météorologiste réputé de Zi Ka Wei : «il lui a suffi en 1898, pendant  que Manille n’envoyait plus d’indications, d’un télégramme relatant simplement une indication de vent ne cadrant pas avec le mouvement barométrique de la localité, pour qu’il ait pu avertir les ports d’Extrême-Orient, 3 jours à l’avance, de la menace d’un typhon». Le commandant de la «Nive» recommande donc de «multiplier les points –navires ou observatoires- où l’on recueille des indications météorologiques =contrôlées=».&lt;br /&gt;Le Père Louis Froc répond au commandant de la «Nive» dans une lettre du 5 novembre 1901: «Vous dites que nous avons annoncé un typhon à Hong Kong 3 jours à l’avance: nous l’avons annoncé partout, mais pas à Hong Kong ; c’est le seul port qui ait refusé de recevoir de nous quelque avertissement que ce soit, dont le directeur s’est efforcé de faire enjoindre la même interdiction à l’Observatoire de Manille qui, grâce à ces démarches a, durant quelques semaines, reçu défense expresse de nous annoncer les typhons si redoutés!».&lt;br /&gt;Les archives de la Marine Nationale confirment donc ce que relève le rapport de la Commission d’enquête: l’Observatoire de Hong Kong, systématiquement, refusait de coopérer avec les autres observatoires de la région. Il s’agissait d’une attitude délibérée, sans doute liée à une certaine arrogance de son directeur, qui durait depuis de nombreuses années, au moins depuis huit ans.&lt;br /&gt;Pour autant, le drame aurait-il pu être évité? Les experts contemporains qui ont analysé les données météorologiques du 18 septembre 1906, estiment que, compte-tenu des moyens de l’époque, ce typhon ne pouvait pas être détecté à temps. Les informations sur Hong Kong et sa région diffusées ce jour-là par les observatoires de Zi Ka Wei et Manille ne mentionnent d’ailleurs pas de risque de typhon. Et les descriptions et relevées concernant le  typhon qui frappa Hong Kong montrent bien qu’il s’agissait d’un phénomène exceptionnel. Le typhon ne dura en effet que deux heures et demi ou trois heures, période très courte pour un typhon, qui dure généralement un ou plusieurs jours. Le typhon s’est développé soudainement, son diamètre était de faible taille et les vents violents furent très violents. Il s’agissait donc d’un phénomène rare, d’une intensité très forte et brève, et que personne, à l’époque, ne pouvait prévoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Sources : archives du ministère des Affaires étrangères, Nantes ; archives du Service historique de la Défense, section Marine, Toulon ; La Revue Maritime, septembre 1951. Crédit photographique : HKMM.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-3637448876881247119?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/3637448876881247119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=3637448876881247119&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/3637448876881247119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/3637448876881247119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2009/01/polmique-autour-dun-typhon.html' title='Polémique autour d’un typhon'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SWDuhPzTlBI/AAAAAAAAAUQ/8mnrlR4xLqQ/s72-c/1906+typhoon+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-84744115286352724</id><published>2008-12-22T17:24:00.001+08:00</published><updated>2008-12-24T03:34:17.394+08:00</updated><title type='text'>Joyeux Noël et bonne année 2009</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le blog des 160 ans d'histoire(s) des relations entre Hong Kong et la France prend des vacances... Depuis six mois déjà, nous avons compilé et recoupé des informations provenant de centaines de documents et de dizaines de sources, pour mettre en lumière la présence française à Hong Kong depuis 1848 (et avant...). Anecdotes insolites, grandes aventures humaines, épopées techniques et récits du quotidien, nous avons tenté de vous apporter une vision large et riche de cette Histoire en construction.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a encore tant à dire! Nous vous donnons donc rendez-vous le lundi 5 janvier pour de nouvelles aventures historiques... d'ici là, passez de très bonnes fêtes de fin d'année!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Christian Ramage.&lt;br /&gt;François Drémeaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-84744115286352724?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/84744115286352724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=84744115286352724&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/84744115286352724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/84744115286352724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/joyeux-nol-et-bonne-anne-2009.html' title='Joyeux Noël et bonne année 2009'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-5107869898396073656</id><published>2008-12-18T08:04:00.004+08:00</published><updated>2008-12-18T15:23:00.976+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><title type='text'>Marc Chadourne, journaliste en escale à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Après Chadourne l’écrivain, &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/marc-chadourne-romancier-en-escale-hong.html"&gt;lundi dernier&lt;/a&gt;, voici Chadourne le journaliste… Lors de son séjour à Hong Kong, le Français ne se contente pas de décrire son environnement. Il interroge ses compatriotes installés sur place depuis quelques temps. Il fait notamment la connaissance d’un employé de la Banque d’Indochine qui l’embarque dans une instructive séance de shopping. Crise financière, contrefaçon, discussions sur le «made in China», les thèmes abordés ont parfois une résonance actuelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Une fois les premières impressions sur la ville apparues sous son incisive plume, Marc Chadourne donne dans la nuance et s’attarde sur l’actualité de la ville. Alors que la Chine est percluse de révoltes, les Européens semblent dominer. «Au seuil de ce continent obscur et chaotique dont il tient les entrées, la rivière et le rail, l’Occident est maître. Tentation vertigineuse: ce vieux monde malade est à lui. Erreur. Rien n’est à lui. Ce qu’elle a donné, la Chine sait le reprendre. Ne l’a-t-elle pas déjà repris?».&lt;br /&gt;Le journaliste prend le dessus dans la suite du récit. Il retrace brièvement les récents événements de 1925-26 qui ont bouleversé la colonie britannique. Le tumulte social dirigé depuis Canton par les communistes et, surtout, le fameux envoyé des Soviets, Borodine, est dépeint en quelques lignes; une année de grèves, de boycott, de fuites des ouvriers communistes vers la Chine… jusqu’au jour où «l’étreinte se desserre. Hong Kong revit languissamment.» Le port, fatigué, se remet doucement, mais ses insuffisances sont montrées du doigt.&lt;br /&gt;«Sous les arcades de la cité que les hautes façades victoriennes écrasent d’une ombre maussade, je cherche les marques de sa faiblesse. Du dehors, rien ne paraît. Aux devantures, les éternels accessoires de luxe anglais : les beaux tweeds, les clubs de golf, les cravates rayées. Dedans, personne ! Si, les vendeurs qui s’empressent au-devant du client inespéré.» Le journaliste enquête du côté des maîtres de la ville. «Les grandes cités ont leurs médecins : ce sont les banquiers. Ils connaissent, s’ils ne le soignent, leur mal secret. Ils ont chaque jour leurs feuilles de température : les cours de change, le cours des titres. […] Je vais voir le praticien de la BIC [banque d’Indochine]. […] C’est un Français jovial, alerte […]. Il enveloppe de bonne humeur un pessimisme désintéressé : - Cela va mal oui. Mais ailleurs ? L’argent baisse un peu partout. C’est la crise… Ici les gens achètent moins: les lords de la guerre les ont trop squezzés.» Pour le banquier, le boycott est déjà de l’histoire ancienne. Les affaires reprennent et selon lui les Chinois ont encore bien trop besoin de Hong Kong; au passage, il révèle d’ailleurs que ce sont les Anglais qui leur vendent les fameux mausers aux Chinois…&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUjBAOReuQI/AAAAAAAAAUA/xFTTnbJEC6E/s1600-h/Chadourne2.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5280682772667480322" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUjBAOReuQI/AAAAAAAAAUA/xFTTnbJEC6E/s400/Chadourne2.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Chadourne questionne encore le banquier. Il n’y aurait donc plus aucun danger pour Hong Kong? Si, mais bien différent. Avec l’exemple des cotonnades anglaises, le financier résident explique que les importations ont dégringolé en flèche depuis 1925, non à cause du boycott, mais parce que les Chinois ont désormais leurs propres manufactures «à l’instar des disciples de Gandhi!». Le banquier continue sous la plume du journaliste: «A Kowloon, ils ont fait du beau travail les Anglais : ils ont remué ciel et terre, basculé les collines, ouvert les montagnes. […] Résultats : les filatures chinoises ont pris la place aménagée. Avant dix ans, Kowloon, territoire anglais, sera devenu le Manchester chinois.»&lt;br /&gt;Le résultat est un peu plus loin, dans un lieu que le guide appelle le «Sincere», et que le romancier compare à «la Samaritaine pendant les fêtes de Noël. Avec encore plus de lampions, de festons, de lanternes. Les portes battent sous un double flot continu». Marc Chadourne découvre une bourgeoisie chinoise de Hong Kong, jeune, habillée à la mode et achetant des produits d’Europe. Dix étages de luxe, «des restaurants, dancing, théâtre sur le toît, limonade-concert et vue sur Hong Kong». L’ancêtre des plus modernes «shopping mall» posent toutefois quelques problèmes aux Européens.&lt;br /&gt;Le banquier explique qu’avant, les intermédiaires européens étaient nécessaires. Maintenant tout se fait par catalogues et codes chiffrés. Les Chinois peuvent se fournir directement. Sans intermédiaires, les prix baissent de moitié. C’est la fin d’un système économique et c’est la première partie d’un danger plus réel que le boycott.&lt;br /&gt;Marc Chadourne s’amuse devant un chapeau anglais bien étrange, puis face à des complets vestons aux couleurs dont il ne soupçonnait pas l’existence. «De nos chapeaux eux-mêmes ils ont fait des chapeaux chinois. Occidentalisez la Chine et vous avez ce curieux cas de mimétisme à rebours : le chapeau caméléon.» Le secret et le succès de ces entreprises reposent largement sur la contrefaçon, c’est le deuxième péril majeur pour les Européens. L’ami banquier continue son explication: «le client chinois a encore le fétichisme de la marque d’Occident. Mais ça s’imite. Qui songe à protéger la marque en ce doux pays ? Voulez-vous voir les parfums, tous les faux Pivert, tous les faux Coty ? Comprenez-vous les prix du «Sincere» à présent?»&lt;br /&gt;La démonstration se poursuit par la conjonction des deux menaces, devant un authentique disque gramophone. Aucun doute, il ne peut être copié. Marc Chadourne s’entend annoncer le prix, négociable, de 90 dollars alors que le représentant de la firme, sans commission le vend à 120. «Ils vous vendront sans bénéfice. A perte même probablement. Ils ont tout le reste pour se rattraper. Mais ils auront le client –et la peau du concurrent. Vous voyez pourquoi j’achète ici mes chaussettes et mes souliers «Made in China»? Voilà pourquoi ça dort, là-bas, dans la Cité. Vous vouliez connaître le danger ? Il est là.»&lt;br /&gt;Sur le toît terrasse du grand magasin, les deux hommes prennent un verre. «Il n’y a pas que des «Sincere»… il y a des «Wing-On», des «Sun» […], la façade est anglaise. Mais dedans, tout est chinois». Les deux hommes devisent sur ce monde qui bouge, sans eux; l’un est fasciné et regarde avec passion, l’autre est inquiet et en parle avec amertume. Tout est question de point de vue.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUjBAiW2C7I/AAAAAAAAAUI/YANxgelgMQE/s1600-h/Chadourne3.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5280682778058689458" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUjBAiW2C7I/AAAAAAAAAUI/YANxgelgMQE/s400/Chadourne3.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le lendemain, Marc Chadourne prend le train vers Canton et rencontre un jeune étudiant hongkongais, fraîchement revenu d’Europe avec son diplôme de Droit. Une conversation s’engage sur la révolution communiste… que le jeune homme part rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Sources : Marc Chadourne, La Chine, Plon, 1931.&lt;br /&gt;Illustrations de Covarrubias, tirées de l’édition originale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remerciements à M. Yves Azémar et son inépuisable librairie d'ouvrages anciens sur l'Asie, 89 Hollywood road - Hong Kong. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-5107869898396073656?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/5107869898396073656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=5107869898396073656&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5107869898396073656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5107869898396073656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/marc-chadourne-journaliste-en-escale.html' title='Marc Chadourne, journaliste en escale à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUjBAOReuQI/AAAAAAAAAUA/xFTTnbJEC6E/s72-c/Chadourne2.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-736568572366637921</id><published>2008-12-15T23:45:00.003+08:00</published><updated>2008-12-18T15:23:48.894+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><title type='text'>Marc Chadourne, romancier en escale à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Marc Chadourne débarque à Hong Kong au début des années 30. Cette première étape de son séjour en Chine donne lieu à des descriptions imagées, fortes en couleurs et en mouvements, où l’auteur tente de rendre compte du tumulte qui l’entoure dans un style vif et percutant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Originaire de Corrèze, Marc Chadourne a 23 ans aux sortirs de la Grande Guerre. Il s’engage comme fonctionnaire dans l’administration coloniale et occupe des postes en Océanie puis au Cameroun. Traducteur des romans de Conrad en français, il prête également sa plume à de nombreux journaux. En 1927, il publie Vasco, à la mémoire de son frère, également romancier, et récemment décédé ; il obtient le prix Femina 1930 pour Cécile de la Folie. Les succès de ces deux ouvrages lui permettent de prendre du temps pour voyager. Il se lance alors dans un cycle d’enquêtes à travers le monde. Première destination : la Chine, avec la sortie d’un ouvrage éponyme en 1931, récompensé par le grand prix du reportage. Première étape : Hong Kong…&lt;br /&gt;«Aube moite. A peine levé, le soleil pompe, pour un prochain typhon, sur les eaux vertes, les vapeurs trop brillantes de la baie. Eployant leurs ailes brunes, oiseaux de nuit, des jonques louvoient, nous cernent. Sont-ce les pirates de Bias-Bay, ceux qui ont capturé le Solivken et le Kochow?» Avec un lyrisme incisif, mêlant étrangement phrases courtes et énumérations, le Français découvre la colonie britannique, ses contradictions et ses contrastes.&lt;br /&gt;La première vision est celle des navires de guerre, ancrés dans la baie. «Une couronne de cimes surgit des nues, monts chauves où s’embusquent des coupoles blindées. Au passage, dans ces nids d’aigles, on devine les grands canons désoeuvrés… Gibraltar d’Asie». Et l’image s’élargit sur le reste du port: «Le brouillard s’ouvre. Mille flèches de feu, tumulte de foire. La foire aux navires : cargos, paquebots, escadres, centaines de coques, rouillées ou flambantes, noires, grises, blanches, rouges, qui hurlent, meuglent, sifflent, ferraillent. Entre elles, cinglent de sombres hordes dont les voiles sont des nattes ou des haillons […]. L’une de ces barques s’abat sur nous dans un grand fracas de bois cassé, de toiles claquantes, s’agrippe de vingt gaffes à la fois. Clameurs d’abordage.» Marc Chadourne entre dans le port!&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUaJPs4YCjI/AAAAAAAAAT4/4yvS4EkCNjA/s1600-h/Chadourne1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5280058515977144882" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUaJPs4YCjI/AAAAAAAAAT4/4yvS4EkCNjA/s400/Chadourne1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;«Ces hurlements de fous, cette frénésie, cette pouillerie patibulaire… je reconnais déjà tout cela. C’est la Chine, son cri de meute famélique, sa couleur d’épices, de chiffes et de fumée, son audace, sa voracité. La Chine…» Et l’auteur de se raviser en approchant des côtes. «Mais cette ville qui, lentement, émerge des buées, échafaude en un prodigieux mirage son amphithéâtre de buildings, de palaces, de bungalows, monte à la verticale avec ses jardins suspendus, ses routes en lacets, ses châteaux en l’air, son double pic droit vers le ciel orageux, non, ce n’est pas la Chine… C’est une ville anglaise, c’est Hong Kong.»&lt;br /&gt;Comme beaucoup d’autres voyageurs avant et après lui, Marc Chadourne s’étonne de la façon dont cohabitent les deux cultures, les deux civilisations. Et comme beaucoup d’autres, il est admiratif du succès anglais sur l’île. «Hier un rocher aride que, seuls, les oiseaux de mer et les pêcheurs hantaient. Beau cadeau à faire à des Britanniques ! Aujourd’hui, une métropole d’Asie, la Porte du Sud. Cette ville a un âge d’homme. Ils ont mis moins de soixante ans à la bâtir.»&lt;br /&gt;Il brosse le portrait d’une cité confortable, sans revenir sur les inconvénients d’un climat auquel il a été habitué au cours de ses affectations coloniales. En quelques lignes, il reconstruit Hong Kong, de l’océan vers les sommets: «Œuvre de titans. Le roc éventré, les déblais poussés à la mer, ils ont posé les bases: les quais, les warfs, les entrepôts, la cité, -la statue de la reine entre quatre piliers. Puis à l’assaut : les habitations, les jardins, les casernes, les prisons, les cathédrales hissées –pierre à pierre, panier de terre par panier de terre,- à flanc de précipice, côtoyant l’abîme. Les routes goudronnées suivent avec elles, sur la roche à vif, tous les organes: les noires conduites d’eau, de gaz, d’électricité. Et la pierre fleurit, sur les flèches des Missions les palmes s’éploient ; du caillou jaillit l’hybiscus (sic) aux langues rouges, le frangipanier étoilé. Mille et mille façades, briques sombres ou crépis pâles, Richmond ou Chelsea, contemplent la mer chinoise où se rangent, jouets d’enfants rois, les grands «men of war» de Sa Majesté. L’île déserte s’apprivoise, ouvre ses gorges et ses criques aux laiteries, aux clubs, aux tennis, aux golfs, -aux cocktails de Repulse-Bay. Que sont Palm-Beach, la Riviera auprès de cet éden macadamisé ? Partout la grandeur anglaise, partout le visage anglais. Au sommet, portant les couleurs, le Peak Hotel, lugubre et altier comme la Tour de Londres. D’un trait, le funiculaire vous y porte. Le pic est conquis.» Dans ce souffle enthousiaste, on perçoit à la fois l’admiration du fonctionnaire colonial et la passion de l’écrivain voyageur, envoûté par un univers indomptable au premier coup d’œil.&lt;br /&gt;Maintenant sur le pic, Chadourne change de point de vue. Il embrasse du regard la ville depuis le haut, et contemple Central, la baie et Kowloon… «Cette cité pompeuse, le glorieux carré de banques, ces docks, ces entrepôts, ces arsenaux, et de l’autre côté du golfe que traversent chargés d’humanité, les ferry-boats, Kowloon, la péninsule aux collines lunaires où s’élève une ville neuve, Kowloon et ses manufactures, son Peninsular (sic) géant, terminus du rail qui, demain, reliera l’Europe à l’Extrême-Asie». Cette allusion au grand projet ferroviaire des Britanniques pendant l’entre-deux guerres montre que l’écrivain se renseigne avec pertinence sur l’actualité de la colonie. C’est le journaliste qui prend le dessus dans la suite du récit.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/marc-chadourne-journaliste-en-escale.html"&gt;A suivre…&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sources : Marc Chadourne, La Chine, Plon, 1931. Illustrations de Covarrubias, tirées de l’édition originale ; http://jacbayle.club.fr&lt;/span&gt; &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Remerciements à M. Yves Azémar et son inépuisable librairie d'ouvrages anciens sur l'Asie, 89 Hollywood road - Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-736568572366637921?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/736568572366637921/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=736568572366637921&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/736568572366637921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/736568572366637921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/marc-chadourne-romancier-en-escale-hong.html' title='Marc Chadourne, romancier en escale à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUaJPs4YCjI/AAAAAAAAAT4/4yvS4EkCNjA/s72-c/Chadourne1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-759984162777137832</id><published>2008-12-11T22:45:00.005+08:00</published><updated>2008-12-18T15:29:59.764+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1942-1964'/><title type='text'>La stèle des Français Libres</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Il y a 60 ans était inaugurée à Hong Kong une stèle érigée à la mémoire des &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/la-france-libre-hong-kong.html"&gt;Français Libres &lt;/a&gt;morts pour la France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce monument, lieu de mémoire, témoigne des actes de bravoure de Français qui ont pris part à la défense de Hong Kong en décembre 1941 ou qui ont participé à la résistance contre l’occupant japonais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le 31 mars 1948, une stèle à la mémoire des &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/la-france-libre-hong-kong.html"&gt;Français Libres &lt;/a&gt;est inaugurée par le consul de France, Robert Jobez, au cimetière militaire de Stanley, situé sur une péninsule au Sud de l’île de Hong Kong. C’est dans cette partie méridionale de l’île que se déroulent fin décembre 1941 les derniers combats contre les forces d’invasion japonaises. Cet endroit est aussi le site d’un camp de triste réputation où furent internés les Occidentaux faits prisonniers par l’armée japonaise après la capitulation de la colonie. Les Français Libres du territoire ont tous pris part à la bataille de Hong Kong. La stèle a été élevée par l’Association des Français Libres, dont le consul est délégué, «à la mémoire de leurs camarades tués ou décédés à Hong Kong». Dans une lettre du 31 mars, le consul précise que «ce monument érigé d’accord avec les autorités locales à l’entrée du cimetière militaire de Stanley a pu être construit grâce aux souscriptions des membres et à une conribution de la section de Changhai». Quand la stèle est inaugurée, quatre noms et mentions figurent sur une plaque de marbre blanc, où sont inscrites aussi les trois mentions «Pro Patria», «A la mémoire de nos camarades» et «Français Libres». Les archives du ministère des Affaires étrangères permettent de reconstituer le sort de ces Français Libres morts pour la France en Asie:&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUEoPDtU9AI/AAAAAAAAATo/5-SI3H03xCc/s1600-h/St%C3%A8le+Stanley+1948.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5278544477413504002" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 246px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUEoPDtU9AI/AAAAAAAAATo/5-SI3H03xCc/s400/St%C3%A8le+Stanley+1948.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;- «Lieutenant Frédéric Marie Jocosta, né le 12 juin 1908, engagé volontaire le 8 décembre 1941, tué à North Point le 19 décembre 1941»: officier de liaison et chef du service de renseignement de la France Libre à Singapour, Frédéric Jocosta est de passage à Hong Kong en octobre 1941. Il rejoint le Corps des Volontaires dès le premier jour de l’invasion japonaise, lancée le lendemain de l’attaque de Pearl Harbour. Frédéric Jocosta est tué dans les combats des premières semaines, sur l’un des points d’appui britanniques de la défense de l’île de Hong Kong.&lt;br /&gt;- «Soldat Armand Delcourt, A.S.C. né à Tournai le 4 mai 1899, engagé volontaire en juillet 1940, tué à Répulse Bay le 21 décembre 1941»: les archives précisent que «Monsieur Armand Delcourt, d’origine française mais belge de nationalité a trouvé la mort à Hong Kong dans des conditions particulièrement dramatiques». Le soldat Delcourt est en effet grièvement blessé de deux coups de baïonette à l’abdomen le 21 décembre. Deux jours plus tard, alors qu’il cherche un poste de secours pour se faire soigner, il est capturé par des soldats japonais à Repulse Bay, en même temps qu’une dizaine de soldats britanniques. Tous sont exécutés une demi-heure après leur capture d’une balle dans la nuque. Le consul de France, dans un mémoire de proposition pour décoration à titre posthume en date du 23 février 1947, précise au sujet d’Armand Delcourt : «faisant partie lui aussi malgré sa nationalité du mouvement de la France Libre et à ce titre s’était engagé dans le Corps des Volontaires».&lt;br /&gt;- «Cannonier Pierre B.M. Mathieu, 2nd BTY, né à Marseille le 5 juillet 1911, engagé volontaire en juillet 1940, décédé à Sham Shui Po le 27 août 1943». Agent de la compagnie Optorg de Hong Kong, Pierre Mathieu rejoint la France Libre en 1941 et devient secrétaire de la section de Hong Kong. Incorporé dans le Corps des Volontaires, affecté à la Deuxième Batterie d’artillerie, il est fait prisonnier le 25 décembre 1941, dernier jour des combats, et se trouve interné à North Point puis à Stanley. C’est dans ce dernier camp, Sham Shui Po, qu’il meurt «électrocuté sur les fils de fer barbelés».&lt;br /&gt;- «Captain J.B.E.R. Egal, H.K.V.D.C., né à Montclar d’Agenais le 6 mars 1892, décédé le 29 décembre 1947 à Hong Kong»: René Egal est l’ancien responsable de la France Libre à Shanghai et se trouve en transit à Hong Kong à l’ouverture des hostilités. Il rejoint le Corps des Volontaires de Hong Kong, comme capitaine, et fait partie du détachement chargé de la protection de l’usine électrique de l’île de Hong Kong. René Egal est fait prisonnier dans les premiers jours des combats et est interné au camp des officiers de Sam Shui Ho, à Kowloon. Un officier britannique, échappé de ce camp en 1944, fournit alors des nouvelles sur René Egal pendant sa période de captivité. En juillet 1944, Egal est «en bonne santé et a conservé un excellent moral. […] Il est assez convenablement traité et peut se procurer des vivres de l’extérieur. Il lui est permis de correspondre avec sa femme qui est professeur au collège municipal français de Shanghai». Libéré en 1945, René Egal reste à Hong Kong et ses années de captivité semblent l’avoir affaibli. Il décède en 1947 à l’âge de 54 ans.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUEoPd9KDAI/AAAAAAAAATw/WnBgurcOwa0/s1600-h/St%C3%A8le+Stanley.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5278544484459219970" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUEoPd9KDAI/AAAAAAAAATw/WnBgurcOwa0/s400/St%C3%A8le+Stanley.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Plusieurs années après son inauguration, la stèle est déplacée vers l’extrémité sud du cimetière de Stanley et la plaque est changée, comme le montre la comparaison des photos datant de 1948 et 2008. Deux noms sont aussi ajoutés à la liste initiale :&lt;br /&gt;- «Henri Belle, décédé à Narume, près de Nagoya le 3 novembre 1944» : marin de la marine marchande, Henri Belle est en transit à Hong Kong lors de l’invasion japonaise, alors qu’il s’est porté volontaire pour rejoindre la France Libre. Il s’engage alors lui aussi dans le Corps des Volontaires et est fait prisonnier à l’issue des combats. Comme d’autres prisonniers occidentaux, Henri Belle est transféré vers un camp d’internement au Japon où il décède en 1944, sans que les causes du décès soient connues.&lt;br /&gt;- «Paul de Roux, victime de la Kempetai, décédé à Hong Kong le 19 février 1944» : directeur de la Banque d’Indochine à Hong Kong, Paul de Roux prend part à la résistance contre les forces d’occupation japonaises. Arrêté et torturé par la police secrète japonaise, la Kempetai, il meurt le 19 février 1944. L’acte de décès dressé auprès des autorités britanniques le 13 avril 1950, sur témoignage de «M. Kwok Chan, compradore de la Banque de l’Indochine», mentionne «Unknown» pour la cause de la mort, indication «inconnue» reprise dans la transcription de cet acte de décès, inscrite au Consulat de France le 17 avril 1950.&lt;br /&gt;Pendant une cinquantaine d’années, de 1948 à 1997, le Consulat de France et les attachés militaires qui y sont affectés, comme le lieutenant-colonel &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/jacques-guillermaz-militaire-diplomate.html"&gt;Jacques Guillermaz &lt;/a&gt;ou le capitaine Galula, participent régulièrement aux commémorations organisées au cimetière militaire de Stanley, les 11 novembre, 8 mai ou 18 juin. Après la rétrocession de 1997, les fonctions d’attachés militaires sont supprimées et la tradition semble se perdre. On peut cependant relever, il y a une dizaine d’années, la tenue d’une cérémonie franco-anglaise au cimetière militaire. Le 8 août 2000 en effet, le commandant de la frégate Aconit et celui de la frégate de la Royal Navy HMS Cornwall, toutes deux en escale à Hong Kong, déposent une gerbe sur la stèle des Français Libres. Le geste est chargé de symboles car la frégate Aconit, dont le fanion arbore la croix de Lorraine des Forces Françaises Libres (FFL), porte le nom d’une corvette des Forces Navales Françaises Libres (FNFL), en opérations au côté de la Royal Navy pendant toute la guerre et célèbre pour avoir coulé deux sous-marins allemands le 11 mars 1943, à quelques heures de distance.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUEoOw5CScI/AAAAAAAAATg/eOjCp78p36E/s1600-h/Outlook.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5278544472362338754" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 190px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUEoOw5CScI/AAAAAAAAATg/eOjCp78p36E/s400/Outlook.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La tradition revit quand, les 18 juin 2007 et 2008, à l’occasion des escales du bâtiment de commandement et de ravitaillement BCR Var, navire accueillant l’amiral commandant la zone maritime de l’Océan Indien, une cérémonie de dépôt de gerbe est organisée le jour de l’Appel du 18 juin. Et la Marine Nationale, familière du port de Hong Kong depuis ses débuts, est également présente le 14 juillet 2007 quand les marins du Bagad Saint Mandrier, invités à Hong Kong pour la fête nationale, participent, au son de la cornemuse, à une cérémonie à la mémoire des Français Libres. Soixante ans après son inauguration, la stèle des Français Libres est redevenue un lieu de mémoire de la communauté française de Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="FONT-STYLE: italic; TEXT-ALIGN: justify"&gt;Sources : archives du ministère des Affaires étrangères, Paris, fonds Londres ; Archives du Consulat général de France à Hong Kong ; Evan Stewart, Hong Kong Volunteers in Battle, Ye Olde Printerie, Hong Kong, 1953.&lt;br /&gt;Crédits photographiques : archives du ministère des Affaires étrangères, Paris - Consulat général de France à Hong Kong. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-759984162777137832?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/759984162777137832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=759984162777137832&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/759984162777137832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/759984162777137832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/la-stle-des-franais-libres.html' title='La stèle des Français Libres'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SUEoPDtU9AI/AAAAAAAAATo/5-SI3H03xCc/s72-c/St%C3%A8le+Stanley+1948.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-773457032581068210</id><published>2008-12-08T00:25:00.005+08:00</published><updated>2008-12-08T00:25:00.385+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Religion'/><title type='text'>A Kowloon, le collège La Salle sort de terre en 1930</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nous avons déjà évoqué l’enseignement laïc et français à Hong Kong, et son histoire mouvementée de 1964 à nos jours (&lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/1964-une-cole-franaise-laque-ouvre-ses.html"&gt;ici&lt;/a&gt;). Avant la Seconde Guerre mondiale, il existe déjà un enseignement français, le plus souvent bilingue par ailleurs, animé par les religieux. Les écoles des Frères français connaissent alors un grand succès, à tel point qu’en 1930, un nouveau collège est inauguré. Le Frère Aimar en est le fondateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 5 novembre 1930, la première pierre du collège La Salle est posée à Kowloon, dans une zone alors fraîchement urbanisée. Un acte tout à fait symbolique, puisque comme le dit Georges Dufaure de la Prade, Consul général de France en poste à l’époque, «à proprement parler la première pierre a été scellée alors que les travaux d’édification du collège se trouvent déjà poussés fort loin : deux étages sont [déjà] construits.» Sir William Peel, Gouverneur de Hong Kong, officie en ce jour d’inauguration des travaux, accompagné de Mgr Constantini, le délégué apostolique, ainsi que Mgr Valtorta, évêque de Hong Kong. L’événement mérite en effet tous ces déplacements car c’est un projet ambitieux qui vise à ancrer plus encore l’enseignement des religieux français à Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STvzvhI5YgI/AAAAAAAAATQ/os0ZSNp4wuE/s1600-h/Coll%C3%A8ge+La+Salle.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 257px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STvzvhI5YgI/AAAAAAAAATQ/os0ZSNp4wuE/s400/Coll%C3%A8ge+La+Salle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277079386069754370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les Frères de la doctrine chrétienne, à l’origine de ce nouvel établissement, ont inauguré leur première école à Hong Kong en 1875. Ils déménagèrent de nombreuses fois pour s’établir enfin sur Kennedy road avec le collège Saint-Joseph, en 1914 ; le Frère Aimar, tout juste arrivé à Hong Kong est alors nommé Directeur. Il en fait «l’un des meilleurs établissements d’éducation de la ville», fort de 620 élèves en 1930. Avec cette solide réputation vient la crise du logement : les effectifs augmentent et les nombreux aménagements de l’école ne suffisent plus à contenir tout le monde. Le  consul revient sur les faits : «C’est à partir de 1924, que le Directeur des Frères de la Doctrine chrétienne, préoccupé par l’exiguïté  de son école située à Hong Kong et désireux aussi de donner satisfaction aux doléances des parents d’élèves résidant à Kowloon, rechercha, dans les nouveaux districts et dans la partie dénommée Kowloon Tong, le site le mieux approprié pour l’établissement d’un collège».&lt;br /&gt;Dufaure de la Prade rappelle que le précédent gouverneur, Sir Cecil Clementi, était également enthousiaste sur ce projet; c’est lui qui a aidé les Frères à acquérir le terrain sur lequel ils ont jeté leur dévolu. «Ce terrain, d’une superficie de plus de 400 acres fut acquis pour la somme de 120,000 dollars le 23 avril 1928, les plans furent immédiatement dressés, et sitôt qu’ils eurent été approuvés par le Supérieur Général de la Société […] les travaux commencèrent ; ils représentent une dépense de 900,000 dollars.» Au final, «il s’agit d’un bâtiment considérable, en ciment armé, comportant l’emplacement pour vingt classes, pour une salle de réunion, des laboratoires de physique et de chimie ; sept cents élèves pourront y suivre leurs cours et se préparer aux examens correspondant à notre certificat d’étude et à notre baccalauréat.» On est bien loin des 35 élèves de 1964… car l’ambition n’est pas la même. Les religieux souhaitent également atteindre le public autochtone pour poursuivre et consolider leur œuvre d’évangélisation.&lt;br /&gt;La question financière préoccupe beaucoup le Frère Aimar, Directeur des deux collèges. Les ressources sont épuisées, «mais il espère que ceux qui s’intéressent aux choses de l’éducation l’aideront,» précise le Consul, «et puis, par-dessus tout, il sait en bon Français qu’il est, qu’à cœur vaillant rien d’impossible.» Les Frères «ont reçu une subvention de 50,000 dollars du Gouvernement de Hong Kong, et le gouverneur a souligné qu’une aide plus substantielle leur serait accordée si les ressources de la trésorerie n’étaient pas aussi restreintes.» Peut-être est-ce, de la part du Consul, une manière déguisée de rappeler à ses supérieurs que le Frère Aimar adresse régulièrement des demandes de subsides qui restent, injustement selon lui, sans réponse0. La seule aide que le gouvernement français octroie au collège Saint-Joseph, ce sont quelques colis de livres, choisis par «la Section littéraire et artistique du Service des œuvres françaises à l’étranger de la Direction des Affaires politiques et commerciales du Ministère des Affaires Etrangères» (sic)…&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STvz3RKQDxI/AAAAAAAAATY/OHVFRMLQi8E/s1600-h/Pierre+de+fondation.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 181px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STvz3RKQDxI/AAAAAAAAATY/OHVFRMLQi8E/s320/Pierre+de+fondation.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277079519219420946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans une dépêche adressée au Ministre des Affaires Etrangères, le consul cite des passages entiers du discours louangeur du gouverneur de Hong Kong au sujet du frère Aimar. «A cet éloge, il m’est agréable de souscrire de tout cœur, et je crois que toute marque d’intérêt que voudrait bien lui donner le Gouvernement de la République serait accueillie avec fierté par ce vaillant et excellent Français.» A plusieurs reprises, le consul général propose le religieux pour les plus hautes distinctions françaises. Le travail du Frère est effectivement considérable : «[Lorsque le bâtiment sera achevé] le Frère Aimar aura en moins de 20 ans doublé une œuvre scolaire, basé sur les grands principes d’ordre et de discipline, où grâce à un exercice méthodiquement dosé des études et des sports est pratiqué l’adage «mens sana in copore sano».»&lt;br /&gt;Aujourd’hui, le collège La Salle existe encore, toujours au même endroit, dans une rue qui s’appelle désormais… La Salle road! La statue de Jean-Baptiste de la Salle, «père de la pédagogie moderne», réplique de celle exposée à Saint-Pierre de Rome, est devant l’entrée principale, non loin de la devise de l’école: «fides et opera» (foi et travail). Par ailleurs, un buste du Frère Aimar est posé dans le hall. Pendant l’Occupation japonaise, le Frère fondateur du collège s’est enfui vers l’Indochine… et y est mort quelques temps après. En 1966, ses restes ont été ramenés à Hong Kong et ensevelis sous son buste dans le collège pour lequel il a tant donné, avec cette épitaphe : «Si monumentum requiris circumspice», c’est-à-dire, «si vous cherchez un monument [en la mémoire de cet homme] regardez autour de vous». Lors de la reconstruction du collège en 1982, ses cendres ont été déplacées au cimetière de Happy Valley, mais le buste est toujours sa place.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources: Archives des Missions Etrangères de Paris ; Archives du ministère des Affaires Etrangères, Nantes ; &lt;a href="http://www.blogger.com/www.lasalle.edu.hk"&gt;www.lasalle.edu.hk&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédits photographiques : Archives des Missions Etrangères de Paris pour la photo du jour de l’inauguration ; &lt;a href="http://www.blogger.com/www.lasalle.edu.hk"&gt;www.lasalle.edu.hk&lt;/a&gt; pour la photo de la pierre inaugurale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-773457032581068210?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/773457032581068210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=773457032581068210&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/773457032581068210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/773457032581068210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/kowloon-le-collge-la-salle-sort-de.html' title='A Kowloon, le collège La Salle sort de terre en 1930'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STvzvhI5YgI/AAAAAAAAATQ/os0ZSNp4wuE/s72-c/Coll%C3%A8ge+La+Salle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-3272392135249289341</id><published>2008-12-04T00:37:00.003+08:00</published><updated>2008-12-18T15:32:27.162+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1942-1964'/><title type='text'>Jacques Guillermaz, militaire, diplomate et sinologue</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le général Jacques Guillermaz a consacré sa vie à la Chine, comme militaire, puis diplomate, attaché militaire auprès des représentations françaises, dont celle de Hong Kong, ville qui le fascine, et enfin comme universitaire. Il fut un des meilleurs sinologues français du XXe siècle, spécialiste de la Chine contemporaine, et ses ouvrages ont abreuvé des milliers d’étudiants, de diplomates et de lecteurs intéressés ou passionnés par la Chine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STaQQTdhlFI/AAAAAAAAATA/CiuhCPKr0OQ/s1600-h/guillermaz-1986.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5275562623287530578" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; WIDTH: 120px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 170px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STaQQTdhlFI/AAAAAAAAATA/CiuhCPKr0OQ/s320/guillermaz-1986.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Fils d’officier, né en 1911, Jacques Guillermaz décide de se consacrer aux métiers des armes et intègre l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr en 1930, après avoir préparé le concours au Prytanée militaire de La Flèche. Diplômé en 1932, le lieutenant Guillermaz est nommé en mai 1937 attaché militaire adjoint à Pékin, à la veille de l’invasion japonaise. Ce hasard des affectations a une influence déterminante sur le reste de sa carrière. En effet, alors que rien ne le prédestinait à un séjour en Extrême-Orient, cette mutation à Pékin sera la première d’une longue liste d’affectations en Chine mais aussi en Asie. Le jeune lieutenant embarque en février 1937 sur le paquebot «Aramis» des Messageries Maritimes et, après des escales à Port-Saïd, Suez, Djibouti, Colombo, Singapour et Saigon, Jacques Guillermaz découvre la Chine à Hong Kong. Son émerveillement ne se tarira jamais: «Au-dessus de son incomparable rade, cette dernière ville, qui m’apparut surtout comme un morceau de l’Empire britannique, étageait ses quartiers d’affaires, ses faubourgs populeux, ses villas coloniales.» Hong Kong est en effet la première étape d’une vie consacrée à la Chine. Jacques Guillermaz apprend la langue des Chinois, essaie d’en découvrir les coutumes et la culture et tente d’en comprendre la mentalité et les mœurs politiques. Sa maîtrise du chinois lui permet, au cours de sa carrière, de lier des relations avec des politiciens, des militaires, des seigneurs de la guerre et des personnages parfois troubles mais aussi avec l’homme de la rue, le marchand, le coiffeur, le tenancier d’échoppe.&lt;br /&gt;De 1937 à 1943, le lieutenant puis capitaine Guillermaz voyage en Chine, dans des conditions souvent précaires, voire dangereuses. Il suit le gouvernement du Guomindang de Tchiang-Kai-chek (JiangJieshi) de Nankin à Chongqing. Il rejoint ensuite la France libre à Alger, participe aux combats de la Libération et débarque sur les plages de Provence. Le commandant Guillermaz reprend ensuite en 1946 son poste d’attaché militaire à Nankin, où s’est réinstallé le gouvernement nationaliste. Il y demeure jusqu’en 1951 et assiste à la victoire communiste de 1949. Parmi les derniers Occidentaux à quitter la Chine communiste, Jacques Guillermaz observe attentivement pendant plus d’an an la transition du pouvoir et les changements imposés à la société, tels que le contrôle sur la population, la réforme agraire ou la loi sur le divorce. Le 22 janvier 1951, le lieutenant-colonel Guillermaz quitte la Chine Populaire et franchit la frontière avec Hong Kong au pont de Lowu. Mais, pendant les six mois qui suivent, Jacques Guillermaz continue à Hong Kong sa mission d’observation de la Chine et des profondes mutations engagées par le nouveau régime.&lt;br /&gt;Il devient ainsi un de ces premiers et fameux «China watchers» qui, pendant des décennies, utilisèrent Hong Kong comme poste d’observation avancé de la «Chine rouge». Du fait du statut du territoire, colonie britannique relevant directement de la couronne, le lieutenant-colonel Guillermaz est nommé «attaché militaire adjoint à Londres, détaché à Hong Kong». Sur fond de guerre froide, en période de guerre de Corée et de guerre d’Indochine, il étudie attentivement à partir de Hong Kong les évènements politiques qui déchirent la Chine et l’Asie. «Par son caractère international, sa situation au flanc de la Chine continentale, ses réfugiés, Hong Kong était naturellement un formidable nœud d’informations politiques et économiques». Les guerres qui sévissent en Asie se répercutent bien sûr à Hong Kong : «A l’époque, la population de Hong Kong ne dépassait guère cinq cent mille personnes. Les industriels chinois repliés de Shanghai, aidés par les capitaux des Chinois d’outre-mer, n’avaient guère lancé que quelques entreprises. Cependant la guerre de Corée gonflait le trafic du port, les bâtiments américains y relâchaient souvent, provoquant un certain «boom» des affaires dans les boutiques et les bars des quais et démontrant, une fois de plus, les surprenantes qualités commerciales des Chinois.»&lt;br /&gt;Jacques Guillermaz, dans sa description du Hong Kong de 1951, garde aussi cet émerveillement dont il témoignait déjà en 1937 : «Vu du pic ou des villas de Peak Road, le panorama de Hong Kong coupait le souffle. Ni le site prodigieux de Chungking, ni la rade de Toulon, ni la baie de Diégo-Suarez que je connaissais déjà, ni la baie d’Along, ni les lacs et les archipels finlandais de Kuopio que je devais connaître plus tard n’égalent la grandeur sereine de ses îles, de ses rocs, de ses promontoires aigus et fauves surgis d’une mer azurée ou céruléenne. Le glissement d’un croiseur gris-bleu rentrant au port au milieu de jonques trapues, aux voiles carrées traversées de nervures, le mouvement des cargos venus de partout, les allées et venues des ferries de la Star Line, abeilles bourdonnantes, les rumeurs montant sans cesse des rues fébriles, tout se fondait dans un seul cadre immense et superbe, mêlant l’immobilité éternelle du décor et le bouillonnement éphémère des hommes». Pour cet amoureux de l’Histoire, «les grands emporiums de l’Antiquité devaient offrir un spectacle analogue et de pareilles émotions».&lt;br /&gt;A Hong Kong, l’attaché militaire, familier de la Chine, côtoie tous ceux qui, par leurs fonctions ou leur expérience, représentent des sources d’informations précieuses: «des Chinois, citoyens britanniques et anoblis par la Reine [portant] fièrement leur titre de «sir»,» «gentlemen chinois», policiers, militaires «de la garnison anglaise, qui se comportait comme en Angleterre», banquiers «avec la même gravité que les Anglais de la City», «agents de compagnies de navigation, hommes d’affaires qui, par toutes sortes de voies obscures, étaient souvent avertis avant tout le monde d’évènements survenus ou à venir», […], «quelques bons journalistes, surtout américains anciens de Chine, qui se retrouvaient au Press Club de Canal Road, [et] se montraient intéressants et actifs». Il travaille aussi très étroitement avec son ami André Travert, «Secrétaire d’Extrème-Orient archiviste», personnage hors du commun, futur consul général de France à Hong Kong, 30 ans plus tard, et sur lequel nous reviendrons.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STaQX_txvII/AAAAAAAAATI/S3G00vm5Dhk/s1600-h/Une+vie+pour+la+Chine.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5275562755425942658" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 245px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STaQX_txvII/AAAAAAAAATI/S3G00vm5Dhk/s400/Une+vie+pour+la+Chine.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En juin 1951, le lieutenant-colonel Guillermaz quitte Hong Kong en même temps que le consul de France Robert Jobez, à bord du paquebot &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/08/le-flix-roussel-un-visiteur-rgulier-de.html"&gt;«Félix Roussel»&lt;/a&gt;. Il est remplacé par le capitaine Galula, que nous retrouverons également dans notre saga des Français de Hong Kong. Puis le colonel Guillermaz est nommé attaché militaire à Bangkok, de 1952 à 1956. Il commande ensuite un régiment pendant la guerre d’Algérie, de 1956 à 1958.&lt;br /&gt;A l’issue de ce temps de commandement, Jacques Guillermaz quitte le service actif et entame une troisième carrière, après celles de militaire et de diplomate. Il devient en effet universitaire et se consacre à l’histoire contemporaine de cette Chine où il a passé de longues années. Il fonde le «Centre de recherches et de documentation sur la Chine contemporaine», connu des étudiants sous le nom de «Centre Chine». Jacques Guillermaz en est le directeur de 1958 à 1976, en même temps que directeur de recherche à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Mais le général Guillermaz est aussi rappelé au service actif pour devenir en 1964 le premier attaché militaire près l’ambassade de France à Pékin, qui ouvre cette année-là après l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine Populaire. La «Chine Populaire» justement, c’est le titre d’un «Que Sais-je?» que Jacques Guillermaz consacre en 1959 à la nouvelle Chine, premier ouvrage d’une série de livres qui constituent une mine d’informations sur la Chine Populaire et le Parti communiste chinois. Dans sa dernière oeuvre, «Une vie pour la Chine : mémoires 1937-1989», Jacques Guillermaz raconte son expérience unique, cette triple vie consacrée à un pays qu’il a aimé et dont il a essayé de transmettre les clés pour le comprendre. Le général Jacques Guillermaz est décédé en 1998.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires étrangères, Paris ; Jacques Guillermaz, «Une vie pour la Chine, mémoires 1937-1989», deuxième édition, coll. Pluriel, Robert Laffont, 1993.&lt;/span&gt; &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Crédit photographique : EHESS.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-3272392135249289341?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/3272392135249289341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=3272392135249289341&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/3272392135249289341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/3272392135249289341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/jacques-guillermaz-militaire-diplomate.html' title='Jacques Guillermaz, militaire, diplomate et sinologue'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STaQQTdhlFI/AAAAAAAAATA/CiuhCPKr0OQ/s72-c/guillermaz-1986.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-5492458531266379744</id><published>2008-12-01T02:17:00.000+08:00</published><updated>2008-12-01T02:17:00.635+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><title type='text'>Hong Kong, une « étape asiatique » du Gouverneur Angoulvant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En 1930, Gabriel Angoulvant publie «Etapes asiatiques», un récit de voyage après plusieurs mois passés à arpenter l’Asie deux ans plus tôt. Ce haut fonctionnaire français a dévoué une grande partie de sa vie aux colonies et donc, à voyager dans le monde entier. Il porte bien souvent un regard blasé sur ce qui l’entoure, mais il est impressionné par Hong Kong et le pouvoir qui en émane. Une puissance sérieusement ébranlée par les récents conflits sociaux (1925) sur lesquels l’administrateur colonial ne manque pas de revenir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STKhiPVDC8I/AAAAAAAAAS4/WOehlMvYjx4/s1600-h/Angoulvant.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 231px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STKhiPVDC8I/AAAAAAAAAS4/WOehlMvYjx4/s320/Angoulvant.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274455723206708162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tonkin, Chine, Djibouti, Congo, Guadeloupe, Saint-Pierre-et-Miquelon, Inde, Côte d’Ivoire… la vie de Gabriel Angoulvant, administrateur colonial, n’est qu’une succession de destinations aux quatre coins du monde. En 1920, il prend sa retraite et devient, un peu plus tard, député des Indes françaises… jusqu’à sa déconvenue électorale de 1928. Pour s’occuper, et se consoler, il entreprend alors un périple en Asie. «En trois mois et dix jours, j’ai pu parcourir l’Indochine en automobile, de la frontière de Siam à celle de Chine, monter par le rail jusqu’à Yunnan-Fou, visiter les grandes villes chinoises du littoral, et en plus Nankin et Pékin, pousser de Dalny jusqu’à Kharbine en Mandchourie, et gagner de là Vladivostock, point de départ du Transsibérien, par la Corée et le Japon.» Ce long voyage qui donne lieu, en 1930, à la publication de l’ouvrage «Etapes asiatiques». Hong Kong est l’une de ses étapes.&lt;br /&gt;Dès la première ligne au sujet de la colonie britannique, Angoulvant en dit long sur l’activité dominante de la ville «avec ses seize grandes banques étrangères et ses cinquante banques chinoises». L’administrateur colonial, ancien gouverneur de Côte d’Ivoire puis gouverneur général d’Afrique équatoriale française, promène un œil expert sur ce que les Anglais ont fait de «Hong Kong, autrefois îlot désert et dénudé, aujourd’hui verdoyant, peuplé et plein d’une vie intense». Au cours de sa longue carrière, et surtout avant l’entente cordiale de 1905, le fonctionnaire français a été amené à rudoyer la perfide Albion, mais il reconnaît qu’il a sous les yeux «l’une des plus belles façades que l’Angleterre ait su se donner dans le monde, l’une des œuvres les plus impressionnantes que le labeur des hommes ait fait jaillir du néant».&lt;br /&gt;Et le voyageur d’être sous le charme. «Quand le soir tombe, le spectacle est réellement féerique; de la rade, on voit sur la rive les voies de la ville brillamment éclairées avec, de place en place, dans les quartiers de plaisir où la vie nocturne bat son plein, comme un véritable embrasement : jusqu’au sommet du pic, les lumières des villas blotties dans la verdure s’allument, piquant de petites étoiles la nuit qui vient, tandis que les phares des autos montant ou descendant les routes en lacets semblent des serpentins animés.» Gabriel Angoulvant est tout simplement admiratif, lui qui s’est essayé de nombreuses fois à la gestion des territoires colonisés. «C’est, en même temps qu’une véritable fête pour les yeux, l’évocation lumineuse d’une puissance attestée par les immenses travaux qui ont transformé un roc stérile en une cité moderne et prospère, où la beauté s’allie harmonieusement à la force.»&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STKhUx7ReyI/AAAAAAAAASw/fNUrRs0B8CA/s1600-h/Couverture+Angoulvant.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STKhUx7ReyI/AAAAAAAAASw/fNUrRs0B8CA/s320/Couverture+Angoulvant.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274455491975674658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Gabriel Angoulvant n’oublie pas l’envers de ce magnifique décor. En 1925, une grève généralisée «à l’instigation des bolchevistes russes de Canton» a paralysé l’économie de Hong Kong. «Le port s’est vidé de ses navires, qui ne pouvaient plus ni charger ni décharger […] les services publics - eau, électricité, transports en communs – ont cessé de fonctionner,» raconte l’ancien haut fonctionnaire, en renvoyant à la lecture des Conquérants d’André Malraux, qui revient longuement sur ces événements. Ces grèves parfaitement organisées et menées avec discipline ont fortement ébranlé la colonie britannique. «Hong Kong n’est pas encore remis de ses pertes, n’a pas reconquis jusqu’ici sa prospérité d’antan ; la valeur des immeubles a baissé de près d’un tiers.»&lt;br /&gt;«Malgré la médiocrité des temps nouveaux, la vie mondaine est toujours fort animée,» reprend-t-il plus positivement. Angoulvant décrit une ville dynamique qu’il compare avec lucidité aux possessions françaises, trop endormies selon lui. «Au lieu de se tenir à l’écart, figée dans son splendide isolement comme en Indochine, la colonie chinoise se mêle au mouvement moderne.» Il rédige au passage le portrait d’un jeunesse autochtone aisée qui s’occidentalise.&lt;br /&gt;Avant de partir, Gabriel Angoulvant s’autorise encore quelques balades. Il découvre le pic par le funiculaire en notant que «démocratiquement, son Excellence le gouverneur y prend place quatre fois par jour.» Puis il visite «Kow-Loon [où] une cité importante s’est bâtie qui abrite les employés de Hong Kong fuyant les loyers trop élevés de la grande ville.» Il rend enfin visite aux Missions étrangères «qui trouvent chez le gouvernement anglais un aide budgétaire dont l’importance fait contraste avec la modestie de nos subventions.» Une fois encore, avec lucidité sur les choix de son propre pays et impartialité au regard de sa couleur politique (de gauche radicale et anticléricale), l’ancien gouverneur reconnaît que les missions «ont beaucoup contribué à l’essor de Hong Kong.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Gabriel Angoulvant, Etapes asiatiques, Les éditions du monde moderne, 1930 ; &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Louis_Angoulvant"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Louis_Angoulvant &lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Crédits photographiques : &lt;a href="http://www.parti-ecologique-ivoirien.org/"&gt;http://www.parti-ecologique-ivoirien.org&lt;/a&gt; pour la photo du lieutenant gouverneur Angoulvant lors de son passage en Côte d’Ivoire.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Remerciements à M. Yves Azémar et son inépuisable librairie d'ouvrages anciens sur l'Asie, 89 Hollywood road - Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-5492458531266379744?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/5492458531266379744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=5492458531266379744&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5492458531266379744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5492458531266379744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/hong-kong-une-tape-asiatique-du.html' title='Hong Kong, une « étape asiatique » du Gouverneur Angoulvant'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/STKhiPVDC8I/AAAAAAAAAS4/WOehlMvYjx4/s72-c/Angoulvant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1615010229530145312</id><published>2008-11-27T08:19:00.005+08:00</published><updated>2008-11-27T08:19:00.548+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><title type='text'>Le mystérieux Breton Jean Cremet dans le Hong Kong des années 30 -2-</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Syndicaliste et révolutionnaire d’origine bretonne, Jean Cremet se trouve embarqué dans la tourmente russe après la Grande Guerre. Il prend ensuite ses distances avec Staline et part se faire oublier en Asie. Pour autant, il n’oublie pas ses engagements et ses idéaux…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 29 décembre 1929, il a déjà écrit une carte à sa fille Jeanne qui ne l’a pas vu depuis trois ans quand il a disparu la police aux trousses :&lt;br /&gt;«Ma petite Jeannette,&lt;br /&gt;Et bien oui, je suis un habitant de ces pays depuis déjà trois mois (cela n’est ni très drôle, ni très gai). Mais sois tranquille et mère aussi. Qu’elle fasse ce que je lui ai dit, et tout ira au moment voulu. Évidemment, garde pour toi, le petit renseignement que je te donne sur mon nouveau lieu de résidence. Je séjourne d’ici jusqu’au Japon. C’est extrêmement pénible, si c’est intéressant. Je te ferais passer d’autres cartes. Celle-ci représente le vieux port avec des barques exclusivement chinoises. Songe qu’on les trouve en mer à deux jours des côtes! Écris comme je t’ai dit la dernière fois. Parle-moi de ton travail, de ta santé et de tes projets. Mes baisers et mes souhaits les plus affectueux.&lt;br /&gt;Père.»&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSrWtUEcpEI/AAAAAAAAASg/GSFIO5C4ZE0/s1600-h/Cremet+Hong+Kong.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 110px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSrWtUEcpEI/AAAAAAAAASg/GSFIO5C4ZE0/s200/Cremet+Hong+Kong.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272262387760407618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On n’est pas à l’époque de l’Internet. En temps ordinaires, de tels messages mettent des semaines à parvenir à bon port. Mais dans le cas de Cremet, père et fille, c’est encore plus délicat. Il faut passer par des systèmes très élaborés, du Komintern, pour que l’adolescente de quinze ans ait des nouvelles de son aventurier de père.&lt;br /&gt;Et quelles aventures! En janvier, alors qu’il attend la venue de l’agent secret Sorge alias «Alex» et son radio Sepel Weingarten, il écrit coup sur coup deux cartes, l’une à Alphonsine, l’autre à Jeannette. Toutes deux reflètent un spleen du révolutionnaire clandestin. À la première, il explique notamment comment elle peut l’aider à se procurer d’autres papiers, et comment un émissaire va venir la voir. L’encre à peine sèche, il ajoute au crayon ces mots: «J’ai un cafard terrible dans ce sale pays. Mes baisers affectueux. Embrasse ma Nette! Comment va ton boulot? Si tu avais quelque chose de personnel, préviens-moi, que je ne commette pas de gaffe. Que sais-je: tu peux te remarier!».&lt;br /&gt;Dans un hôtel de Tsimshatsui, il songe au voyage qu’il vient de faire en provenance de Kobe. Puis il écrit une seconde carte. Elle représente le Pic Victoria, l’une de ses balades favorites, avec le port d’Aberdeen et Repulse Bay. Il l’envoie à ses parents (son père est ingénieur d’arsenal à Bizerte) et à sa sœur, également Jeanne. Là encore, il laisse entendre qu’il abandonnerait bien sa vie de clandestin qui lui pèse. Notamment par ses mots: «Combien de fois n’ai-je pas l’envie de jeter le bonnet par dessus le moulin…».&lt;br /&gt;Toutefois, le 3 février, Jean Cremet se retrouve avec Hô Chi Minh alias «Wong» pour la création du grand Parti communiste vietnamien, voulue par Moscou. Le congrès a lieu dans une maison de Kowloon, mais également au stade de football pendant un match (proche de l’ancien aéroport). Celui qu’on surnommera aussi l’Hermine rouge de Shanghai, Jean Cremet, a reçu les consignes du Komintern: fondre tous les groupes en un seul parti, le Dang Công San Viêt Nam. Déguisés en supporters de foot, les délégués vont suivre les conseils des deux délégués de l’Internationale. Puis, Cremet et le premier comité central élu, vont tenir conclave à Macao dans un hôtel.&lt;br /&gt;Le 6 février, Cremet écrit à Jeannette de Chine pour lui expliquer que la famille va recevoir de l’argent et que l’on entendra plus parler de lui pendant quelque temps. C’est en effet la dernière carte de cette époque que Rémi Kauffer et moi-même avons pu analyser. Un demi-siècle plus tard, nous avons trouvé dans les livres d’histoire, des versions irréconciliables de la triste fin de Jean Cremet en Chine. Parmi les vingt versions que nous avions trouvées, voici celle du professeur shanghaïen Zhou Shangwen dans son «Dictionnaire biographique du communisme international» publié en 1984, donnait un bon exemple à la notice 克列梅 :  Ke-lie-mei, Jang – Communiste français, il est envoyé début 1929 par le Komintern en mission en Chine et disparaît dans les environs de Macao, les causes de sa mort n’étant pas éclaircies».&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSrW4LI7zWI/AAAAAAAAASo/w7xa-wLoBvc/s1600-h/Couverture+livre+Cremet.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 211px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSrW4LI7zWI/AAAAAAAAASo/w7xa-wLoBvc/s320/Couverture+livre+Cremet.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272262574341868898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces versions étant contradictoires, cela nous a mis la puce à l’oreille. Et nous sommes partis en chasse de la vérité historique. C’est ainsi qu’en six ans, nous avons pu reconstituer la véritable histoire de Cremet et nous apercevoir que Hong Kong et Shanghai en avaient constitué le tournant décisif. Grâce à sa fille Jeanne retrouvée, l’accès aux cartes postales nous a permis de reconstituer sa trajectoire puis de découvrir qu’il avait vécu une seconde vie, en simulant sa propre mort pour échapper aux sbires de Staline. Cela Jeanne le savait mais la piste de Jean Cremet s’était encore ensablée dans les années cinquante… Et un beau jour nous avons pu, avant d’écrire notre livre, révéler à Jeanne comment son père, sous une nouvelle identité, après de multiples aventures dans la guerre d’Espagne ou dans la résistance, était finalement mort en 1973 en Belgique où il est enterré, encore de nos jours, sous un faux nom. Mais ceci est un nouveau mystère que nous réservons aux lecteurs de notre livre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RF.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Roger Faligot, Rémi Kauffer, L’Hermine rouge de Shanghai, Les portes du Large, Rennes, 2005. Crédit photographique : Faligot-Kauffer ; reproduction interdite.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Remerciements à M. Roger Faligot, co-auteur d’une passionnante biographie sur Jean Cremet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1615010229530145312?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1615010229530145312/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1615010229530145312&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1615010229530145312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1615010229530145312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/le-mystrieux-breton-jean-cremet-dans-le_27.html' title='Le mystérieux Breton Jean Cremet dans le Hong Kong des années 30 -2-'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSrWtUEcpEI/AAAAAAAAASg/GSFIO5C4ZE0/s72-c/Cremet+Hong+Kong.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-780932163774011417</id><published>2008-11-24T23:15:00.003+08:00</published><updated>2008-11-25T00:33:21.276+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><title type='text'>Le mystérieux Breton Jean Cremet dans le Hong Kong des années 30 -1-</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le 8 janvier 1930, attablé à l’un des hôtels de Hong Kong, un homme d’affaires discret rédige quelques cartes postales à sa famille. Est-ce un Français ? Car il signe ses missives «Jean Thibault» et les envoie à une Mme Thibault, en Loire-Inférieure, comme on appelait à l’époque ce département breton du pays nantais (la Loire atlantique d’aujourd’hui)? Ou bien, est-il plutôt un Belge, car il se trouve qu’il a accès à un second passeport, sous un nom flamand, avec lequel il a loué un appartement à Shanghai: René Dillen, commerçant international? Ni l’un, ni l’autre. Car son vrai nom est encore différent. Il s’appelle Jean Cremet.  Quel est ce mystérieux personnage ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Selon l’état-civil, il est bien né à La Montagne, dans ce pays nantais en 1892. Très jeune, il a été employé à l’arsenal d’Indret où son père était ingénieur et où l’on fabriquait, alors qu’approchait la Grande Guerre, des hélices de torpilles. Rompant avec sa famille, jeune syndicaliste et militant ardent du Parti socialiste, il s’est fait repérer très tôt par le commissariat spécial (ancêtre des renseignements généraux). Et pour cause: Jean Cremet, qu’on surnomme «le Petit Rouquin», mène tambour battant quelques grèves retentissantes ainsi que des actions antimilitaristes. Il a même, de surcroît, hébergé des camarades socialistes étrangers, et piloté, -pour ses vacances de 1911- un délégué russe qui aime la pêche à la crevette du côté de Pornic: le camarade Oulianov, sa femme et sa belle-mère.&lt;br /&gt;On l’a compris: six ans plus tard, l’Oulianov en question, est le maître de la Russie au Kremlin sous le nom de Lénine! Jean Cremet, malgré ses forts sentiments pacifistes a endossé l’uniforme en 1914 et de suite été blessé au Luxembourg belge dans les premiers combats meurtriers dans lesquels se sont affrontés jeunes bretons et jeunes bavarois. Quand le Parti communiste voit le jour en France, à Moscou on soutient certaines candidatures pour la direction aux côtés de cet autre vieux Breton, Marcel Cachin. La pêche à la crevette n’est pas oubliée. Lénine, puis son adjoint Staline, suggèrent de faire un bon sort au dirigeant régional Cremet. Mais acceptera-t-il de quitter Nantes, son épouse Alphonsine et leur petite fille Jeanne?&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSrWEFqISZI/AAAAAAAAASQ/p1cq8zw9vOs/s1600-h/Portrait+Jean+Cremet.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 271px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSrWEFqISZI/AAAAAAAAASQ/p1cq8zw9vOs/s400/Portrait+Jean+Cremet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272261679517288850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le voici à Paris, élu conseiller municipal du 14e arrondissement. Mais aussi, côté face, en 1925, secrétaire général adjoint du Parti communiste. Côté pile, c’est autre chose. Le 4e Bureau de l’armée rouge (autrement dit le service de renseignement qu’on appelle aussi GROu) lui demande de créer un vaste réseau d’espionnage à travers toute la France. Le premier du genre. Il s’agit d’implanter des correspondants dans tous les ports, les usines d’armement, les laboratoires les plus pointus de la technologie de l’époque. À cette époque où une génération entière a été traumatisée par la guerre de 14-18, ils sont nombreux à penser qu’en aidant la «patrie des prolétaires», l’Union soviétique, on sauvera la paix… Le Petit Rouquin et ses deux maîtresses, Louise et Madeleine Clarac, vont effectivement monter un vaste système de renseignement. Jusqu’au jour où, en mai 1927, la Sûreté, forte des aveux d’un de leurs correspondants, démantèle le réseau. C’est un énorme scandale ! Cremet disparaît. La police encercle l’ambassade des Soviets croyant qu’il y est caché… Mais il est déjà loin. À Moscou, avec ses deux compagnes, où il va représenter l’Internationale communiste, le Komintern.&lt;br /&gt;Sans doute d’autres que lui seraient rentrés dans l’histoire terrifiante du stalinisme en en devenant l’un des auxiliaires zélés… C’est mal connaître le «petit rouquin». On n’est pas Breton et de surcroît de tradition anarcho-syndicaliste sans être rétif aux injustices. À commencer par celles qui se propagent dans son propre camp. Bref, en octobre 1927, au moment où, au sein du Komintern, on veut exclure Léon Trotsky, le fondateur de l’Armée rouge, il s’oppose à Staline. Cinq ou dix ans plus tard, il eut fini une balle dans la nuque dans la terrible prison de la Loubianka ou déporté au Goulag en Sibérie. Et l’on aurait le souvenir que Jean Cremet fut le premier dissident français de renom du système communiste.&lt;br /&gt;Mais Staline n’a pas encore totalement conforté son pouvoir. Et Manouilsky, l’un des patrons de l’Internationale, qui apprécie le Petit rouquin lui propose la botte: «Tu vas en mission en Asie, on t’aura oublié, dans cinq ans Staline t’aura pardonné, s’il est encore parmi nous…». L’Asie? La Chine et l’Indochine, Jean Cremet n’en est pas absolument étranger. Surtout parce qu’il est ami depuis plusieurs années avec deux autres missi dominici du Komintern. Le premier c’est l’Indochinois Nguyên Ai Quôc (qu’on connaîtra un jour sous le nom d’Hô Chi Minh). Le second c’est l’Allemand Richard Sorge, qui a été choisi pour monter un vaste réseau de renseignement à Shanghai (et plus tard bien sûr au Japon, ce qui le perdra…). C’est pour rencontrer ces deux camarades que le Petit Rouquin est attablé au Peninsula de Hong Kong, en janvier 1930, et qu’il reviendra à plusieurs reprises dans la colonie britannique ces mois-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RF.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pour quelles raisons Jean Cremet se trouve-t-il à Hong Kong… et que compte-t-il faire dans la colonie britannique ? Vous le saurez jeudi, dans la suite des aventures du mystérieux Breton…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Roger Faligot, Rémi Kauffer, L’Hermine rouge de Shanghai, Les portes du Large, Rennes, 2005. Crédit photographique : Faligot-Kauffer ; reproduction interdite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Remerciements à M. Roger Faligot, co-auteur d'une passionnante biographie sur Jean Cremet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-780932163774011417?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/780932163774011417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=780932163774011417&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/780932163774011417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/780932163774011417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/le-mystrieux-breton-jean-cremet-dans-le.html' title='Le mystérieux Breton Jean Cremet dans le Hong Kong des années 30 -1-'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSrWEFqISZI/AAAAAAAAASQ/p1cq8zw9vOs/s72-c/Portrait+Jean+Cremet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-4427863168921696807</id><published>2008-11-20T01:30:00.009+08:00</published><updated>2008-11-23T12:25:04.175+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><title type='text'>Les compagnies françaises de navigation à Hong Kong en 1930</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dès ses débuts, le port de Hong Kong s’affirme comme l’un des plus actifs au monde par son trafic et par le nombre des mouvements de navires enregistrés chaque année. En 1930, cinq compagnies maritimes françaises sont implantées à Hong Kong et participent à cet intense trafic de marchandises et de passagers. Elles assurent les liaisons entre la France et l’Extrême-Orient mais aussi entre Hong Kong et l’Indochine française, les relations entre les deux colonies étant, à cette époque, très étroites.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En 1930, le port de Hong Kong est l’un des plus actifs au monde. En 1928 il enregistre un trafic de 45 millions de tonneaux, effectué lors des entrées et sorties de 298 707 bâtiments de tous tonnages, navires à vapeur ou jonques chinoises à voiles, encore très nombreuses. Dans sa dépêche du 11 mars 1930, le Consul de France, Marc Duval, fait le point sur la part de la France dans cet intense commerce maritime.&lt;br /&gt;La population de Hong Kong est alors d’un million d’habitants, dont 18 150 Européens. En 1930, la communauté française n’est que de « 112 personnes, dont 34 religieux et religieuses », soit à peine plus que dix ans plus tôt, quand elle s’élevait à 85 ressortissants. Mais, comme en 1920, cette communauté française, faible par sa taille (moins de 1% de la population européenne) s’avère très dynamique, en particulier dans le domaine maritime. Ainsi, pour le tonnage de navires, la part des compagnies françaises dans le trafic du port de Hong Kong place la France au 5e rang des pavillons recensés dans le port de Victoria, «après les pavillons britannique, japonais, américain, chinois et avant les pavillons norvégien, allemand, danois, italien, suédois et portugais». Le nombre d’entrées et de sorties de navires français n’est cependant que de 311, soit environ un millième des mouvements enregistrés par le port de Hong Kong! Cette faible part s’explique par le tonnage relativement important des navires français relâchant à Hong Kong, cargos à vapeur et paquebots pour l’essentiel, appartenant aux compagnies de navigation sous pavillon français. Cinq compagnies maritimes françaises sont présentes à Hong Kong en 1930:&lt;br /&gt;- Compagnie des Messageries Maritimes : première compagnie maritime française à s’implanter à Hong Kong (sous le nom de Messageries Impériales), «les vapeurs de la ligne postale de la Chine et du Japon qui relie Marseille à Yokohama touchent Hong Kong tous les 14 jours. La malle montante et la malle descendante se croisent ordinairement à Hong Kong». Ce service régulier ente la France et l’Extrême-Orient est assuré par huit navires à vapeur jaugeant environ 22 000 tonnes, dont le célèbre «André Lebon». Le Consul relève que les Messageries Maritimes affichent des résultats plaçant la compagnie française «au niveau des deux compagnies les plus puissantes desservant la même ligne, à savoir la Peninsula and Oriental Line, subventionnée par le Gouvernement anglais et la Nippon Yusen Kaisha, subventionnée par le Gouvernement japonais». Marc Duval note aussi que «Hong Kong étant en fait le port de Canton, c’est dans cette localité que se font les transactions d’achat; le principal article d’exportation est la soie qui est chargée sur des bateaux de rivière et transbordée à Hong Kong sur les grands courriers». Le Consul mentionne aussi les autres produits exportés, tels «les peaux brutes, des nattes, des plumes, du cassia et du minerai de wolfram».&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSROojvJRuI/AAAAAAAAASI/0QviZhPTcZo/s1600-h/messageries.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 260px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSROojvJRuI/AAAAAAAAASI/0QviZhPTcZo/s400/messageries.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270423922625038050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;- Compagnie Indochinoise de Navigation : la compagnie est représentée à Hong Kong par l’agence des Messageries Maritimes et exploite deux lignes régulières entre Hong Kong et Haiphong, port du Tonkin. «La première est une ligne postale directe entre Haiphong et Hong Kong […] desservie par le vapeur «Canton» (953 tx) qui effectue un voyage tous les 10 jours». Et la deuxième ligne «est une ligne postale côtière de Hong Kong à Haiphong, via Pakhoi, Hoiha, Fort-Bayard […] desservie par le vapeur «Tonkin» (906 tx) qui effectue un voyage tous les 14 jours». Fort-Bayard, Zhangjiang de nos jours, est alors la base navale française en Chine de la Division Navale d’Extrême-Orient (DNEO), obtenue en 1898 par concession de 99 ans, en même temps que le bail des Nouveaux Territoires de Hong Kong.&lt;br /&gt;- Société Maritime Indochinoise : les navires de cette compagnie assurent le service sur trois lignes, une ligne Swatow-Hong Kong-Haiphong-Tourane, subventionnée par le Gouvernement Général de l’Indochine ; une seconde ligne qui dédouble la ligne subventionnée Saigon-Hong Kong-Haiphong ; et enfin une troisième ligne commerciale dont les escales se font selon la demande.&lt;br /&gt;- Société Anonyme J. Pannier &amp;amp; Cie à Haiphong : «cette compagnie exploite entre Hong Kong et l’Indochine deux bateaux […] qui touchent Hong Kong de manière irrégulière», sur les lignes Haiphong-Hong Kong-Swatow, tous les 30 jours et «Haiphong-Hong Kong et parfois Canton tous les 20 jours».&lt;br /&gt;- Chargeurs Réunis : la ligne de cette compagnie est «essentiellement une ligne commerciale et n’a pas d’escales régulière à Hong Kong mais y relâche chaque fois que l’occasion d’un fret intéressant à embarquer se présente». En 1930 les activités des Chargeurs Réunis à Hong Kong sont cependant en sommeil, les deux navires assurant le trafic de la compagnie dans cette région d’Asie venant d’être vendus et leur remplacement n’ayant pas encore eu lieu.&lt;br /&gt;Le Consul de France termine sa dépêche en mentionnant le «Tai Poo Sek», «bateau de 1219 tx, qui bat pavillon français, mais qui appartient en réalité à des Chinois et navigue entre Hong Kong et Fort-Bayard».&lt;br /&gt;En 1930, les activités des compagnies de navigation françaises implantées à Hong Kong illustrent le dynamisme de ces compagnies et les liens étroits tissés entre la colonie britannique et la colonie française d’Indochine. Ces compagnies maritimes poursuivront leurs activités tout au long du XXe siècle, au gré des fusions et des regroupements de sociétés. Le groupe CMA-CGM, troisième du monde en 2008 et dont les navires relâchent quotidiennement à Hong Kong, est ainsi un lointain descendant des Messageries Maritimes et des Chargeurs Réunis, déjà présents il y a 80 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires étrangères, Nantes ; HKMM.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Crédits photographiques : http://cartesdecollection.free.fr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-4427863168921696807?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/4427863168921696807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=4427863168921696807&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/4427863168921696807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/4427863168921696807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/les-compagnies-franaises-de-navigation.html' title='Les compagnies françaises de navigation à Hong Kong en 1930'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSROojvJRuI/AAAAAAAAASI/0QviZhPTcZo/s72-c/messageries.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1590137982115999557</id><published>2008-11-17T11:51:00.007+08:00</published><updated>2008-11-18T15:10:12.402+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Le monument perdu et… retrouvé de la «Fronde»</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La mort de cinq marins français du contre-torpilleur «Fronde», lors du typhon du 18 septembre 1906, provoque un profond émoi à Hong Kong mais aussi en Indochine française. En 1908, un monument est érigé à Kowloon à la mémoire des marins disparus, sur souscription des populations européennes des deux colonies britannique et française. Après avoir été longtemps un point de repère familier du paysage urbain de Hong Kong, le monument de la «Fronde» disparaît dans les années 60 et son souvenir s’efface alors des mémoires… jusqu’à ce qu’il soit retrouvé, 100 ans après son inauguration!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le typhon qui frappe Hong Kong le 18 septembre 1906 survient deux ans après la signature de l’Entente Cordiale, en pleine période d’amitié franco-britannique. La disparition de cinq officiers-mariniers et matelots du contre-torpilleur «Fronde» marque alors fortement les esprits au sein de la communauté britannique de Hong Kong, sans doute plus que les 10000 victimes chinoises de cette catastrophe… Mais le drame émeut également la population française d’Indochine. Hong Kong et l’Indochine française maintiennent en effet à l’époque des relations étroites, financières et commerciales, et le trafic maritime entre les deux colonies est intense. En outre, les bâtiments de guerre français de la Division Navale d’Extrême-Orient (DNEO) relâchent souvent dans les ports des deux colonies.&lt;br /&gt;Dans les mois qui suivent le typhon, un mouvement de solidarité se fait jour à Hong Kong et à Saigon pour lancer une souscription ayant pour but d’ériger à Hong Kong un monument commémorant la disparition des cinq marins français. Le monument, connu à Hong Kong sous le nom de «Fronde Memorial», est inauguré en grande pompe le 14 mai 1908 à King’s Park, à Kowloon, en présence des plus hautes autorités britanniques et françaises. Dans une dépêche du 20 mai 1908, le Consul de France de l’époque, Gaston Liebert, rend compte de cette cérémonie, «épilogue du typhon qui a dévasté Hong Kong».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269843581752467810" style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 400px; height: 242px; text-align: center;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSI-0Rg6YWI/AAAAAAAAARw/rk-wGynsarg/s400/Fronde+monument+near+DGS+1920s.jpg" border="0" /&gt; &lt;div align="justify"&gt;Le monument de la «Fronde», «obélisque en granit brut, posé sur un socle cubique portant les noms des victimes» est d’une «hauteur totale d’environ 10 mètres». Il a été «élevé à frais communs par la colonie de Hong Kong et la municipalité de Saigon (et) a coûté environ 6000 francs». Gaston Liebert précise que, «le Gouverneur de Hong Kong, Sir Frederick Lugard, s’était mis d’accord avec moi pour donner à cette cérémonie le caractère de solennité et de gravité que comportait la circonstance». Le Gouverneur britannique et le Consul de France prononcent donc tous deux un discours «empreint de bonne et sincère entente entre les deux pays et leur colonies d’Extrême-Orient». Tous les «corps constitués de la colonie britannique sont présents, ainsi que les consuls étrangers, des délégations d’officiers des navires de guerre et des régiments anglais, 100 matelots de l’escadre anglaise et 80 matelots de nos navires «Alger» et «Argus», présents sur rade, ainsi que des membres de la colonie française, groupée autour de son consul». Le journal Hong Kong Telegraph du 15 mai 1908 note aussi, entre autres personnalités, la présence de l’évêque de Hong Kong, Mgr. Pozzani, de Sir Paul Chater, figure célèbre de Hong Kong, du Père Brun, responsable de la Procure des Missions Etrangères de Paris, des commandants du croiseur français «Alger» et de la canonnière «Argus» et surtout de Mademoiselle Marel, fille du Gouverneur français du Tonkin. C’est cette dernière qui est invitée, au nom de l’amitié franco-britannique et des liens étroits entre les colonies de Hong Kong et d’Indochine, à tirer sur les cordes qui dévoilent aux yeux de l’assemblée le monument commémoratif. Après cette inauguration du monument, le journal mentionne les sonneries aux morts jouées par un trompette anglais (the Last call) du «Middlesex Regiment» et par un marin du croiseur «Alger». Pour le Hong Kong Telegraph, la Marseillaise et le God Save the King closent la cérémonie de manière et solennelle et émouvante, en particulier pour les Français présents, dont «les cœurs vibrent au son» de l’hymne national.&lt;br /&gt;Pendant une cinquantaine d’années, le «Fronde Memorial» est un lieu très familier de Kowloon, à l’intersection des rues Gascoigne et Jordan. Les bus qui partent de Tsim Sha Tsui et se dirigent vers le nord s’arrêtent au niveau de l’obélisque, à l’arrêt de bus justement dénommé… «Monument». Mais nous sommes à Hong Kong, ville où le paysage urbain est en perpétuelle évolution. Et, une cinquantaine d’années après son inauguration, le mémorial de la «Fronde» doit être déménagé de son site afin de permettre l’élargissement des deux rues au croisement desquelles il est implanté.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSI_TEu9UTI/AAAAAAAAASA/-McrbfEJys0/s1600-h/Monument+01.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269844110897664306" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 168px; height: 320px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSI_TEu9UTI/AAAAAAAAASA/-McrbfEJys0/s320/Monument+01.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;’obélisque disparaît ainsi de son emplacement initial dans les années 60, sans que, semble-t-il, les autorités françaises et le Consulat général de France à Hong Kong en aient été avisés. C’est en 2008, à l’occasion des célébrations des 160 ans de présence française à Hong Kong et de la préparation de l’exposition sur les relations maritimes entre Hong Kong et la France, que des recherches sont entreprises pour retrouver le monument de la «Fronde» à King’s Park. Peine perdue! Le parc et les rues adjacentes ont fait l’objet de profondes transformations au cours des précédentes décennies. Heureusement, la qualité du service des archives historiques du Gouvernment de Hong Kong permet assez vite de retrouver la trace du mémorial disparu de la «Fronde». Après son enlèvement du site de Kowloon dans les années 60, l’obélisque de granit est en effet transféré sur l’île de Hong Kong, au sein du cimetière de Happy Valley, où il est actuellement visible, dans le même état que le jour de son inauguration, il y a exactement 100 ans. On peut y lire l’inscription, en français et en anglais: «A la mémoire des Jean Bonny, Charles Meuric, René Derrien, seconds maîtres, Narcisse Bertho, Joseph Nicolas, quartiers-maîtres, du contre-torpilleur «Fronde», disparus à Hong Kong dans le typhon du 18 septembre 1906».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires étrangères, Nantes - Hong Kong Telegraph, 15 mai 1908 - Prominent Figures in the Hong Kong Cemetrey at Happy Valley, Dr Joseph Tsing, Hong Kong Institute of Contemporary Culture, 2008.&lt;br /&gt;Crédits photographques : HKMM.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1590137982115999557?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1590137982115999557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1590137982115999557&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1590137982115999557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1590137982115999557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/le-monument-perdu-et-retrouv-de-la.html' title='Le monument perdu et… retrouvé de la «Fronde»'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SSI-0Rg6YWI/AAAAAAAAARw/rk-wGynsarg/s72-c/Fronde+monument+near+DGS+1920s.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-3058209430780592465</id><published>2008-11-13T21:24:00.005+08:00</published><updated>2008-11-20T01:03:45.979+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Insolite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sciences'/><title type='text'>Les «pères français» du bauhinia, emblème de Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En 1997, lors de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, la nouvelle Région Administrative de Hong Kong choisit comme emblème une fleur locale, le «bauhinia blaekana». La fleur, stylisée, figure sur le drapeau de Hong Kong et sur l’ensemble des documents administratifs du territoire. L’anecdote est très peu connue mais cette fleur présente des liens étroits et multiples avec la France…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SR19P4SwWcI/AAAAAAAAARY/ud4SzrOAGh8/s1600-h/drapeau.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 120px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SR19P4SwWcI/AAAAAAAAARY/ud4SzrOAGh8/s200/drapeau.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5268504850855909826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Appellation éponyme, le terme bauhinia rappelle le nom des frères Bauhin, Gaspard et Jean, deux herboristes du XVIe siècle qui ont consacré leur vie à la botanique. Leur père, Jean Bauhin Père (1511-1582), médecin et botaniste, doit, après avoir embrassé la Réforme, fuir la France pour éviter les persécutions des Guerres de Religion. Chirurgien, il est reçu en 1575 comme membre extraordinaire de la faculté de médecine de Bâle. Les enfants Bauhin héritent de la curiosité scientifique de leur père et de son goût pour la médecine et les plantes. Tous deux seront ainsi médecins-chirurgiens mais aussi herboristes et botanistes. L’aîné Jean (1541-1612) cultive la pomme de terre deux siècles avant Parmentier à partir de plants issus du jardin botaniste de Bâle! Il se lance aussi dans une description de plus de 5000 plantes et herbes et publie un «Historia Plantarum universalis» avec plus de 3500 illustrations, œuvre majeure pour l’époque. Gaspard Bauhin (1560-1624) occupe à partir de 1589 la chaire de botanique de l’université de Bâle. Comme son frère aîné, Gaspard recense et décrit également des milliers de plantes dans son «Pinax Theatri Botanici» puis dans son  «Theatrum Botanicum», dont il ne peut terminer que trois volumes sur les douze prévus. Mais Gaspard va plus loin que la description des plantes étudiées. Il propose également une ébauche de classification de ces plantes, basée non sur leur classement alphabétique, leur taille et leur lieu d’origine, comme cela se pratiquait alors, mais en les baptisant d’un nom court, souvent constitué de deux mots. Cette classification préfigure le système binomial du très célèbre botaniste Linné. Dès le XVIe siècle, l’œuvre des frères Bauhin est reconnue comme apportant une contribution majeure à l’étude et à la connaissance des plantes.&lt;br /&gt;C’est donc pour leur rendre hommage que le père Plumier (1646-1704), prêtre français, grand voyageur et botaniste, spécialiste de la flore des Antielles, baptise une catégorie de plantes qu’il étudie, du nom de bauhinia. Le genre bauhinia est en effet caractérisé par des feuilles simples bilobées et ce nom de baptême fait ainsi référence aux frères Bauhin, unis dans une même passion pour la botanique. On doit d’ailleurs au père Plumier, entre autres, les noms de bégonia, fushia, lobélia, magnolia, baptisés également en l’honneur de célèbres botanistes (Bégon, Fuschs, Lobel, Magnol).&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SR18zoj_diI/AAAAAAAAARI/upscyMd05ik/s1600-h/Bauhinia-a.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 305px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SR18zoj_diI/AAAAAAAAARI/upscyMd05ik/s400/Bauhinia-a.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5268504365596898850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Par la suite, le lien du bauhinia avec Hong Kong relève de la tradition de la botanique chez les frères des Missions Etrangères de Paris (MEP) et ce, depuis le XVIIIe siècle. Installés à la Maison de Béthanie, à Pokfulam, les frères des MEP y poursuivent en effet cette tradition. Ils collectent plantes, herbes et arbres trouvés sur le territoire de Hong Kong et les font pousser aussi dans leur jardin de Béthanie. En 1888, le Père JM Delavay identifie pour la première fois près des ruines d’une maison située en bord de mer, au Mont Davis, une plante de la famille des Bauhinia, à la couleur violette et jusqu’alors inconnue. Les frères des MEP en récupèrent des boutures pour les planter dans leur jardin, mais ils n’omettent pas d’en confier d’autres au Jardin Botanique de Hong Kong, où la plante peut ainsi être cultivée et conservée.&lt;br /&gt;A la fin du XIXe siècle, Stéphane T. Dunn, responsable de la direction des Forêts de Hong Kong, complète le nom de cette plante que lui ont confiée les frères des MEP. Au nom générique de  Bauhinia il ajoute ainsi le qualificatif blakeana, en hommage à Sir Henry Blake, le gouverneur de la colonie britannique de Hong Kong à l’époque (1898-1903).&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SR18_vhqaWI/AAAAAAAAARQ/biEUs4ESrf4/s1600-h/Bauhinia.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 199px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SR18_vhqaWI/AAAAAAAAARQ/biEUs4ESrf4/s200/Bauhinia.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5268504573624609122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le bauhinia blaekana est depuis devenue une plante courante du territoire de Hong Kong et sa couleur violette l’a rendue très populaire. C’est pourquoi elle devient en 1965 le symbole de la ville de Hong Kong. C’est aussi la raison pour laquelle, en 1997, elle est retenue pour symboliser la Région Administrative Spéciale de Hong Kong.&lt;br /&gt;Les liens multiples du bauhinia blaekana, emblème de Hong Kong, avec des Français, des frères Bauhin au père Plumier et du Père Delavay à ses confrères botanistes des MEP, étaient un peu tombés dans l’oubli…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : &lt;a href="http://www.blogger.com/www.botanique.org"&gt;www.botanique.org&lt;/a&gt;; Alain Le Pichon, Béthanie and Nazareth, HKAPA, 2006.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-3058209430780592465?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/3058209430780592465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=3058209430780592465&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/3058209430780592465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/3058209430780592465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/les-pres-franais-du-bauhinia-emblme-de.html' title='Les «pères français» du bauhinia, emblème de Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SR19P4SwWcI/AAAAAAAAARY/ud4SzrOAGh8/s72-c/drapeau.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-9157963774864120739</id><published>2008-11-10T08:29:00.002+08:00</published><updated>2008-12-18T15:36:25.710+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Paul Claudel et le spleen de Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le diplomate et dramaturge mystique n’a jamais vécu à Hong Kong. Pourtant, la colonie britannique est liée à son œuvre, à sa carrière… et à son grand amour: Rosalie Vetch.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRb0ZHlTFbI/AAAAAAAAAQ4/1Vet8oT_Ew8/s1600-h/Paul+Claudel.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5266665526625768882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; WIDTH: 200px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 252px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRb0ZHlTFbI/AAAAAAAAAQ4/1Vet8oT_Ew8/s320/Paul+Claudel.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans le &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/francis-vetch-les-dlires-dun-affairiste.html"&gt;billet du jeudi 2 octobre&lt;/a&gt;, nous avons évoqué la passion sulfureuse de Paul Claudel et Rosalie Vetch ; une relation née au cours d’un voyage vers la Chine en 1900. Le jeune diplomate rejoint alors son poste à Fou-Tchéou et c’est précisément là que l’escroc &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/francis-vetch-les-dlires-dun-affairiste.html"&gt;Francis Vetch&lt;/a&gt;, ainsi que sa femme et ses quatre enfants, comptent se rendre pour faire fortune. Marie-Josèphe Guers, auteur d’une thèse d’Etat sur Claudel et du roman «La maîtresse du Consul» est formelle: Rosalie n’est pas tombée par hasard dans les bras du dramaturge. Celui-ci est pataud dans ses apparences et semble être la cible idéale pour le couple d’aventuriers. Rosalie et Francis Vetch ne connaissent, à cette époque, rien de l’Asie et veulent s’appuyer sur Paul Claudel, en poste dans la région depuis 1895.&lt;br /&gt;C’est sans compter sur le charisme et la puissance intellectuelle du diplomate. Ce dernier propose d’héberger la famille pour les aider. Francis Vetch s’éloigne rapidement, occupé à combiner ses multiples trafics, et Rosalie Vetch succombe sincèrement aux charmes du consul. Pendant quatre ans, elle vit un amour fou avec Paul Claudel, au point même que le fonctionnaire du quai d’Orsay refuse une promotion de taille en 1904: le consulat de Hong Kong! Il préfère rester à Fou-Tchéou pour Rosalie. Hong Kong représente pour lui une Chine pervertie, par les Anglais et le modernisme. C’est une marque de profond désintéressement pour la carrière diplomatique mais aussi l’aveu de sa passion pour une Chine qu’il juge plus authentique.&lt;br /&gt;En 1904, sa maîtresse tombe enceinte et retourne en Europe. Elle fuit. En avril 1905, Paul Claudel et Francis Vetch se retrouvent associés dans une rocambolesque expédition, à arpenter ensemble la Belgique et les Pays-Bas pour retrouver Rosalie, en vain. Ils apprennent à cette période, que leur femme et maîtresse a décidé de refaire sa vie avec un troisième homme. Cette liaison et sa triste fin sont une étape décisive dans la vie et l’œuvre de l’auteur.&lt;br /&gt;Claudel reste lié avec les enfants Vetch; il aide Gaston à entrer à la Société des Nations, protège Louise, l’unique fille, et entretient des liens étroits avec Henri, libraire à Pékin dans l’entre-deux guerres et plus tard éditeur… à Hong Kong. Robert, l’aîné devenu missionnaire catholique, est le seul à rester longuement attaché à son père naturel. Toujours absent, Francis Vetch ne se formalise pas d’être remplacé. Il court ailleurs, à d’autres affaires.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRb0NoM5tLI/AAAAAAAAAQw/NRHBv54WniY/s1600-h/Connaissance+de+l%27est.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5266665329223382194" style="FLOAT: right; MARGIN: 0pt 0pt 10px 10px; WIDTH: 240px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRb0NoM5tLI/AAAAAAAAAQw/NRHBv54WniY/s320/Connaissance+de+l%27est.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi toutes ces histoires et quel lien encore avec Hong Kong ? «Le partage de midi», bien sûr. Cette pièce de théâtre de Paul Claudel est éminemment autobiographique. Le premier acte se joue sur un navire en partance pour Hong Kong et le second dans un cimetière de la colonie britannique qui ne peut être inspiré que de celui de Happy Valley. Tous les personnages sont à leur place, sous d’autres noms, et la tragédie amoureuse reprend sur scène.&lt;br /&gt;Enfin, dans l’édition de 1927 du recueil «Connaissance de l’Est», Claudel ajoute dans la préface un poème intitulé «Hong Kong». Le texte commence ainsi: «Hong Kong et les îles qui en escortent l’entrée, tout cela est si petit à présent derrière nous qu’on le mettrait dans sa poche». Là encore, la tristesse et l’amertume transparaissent; c’est un chant du départ, un adieu déchirant et plein de nostalgie… Et c’est dans le port de Hong Kong que ce chante cette oraison funèbre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires Etrangères, Nantes ; Marie-Josèphe Guers, La maîtresse du Consul, Albin Michel, 2000 ; Paul Claudel, Connaissance de l’Est, Gallimard, 1927.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-9157963774864120739?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/9157963774864120739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=9157963774864120739&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/9157963774864120739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/9157963774864120739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/paul-claudel-et-le-spleen-de-hong-kong.html' title='Paul Claudel et le spleen de Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRb0ZHlTFbI/AAAAAAAAAQ4/1Vet8oT_Ew8/s72-c/Paul+Claudel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1635313929490079562</id><published>2008-11-06T00:02:00.003+08:00</published><updated>2008-12-18T15:33:29.287+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><title type='text'>La famille Renner, naufragée du «Georges Philippar»</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Dans la nuit du 15 au 16 mai 1932, le paquebot «Georges Philippar» fait naufrage dans le golfe d’Aden. Ce navire de la compagnie des Messageries Maritimes revient de son voyage inaugural en Extrême-Orient. A son bord, l’attaché de chancellerie de Hong Kong, Charles Renner, ainsi que sa femme et leur enfant, échappent de justesse à la mort. Quelques mois plus tard, les rescapés font le récit de la tragédie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Sorti des chantiers de Saint-Nazaire en novembre 1930, le «Georges Philippar» est l’une des fiertés de la compagnie des Messageries Maritimes. Avec ses cheminées carrées originales, le navire-jumeau du &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/08/le-flix-roussel-un-visiteur-rgulier-de.html"&gt;«Felix Roussel»&lt;/a&gt; s’est élancé de Marseille en 1932, pour son voyage inaugural en Extrême-Orient. A son retour de Saigon, 505 passagers sont à bord, dont le célèbre journaliste Albert Londres. Le jeune attaché de chancellerie de Hong Kong, Charles Renner, est également du voyage avec sa femme et leur bébé. Le diplomate est en poste dans la colonie britannique depuis 1928 ; c’est son premier retour en Europe, pour présenter le nourrisson à la famille.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRHARe2oQXI/AAAAAAAAAQU/EYsey4NxFn0/s1600-h/gphilip10.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5265200845945323890" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 216px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRHARe2oQXI/AAAAAAAAAQU/EYsey4NxFn0/s400/gphilip10.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans la nuit du 15 mai 1932, alors que le bateau entre dans le golfe d’Aden, une fête est organisée. Les passagers se couchent fort tard et l’un d’entre eux, à son retour dans sa cabine, sent une forte odeur de caoutchouc brûlé. C’est le début du tragique incendie à l’origine du naufrage. Le feu se propage avec une rapidité étonnante. Le poste de radio émetteur et le groupe électrogène sont détruits, de même qu’une partie des canots de sauvetage. Quelques appels de détresse sont lancés in extremis avant que l’ensemble du navire ne devienne la proie des flammes.&lt;br /&gt;Bien après le drame, les autorités françaises ouvrent une enquête pour essayer de déterminer les causes de ce naufrage, mais aussi les responsabilités. C’est dans ce cadre que Charles Renner et sa femme sont interrogés. Leurs récits, séparés, proviennent des procès-verbaux d’audition faits à la demande du Gouverneur général d’Indochine.&lt;br /&gt;La famille Renner occupe la cabine 73, en première classe sur le pont D à bâbord. Ils sont montés sur le «Georges Philippar» à Hong Kong, le 26 avril 1932. Le diplomate, âgé de 32 ans au moment des faits, se souvient d’un excellent début de voyage : «le service était parfait, le personnel très complaisant ; je me trouvais en parfaite sécurité». Sa femme, Gabrielle, âgée quant à elle de 25 ans, se souvient toutefois de quelques défaillances électriques. «Très souvent on mettait une ampoule et elle était brûlée tout de suite». Charles Renner confirme: «A ce point de vue – et j’avoue ne m’en être point occupé à l’époque – les ampoules des liseuses dans ma cabine ont sauté, un nombre de fois considérable, et ont dû sauter dans les autres cabines puisqu’au bout de très peu de temps après le départ de Saigon, elles n’ont pu être remplacées. Je dois également signaler que, au début du voyage, ayant remarqué un grésillement dans un commutateur j’avais fait appeler l’électricien de bord; en dévissant la plaque nickelée sur laquelle étaient fixés les boutons, l’ouvrier trouva à l’intérieur un morceau de papier d’emballage à moitié brûlé».&lt;br /&gt;La nuit du naufrage, «nous nous sommes réveillés quand tout brûlait déjà autour de nous, commente Gabrielle Renner. Nous avons eu connaissance de l’incendie par les cris de notre voisine de cabine, madame Vayssières, et presqu’au même moment par l’odeur de la fumée qui avait pénétré dans la cabine sans nous réveiller». Il était entre 2h15 et 2h20 d’après les estimations.&lt;br /&gt;Charles Renner raconte: «Nous sommes sortis immédiatement sans prendre le temps de nous vêtir. La coursive était remplie d’une fumée âcre et épaisse ; qui vous brûlait les yeux et vous étouffait. La chaleur était intense, les flammes devaient être très proches, mais la fumée était si opaque qu’on ne pouvait les voir. Sachant la porte de communication avec les 2e classes toujours fermée à clef, j’ai essayé à travers la fumée de gagner l’escalier du bar ; j’ai été obligé de m’arrêter car je me rendais compte que j’entrais dans les flammes, d’ailleurs en me retournant pour revenir sur mes pas, je fus brûlé dans le dos et aux oreilles».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRHAR1z_glI/AAAAAAAAAQc/PDAc0OnflJk/s1600-h/gphilip11.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5265200852108280402" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 253px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRHAR1z_glI/AAAAAAAAAQc/PDAc0OnflJk/s400/gphilip11.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est à ce moment que Charles Renner perd contact avec sa femme. «Il était impossible de voir à 10 cm devant moi. Elle ne répondait pas à mes appels et je craignais qu’elle eut continué le chemin vers le brasier». C’est en effet la direction qu’a prise Gabrielle… mais elle a rebroussé chemin plus vite : «Je n’ai pas pu continuer car on étouffait de fumée et de chaleur. J’ai fait demi-tour pour retourner dans ma cabine, mais j’ai continué instinctivement mon chemin en tenant mon enfant serré contre ma poitrine. Je ne répondais pas aux appels de mon mari de crainte de provoquer chez l’enfant de nouvelles plaintes et de crainte d’étouffer moi-même et ne pas arriver à nous sauver». Le diplomate panique à leur recherche. «Au moment où je me retournais pour regagner ma cabine et sauter par le hublot, j’entendis quelqu’un défoncer la porte de communication avec le pont des 2e classes et quand j’arrivais, je me sentais évanouir ; quelqu’un m’a tiré dehors, là je trouvais ma femme et mon enfant».&lt;br /&gt;Gabrielle Renner ne se souvient pas d’avoir entendu de signaux d’alarme, ni dans la cabine ni dans la coursive. «Il régnait un grand silence». Charles Renner, lui, a entendu une très faible sonnerie «comme un réveil placé à grande distance, et pourtant il régnait dans la coursive un silence de mort, c’est surtout cela qui m’a frappé. Je peux dire que le feu se propageait à une rapidité terrifiante, et au moment où je me trouvais sur le pont, tout le bateau était embrasé et les flammes sortaient de presque tous les hublots du pont D».&lt;br /&gt;Sur le pont des deuxième classe, des matelots sont là, impuissants avec leur manche à eau. Il semble régner le plus grand désordre dans l’organisation des secours. Les marins ne sont pas commandés et combattent le feu comme ils peuvent. «Je n’ai pas l’impression qu’il y eut des mesures prises, affirme Gabrielle Renner. J’ai vu le premier canot descendre, j’ai sauté dedans, mais je me rappelle qu’un matelot empêchait les hommes de monter». Le lieutenant Richard est le seul officier remarqué sur le pont. C’est lui qui organise les deux premiers canots. Charles Renner voit partir sa femme et son enfant. Il reste à bord. «Je me suis mis à la recherche d’une ceinture de sauvetage; la première que je trouvais se cassa quand je voulus la mettre. Après en avoir trouvé une autre, je me suis laissé glisser le long d’une corde pour tacher de regagner à la nage un canot. Après une vingtaine de minutes, je fus retiré de l’eau».&lt;br /&gt;Le pétrolier russe Sovietskaja Neft arrive sur les lieux une heure et demie plus tard. La famille Renner monte à bord, saine et sauve. Plus de 50 personnes n’ont pas cette chance et périssent étouffés ou brûlés. Le journaliste Albert Londres est parmi les victimes, alors qu’il revient d’une longue enquête en Chine. La rumeur a longtemps voulu que l’incendie fut en fait un acte criminel diligenté par la mafia chinoise pour que les documents secrets que transportait le célèbre reporter n’arrivent jamais à bon port… Quoi qu’il en soit, la cause exacte de l’incendie n’a jamais été véritablement explicitée, même si les soupçons portent fortement sur la qualité de l’équipement électrique du navire.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRHASPQYZRI/AAAAAAAAAQk/QlINbaB2OMg/s1600-h/gphilip19.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5265200858938238226" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 269px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRHASPQYZRI/AAAAAAAAAQk/QlINbaB2OMg/s400/gphilip19.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour Charles Renner, de nombreuses vies auraient été sauvées si les appareils avertisseurs et les alarmes avaient fonctionné et, surtout, si les portes de communication n’avaient pas été toutes fermées à clé. Gabrielle Renner enfonce le clou : «En ce qui concerne notre coursive, rien n’a été fait ni pour nous avertir ni pour nous sauver». Les rapports de police établissent quant à eux que le personnel a perdu trop de temps à essayer d’éteindre le feu sans enclencher les alarmes, de peur de réveiller les passagers pour rien. Le commandant a également ordonné bien trop tôt la fermeture des portes étanches, condamnant ainsi des passagers qui n’avaient pas encore réussi à fuir.&lt;br /&gt;Charles Renner et sa famille, ainsi que tous les autres rescapés, sont ramenés en France sur un autre navire de passage. Le diplomate repart pour Hong Kong quelques mois plus tard. A l’occasion, il est nommé «attaché de consulat» puis rapidement, en janvier 1934, il devient vice-consul, toujours dans la colonie britannique. Le «Georges Philippar» ou du moins ce qu’il en restait, a brûlé pendant trois jours en dérivant, avant de sombrer définitivement par deux milles mètres de fond. Il est toujours au large de Guardafui, sur la côte d’Arabie, avec les secrets d’Albert Londres et les souvenirs épouvantés de la famille Renner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires étrangères, Nantes. &lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Les photos proviennent de l’incontournable site Internet de Philippe Ramona sur les Messageries maritimes : &lt;a href="http://www.es-conseil.fr/pramona/gphilip.htm"&gt;http://www.es-conseil.fr/pramona/gphilip.htm&lt;/a&gt; On y trouve notamment les clichés du naufrage, pris par le rescapé Louis Christophe (collection Annie Christophe).&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1635313929490079562?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1635313929490079562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1635313929490079562&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1635313929490079562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1635313929490079562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/la-famille-renner-naufrage-du-georges.html' title='La famille Renner, naufragée du «Georges Philippar»'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SRHARe2oQXI/AAAAAAAAAQU/EYsey4NxFn0/s72-c/gphilip10.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-4716687142674691249</id><published>2008-11-03T06:32:00.000+08:00</published><updated>2008-11-03T06:32:00.464+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><title type='text'>Le pari de Jean Cocteau</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On imagine mal Jean Cocteau, l'habitué des «voyages immobiles», dans la peau d'un globe-trotter, et pourtant, lui-aussi, en 1936 à la suite d'un pari, succombe à la mode des sleepings et des transatlantiques pour devenir un «homme pressé».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 28 mars 1936 à 22 heures 20, Jean Cocteau et Marcel Khill se précipitent dans l’express à destination de Rome, première étape d’un tour du monde en quatre-vingts jours. Quelque temps auparavant, Cocteau, à qui, lors d’un dîner avec Jean Prouvost, directeur de Paris-Soir, on avait reproché de ne pas aimer les voyages, avait décidé de relever le défi et de renouveler l’exploit des héros de Jules Verne : «Voilà de nombreuses années que je circule dans les pays qui ne s’inscrivent pas sur les cartes. Je me suis évadé beaucoup. J’ai rapporté de ce monde sans atlas et sans frontières, peuplé d’ombres, une expérience qui n’a pas toujours plu. Les vignobles de cette contrée invisible produisent un vin noir qui enivre la jeunesse. […] N’est-il pas juste que je me repose un peu, que je circule sur la terre ferme et que je prenne comme tout le monde des chemins de fer et des bateaux?».&lt;br /&gt;Le projet ayant reçu l’accord de Jean Prouvost, Cocteau et Marcel Khill, surnommé &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQFhQZ8ZfhI/AAAAAAAAAPU/Gi31yLk37nc/s1600-h/Jean+Cocteau+livre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 205px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQFhQZ8ZfhI/AAAAAAAAAPU/Gi31yLk37nc/s320/Jean+Cocteau+livre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260592774215466514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Passepartout, décident «de partir sans attendre, le 28 mars et d’être de retour le 17 juin, avant le dernier coup de minuit» en voyageant, cela va de soi, dans les mêmes conditions que Philéas Phogg, c’est-à-dire par chemin de fer et par bateau en excluant l’avion.&lt;br /&gt;Les escales se succèdent à un rythme trépidant : Rome le 29 mars, Athènes le 31, Alexandrie le 1er avril, Aden le 12, Bombay, première étape asiatique, le 17 avril puis Calcutta, Rangoon, Penang, Malacca, Singapour et enfin Hong-Kong qu’ils abordent le 9 mai à huit heures du soir: «La magnificence sordide et la pompe théatrale de Hong-Kong l’emportent sur le spectacle des villes chinoises de la péninsule. Auprès d’elles, Rangoon, Penang laissent le souvenir de grands villages, de marchés aux puces. Hong-Kong, c’est le dragon. Il ondule, se cabre et plonge et s’enroule de tous ses boulevards hérissés de rues adjacentes, de bazars qui sont des ruelles, d’impasses borgnes et d’escaliers à pic. Et toutes ces rues, tous ces boulevards, ces ruelles, ces impasses, ces marches, ont l’air d’attendre une procession religieuse, d’être pavoisés pour quelque fête effrayante, de conduire à l’échafaud d’un roi».&lt;br /&gt;L’île nocturne lui rappelle «ce spectacle dont nous nous attristâmes si souvent, Christian Bérard et moi, de ne pouvoir faire jouir le public, ce spectacle de l’entracte, singulier et grandiose, c’est à quoi il est impossible de ne pas penser à Hong-Kong dès qu’on plonge dans la coulisse de ses rues dont les boutiques et le cadre des chambres grandes ouvertes à chaque étage semblent les loges où des artistes prodigieux se déguisent et se fardent avant de descendre jouer leur rôle sous l’éclairage vert et rouge des lampadaires».&lt;br /&gt;A peiné débarqués, guidés par un Chinois, Cocteau et Khill-Passepartout se rendent dans une fumerie d’opium: «Le peuple chinois est victime d’une mode nouvelle que je mets sur le compte de quelque ennemi. Cette mode date de quatre ans. C’est le bonbon rose, la perle de sucre couleur de bougie rose percée d’un trou. […] Cet opium artificiel coûte moins cher que l’opium. […] C’est douceâtre, sournois, funeste, car, on le devine, les pires drogues se cachent sous cette pâte d’aspect inoffensif». Méfiants et écoeurés par «les parfums de ce vice nouveau», Cocteau et Khill regagnent leur bord sans avoir tenté l’expérience.&lt;br /&gt;Le jour ne dissipe pas les impressions de la nuit: «Un soleil intense tape ses coups de gong sur la montagne. Hong-Kong est pareille à la Hong-Kong nocturne. Plus mystérieuse peut-être sous ce soleil qui exalte les réclames multicolores, le bronze rouge dans lequel est sculpté le peuple et le cadre des tableaux qu’il habite. Rayons à pic et guillotines de fraîcheur des rues étroites où les bannières éclaboussées de sang suspendent leurs couperets».&lt;br /&gt;Après quelques achats, c’est le déjeuner «au troisième étage d’un restaurant traversé de cuisiniers qui portent leur cuisine et leurs provisions au bout de perches sur l’épaule. Près de nous, sur le comptoir, des centaines de serpents et de margouillats décapités, étoilés de petites mains tragiques, mijotent dans un bocal d’eau saumâtre, excellente contre l’impuissance et les rhumatismes».&lt;br /&gt;Du restaurant, Cocteau aperçoit un immeuble qui lui évoque un hôtel sordide de Villefranche: «Toulon et Marseille frappent souvent des accords d’Asie, à force d’être le refuge des navigateurs. […] Que de poubelles dans nos ports, que de recoins où les planches d’une palissade, une odeur, un éclairage suspect, un Chinois qui s’enfonce dans un mur m’avaient chuchoté la phrase évocatrice, le motif de la symphonie. A Hong-Kong, elle éclate de tous ses cuivres, de toutes ses cordes, de tous ses bois. […] Sur les places, elle forme des marais croupissants et ses cascades rebondissent de plus belle jusqu’au port. Là, les banques, les agences maritimes, les buildings de Cook, de la N.Y.K. Line, de l’Eastern Télégraph, lui opposent les digues hautaines de leurs cascades.[…] Oublierai-je que sur une de ces places-là, place du Hong-Kong Club, où l’orchestre étale un marécage, se dressent sur des pelouses, des pavois et des estrades de pierre, loin les uns des autres, et comme pour une figure de danse, un roi d’Angleterre de bronze, jambe en avant, poing sur la hanche, une reine de bronze en jupe à volants de bronze, coiffée de bronze, un éventail de dentelle de bronze aux doigts».&lt;br /&gt;Comme à Paul Morand dix plus tôt, l’avenir de la colonie lui inspire des réflexions pessimistes: «Ce prince et ces princesses de bronze, constellés de crachats, brandissant les attributs du règne et retroussant fièrement le sabre de la victoire, soulignent la profonde défaite européenne et le songe qui consiste à s’annexer les dieux.    Quelle réussite en surface! En profondeur quel fiasco. Prendre ces hommes exige un siècle ; les perdre quinze jours. Il suffira que des voisins jaunes armés, éduqués, renseignés par l’Europe, cueillent le fruit mûr sur la branche et laissent vivre ces trois statues comme une preuve de l’orgueil national».&lt;br /&gt;Le lendemain, c’est le départ pour Shanghaï dont il verra peu de choses, fasciné qu’il est par la présence de Charlie Chaplin qui, comme lui, fait route sur le «Président Coolidge». Après le Japon, ce sont Honolulu puis les Etats-Unis de San Francisco à New-York où les deux voyageurs s’embarquent pour le retour à bord de « L’Ile-de-France ». Le 17 juin 1936, Jean Cocteau-Philéas Phogg et Marcel Khill-Passepartout débarquent au Havre, ayant gagné leur pari (presque sans tricher, puisqu’ils eurent recours à l’avion aux Etats-Unis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;DVR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Toutes les citations sont tirées de Mon Premier voyage (paru chez Gallimard en 1936). Voir aussi la biographie de Claude Arnaud, Jean Cocteau, Paris, Gallimard, 2003.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-4716687142674691249?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/4716687142674691249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=4716687142674691249&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/4716687142674691249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/4716687142674691249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/le-pari-de-jean-cocteau.html' title='Le pari de Jean Cocteau'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQFhQZ8ZfhI/AAAAAAAAAPU/Gi31yLk37nc/s72-c/Jean+Cocteau+livre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-800614133295056007</id><published>2008-10-30T02:52:00.001+08:00</published><updated>2008-10-30T02:52:00.570+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><title type='text'>La communauté française de Hong Kong en 1919</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En 1919, près de 80 ans après la fondation de Hong Kong et 60 ans après l’ouverture du consulat de France, moins d’une centaine de Français vivent à Hong Kong. Ils  travaillent dans des maisons de commerce françaises ou oeuvrent au sein d’institutions religieuses. Administrateur de cette communauté, du fait de ses fonctions, le consul de France de l’époque fait le point…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le consul de France est souvent considéré comme le «chef de la communauté française» de sa circonscription. Depuis l’apparition de l’institution consulaire, à l’époque des croisades, le consul a en effet comme missions l’administration mais aussi la protection de ses compatriotes. Rattachés à la Marine par Colbert en 1669, les consuls dépendent du ministère des Affaires étrangères depuis la Révolution. Il incombe au consul de bien connaître «ses» Français et de transmettre régulièrement au ministère des Affaires étrangères un rapport sur la communauté française dont il a la charge. Au fil des décennies, ces véritables «instantanés» nous permettent de suivre les évolutions de la population française vivant à Hong Kong. Ainsi, le 24 décembre 1919, le consul de France, Ulysse-Raphaël Réau, envoie à Paris une de ses dernières dépêches de l’année, qu’il consacre au recensement de ses administrés.&lt;br /&gt;La «colonie française de Hong Kong», comme la nomme le consul, se monte à 85 personnes. Le chiffre peut paraître modeste, Hong Kong comptant alors environ 600 000 habitants, dont 13600 «non-chinois», mais le consul note aussi que «le chiffre de nos nationaux a plus que doublé depuis 1914 et que six firmes nouvelles ont été créées». La Première guerre mondiale n’a donc pas réduit les effectifs de la communauté française de Hong Kong, comme ce sera le cas vingt ans plus tard, en 1940.&lt;br /&gt;La moitié des membres de la communauté française travaille au sein d’une «vingtaine de maisons françaises» qui, «d’une manière générale […] sont prospères». Les conséquences économiques du conflit qui vient de se terminer en Europe se font cependant sentir et le consul relève que les compagnies françaises qui «se livrent au commerce d’importation et d’exportation souffrent des conditions difficiles que leur créent la hausse du dollar, la cherté du fret et, en France, la stagnation de notre industrie». Problème économique, récurrent, des débouchés, des capacités de l’offre et des évolutions du taux de change: «leurs commandes d’articles français ne peuvent être exécutées et, d’autre part, leurs exportations de produits chinois vers la France sont arrêtées par le change élevé du dollar».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQFkBtbyWwI/AAAAAAAAAPc/uzSudcgoUJM/s1600-h/Banque+Indochine1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 339px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQFkBtbyWwI/AAAAAAAAAPc/uzSudcgoUJM/s400/Banque+Indochine1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260595820284238594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Six firmes françaises ont cependant pu s’installer à Hong Kong pendant la guerre, dont une banque, la Banque Industrielle de Chine, une compagnie de navigation, Lapicque et Cie et des sociétés de commerce, dont la maison Lily, qui importe des articles de mode. Ces six nouvelles sociétés françaises s’ajoutent à la douzaine de sociétés qui existaient avant 1914, dont la Banque de l’Indochine, pendant quarante ans seule banque française à Hong Kong et les Messageries Maritimes, installées dans la colonie depuis ses débuts. Outre la banque et la navigation, illustrées par ces deux établissements réputés, les Français de Hong Kong sont présents dans d’autres secteurs d’activité. On relève ainsi l’énergie, avec les Charbonnages du Tonkin, la Société d’Oxygène et d’Acétylène et Ricou et Cie , la photo avec Pathé Frères, la bijouterie et l’horlogerie, avec Ulmann et Sennet Frères, l’hôtellerie avec Astor House, la mode avec Flint et enfin l’import-export avec Sennet Frères.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQFkIAa98EI/AAAAAAAAAPk/L4hqpFq6HjM/s1600-h/MM+1880s-90s.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 225px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQFkIAa98EI/AAAAAAAAAPk/L4hqpFq6HjM/s320/MM+1880s-90s.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260595928460292162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A la quarantaine de Français travaillant au sein de ces maisons françaises et à leurs familles, s’ajoute une trentaine de Pères, Frères et Sœurs oeuvrant au sein des institutions religieuses françaises. Le consul de France recense la Mission Catholique, la Procure des Missions Etrangères de Paris, l’Imprimerie de Nazareth et les établissements fondés par les Sœurs de Saint Paul de Chartres, l’hôpital, l’orphelinat et le couvent.&lt;br /&gt;Il y a 90 ans, la communauté française de Hong Kong, malgré sa taille réduite, est donc déjà à l’image de ce qu’elle deviendra après la Seconde guerre mondiale, dynamique et active dans de multiples secteurs liés au rôle de Hong Kong comme carrefour de l’Asie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires étrangères, Nantes – «Historical and statistical abstracts of Hong Kong 1841-1930». Crédits photos : HKMM, Crédit Agricole.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-800614133295056007?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/800614133295056007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=800614133295056007&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/800614133295056007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/800614133295056007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/la-communaut-franaise-de-hong-kong-en.html' title='La communauté française de Hong Kong en 1919'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQFkBtbyWwI/AAAAAAAAAPc/uzSudcgoUJM/s72-c/Banque+Indochine1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-5234244074849425508</id><published>2008-10-27T05:25:00.006+08:00</published><updated>2008-10-27T05:25:00.734+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><title type='text'>Sous la plume d’Anne Thiollier, Tom découvre Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En 1997, Anne Thiollier publie le roman Hong Kong story ; les aventures d’un petit français qui découvre la colonie britannique alors que ses parents y sont envoyés pour le travail. Retour sur l’histoire de Tom en compagnie de l’auteur, grande passionnée de la Chine et de Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQGjamzTYsI/AAAAAAAAAP0/XGJ_DqWxYTk/s1600-h/HKG+story+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQGjamzTYsI/AAAAAAAAAP0/XGJ_DqWxYTk/s320/HKG+story+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260665517233103554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis le début des années 1980, Anne Thiollier écrit pour la littérature de jeunesse. Elle a longuement vécu en Asie et toutes ses histoires, de Petite Wang à Tao le malin en passant par Le thé aux huit trésors ont pour cadre la Chine. L’ouverture sur une culture différente et des univers dépaysants, c’est la recette efficace de cet auteur qui n’a évidemment pas manqué, au cours de sa carrière, d’évoquer Hong Kong.&lt;br /&gt;«Lorsque je vivais à Hong Kong, j’étais un peu accablée par certaines familles qui arrivaient comme elles seraient arrivés à Tombouctou ou ailleurs, sans aucun intérêt pour la culture locale, se souvient-elle. Peu de personnes font les efforts nécessaires pour s’imprégner de ce qu’il y a autour. C’est parfois un peu difficile en Chine avec la barrière de la langue, mais à Hong Kong, tout est beaucoup plus facile». C’est la genèse de Hong Kong story, publié en 1997 chez Casterman.&lt;br /&gt;«Ce livre veut juste dire aux enfants qu’il faut savoir regarder, ajoute Anne Thiollier. C’est ce que je faisais moi-même pour le préparer. Je me baladais en ville ; je prenais des notes, des photos et dessinait beaucoup de croquis». Le héros, Tom, est un jeune collégien dont les parents viennent de déménager. Le garçon a du mal à s’adapter à cette première expatriation. Il est perdu, ne comprend rien… mais ne tarde pas à faire connaissance d’un Chinois de son âge qui lui sert de guide.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQGjhGyAC7I/AAAAAAAAAP8/de_HbzPDIno/s1600-h/HKG+story+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 216px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQGjhGyAC7I/AAAAAAAAAP8/de_HbzPDIno/s320/HKG+story+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260665628896791474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout ce qui est raconté sur Hong Kong est vrai. «Toutes les anecdotes et péripéties sur le chemin de Tom me sont arrivées ou alors je les ai lues dans les journaux, insiste l’auteur. Souvent, je me sers de coupures de presses que je collecte et garde dans un coin avant de les utiliser. L’échafaudage de bambous qui s’effondre, c’est arrivé. L’affaire des enfants qui se droguaient au sirop pharmaceutique, c’est vrai. Les grands-mères qui trient les germes de soja à Wan Chai, je l’ai vu». Le roman est agrémenté de nombreux dessins fait sur le vif, dans les rues.&lt;br /&gt;Anne Thiollier est arrivée en Asie en 1976. «Avec mon mari, nous avons vécu un peu partout en Chine, et notamment à Hong Kong de 1991 à 1996. Après nos études, nous avions envie de voyager, raconte-t-elle. Le stage de fin d’étude de mon mari s’est déroulé à Hong Kong en dans le cadre du projet de construction du métro. C’était juste deux mois, mais à notre retour nous avons juré que nous ferions tout ce qui était possible pour repartir!».&lt;br /&gt;Le récit de Hong Kong story se déroule au milieu des années 1990. «C’est incroyable comment cette ville a changé rapidement en quelques années!» Et l’écrivain d’être encore sous le charme : «Hong Kong n’est pas seulement une ville verticale où l’on fait du shopping ; je voulais montrer les cultes, les traditions, toute l’âme chinoise mélangée à la modernité. Hong Kong, c’est aussi cette nature et tous les sentiers de randonnée des Nouveaux Territoires et les alentours».&lt;br /&gt;Tom est représentatif du petit Français moyen qui débarque à l’étranger avec des parents peu motivés. «Quand le livre est paru, je suis allé le présenter au lycée français. Les enfants se projetaient bien dans cette histoire, ils pouvaient facilement se reconnaître». Anne Thiollier fait figure de référence dans la littérature pour enfants sur l’Asie. «Les éditeurs apprécient, même s’ils ne sont pas toujours très attentifs. Je me suis battu à chaque édition et réédition pour qu’une des images du livre, la vignette de tête du chapitre un où l’on voit des enseignes lumineuses avec des caractères chinois, soit imprimée à l’endroit et donc lisible: ils s’en fichent. C’est un manque de respect du travail de l’illustrateur qui m’attriste un peu».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQGj_D8Rc2I/AAAAAAAAAQM/TEka4MDALQ0/s1600-h/Anne+Thiollier.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 253px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQGj_D8Rc2I/AAAAAAAAAQM/TEka4MDALQ0/s320/Anne+Thiollier.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260666143530644322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Aujourd’hui, Anne Thiollier vit à Paris, où elle prépare son nouveau roman. «Hong Kong, et la Chine en général, me manquent. J’essaye de revenir le plus souvent possible». Tom est devenu grand, mais de nouvelles générations d’écoliers continuent de suivre son parcours, des rues de Wan Chai aux jonques du port.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Anne Thiollier, Hong Kong story, Casterman, 1997.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Photo: Anne Thiollier et ses enfants à Hong Kong en 1991.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-5234244074849425508?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/5234244074849425508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=5234244074849425508&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5234244074849425508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5234244074849425508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/sous-la-plume-danne-thiollier-tom.html' title='Sous la plume d’Anne Thiollier, Tom découvre Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SQGjamzTYsI/AAAAAAAAAP0/XGJ_DqWxYTk/s72-c/HKG+story+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-8002376838768004003</id><published>2008-10-23T00:30:00.005+08:00</published><updated>2008-10-23T01:22:13.010+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><title type='text'>La résistance passive du consul Reynaud</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En 1940, le ralliement à la France Libre de De Gaulle est loin d’être une évidence pour tous. Louis Reynaud, consul de France à Hong Kong est enthousiaste après l’appel du Général, mais doit rapidement faire face à sa hiérarchie. Avec la débâcle, les camps s’affichent clairement et le Consul, âgé et aux pouvoirs limités, se retrouve isolé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Louis Reynaud est arrivé en Chine en 1907 comme élève interprète du ministère des Affaires Etrangères. Anglophile et sinophile, il est nommé à Hong Kong en 1938. Dans sa correspondance, c’est moins l’attachement administratif qui ressort qu’une véritable passion pour son lieu de résidence.&lt;br /&gt;Alors que la France plie sous le joug allemand, il répond positivement à l’appel du 18 juin 1940 : «Groupée autour de moi, la colonie française de Hong Kong s’indigne contre toute idée d’armistice et de paix séparée et se révolte à la pensée d’une telle trahison vis-à-vis de nos alliés et de l’humanité». Après juillet 1940, il n’y a théoriquement plus aucun haut fonctionnaire français ouvertement partisan de la France Libre. Tous doivent prêter serment au Maréchal et accepter l’Occupation. C’est la condition pour rester en poste… Louis Reynaud est peut-être une des très rares exceptions. Si le Consul Général de France à Hong Kong n’a pas brillé par quelques faits d’armes ou actions éclatantes, il a eu le courage de prendre des positions claires et de les tenir.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SP9gBMnt1YI/AAAAAAAAAOk/j1PocIa1RVg/s1600-h/Reynaud.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SP9gBMnt1YI/AAAAAAAAAOk/j1PocIa1RVg/s400/Reynaud.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260028463475971458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Après une vie entière vouée à la Carrière diplomatique, à la hiérarchie du ministère des Affaires Etrangères, aux politesses utiles et aux propos feutrés, Louis Reynaud renie son gouvernement et tombe en disgrâce. Replacé dans le contexte professionnel et dans la mentalité de son époque, c’est un bel acte de courage.&lt;br /&gt;Rapidement, le ministère des Affaires Etrangères de Vichy s’étonne «de trouver sous la forme d’une empreinte à l’encre violette apposée près de l’en-tête l’insigne du parti de Gaulle». Des explications sont demandées d’extrême urgence sur cette habitude persistante. Reynaud répond qu’il s’agit «tout simplement du V de la Victoire». Le gouverneur général d’Indochine se dit choqué et lui demande de cesser immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SP9gBcNT79I/AAAAAAAAAOs/J6dbuhNzbDg/s1600-h/V+barr%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SP9gBcNT79I/AAAAAAAAAOs/J6dbuhNzbDg/s400/V+barr%C3%A9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260028467660189650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce rappel à l’ordre coïncide par ailleurs avec la démission inopinée du chancelier du consulat, Raoul Duval. L’ambassade de France à Pékin réclame des éclaircissements. Serait-il entré en dissidence ? Louis Reynaud couvre son subalterne et répond évasivement. Les avertissements soupçonneux se multiplient alors que d’autres sources confirment que Duval est parti pour San Francisco avec femme et enfants, non sans témoigner de son attachement à la France Libre.&lt;br /&gt;Lorsque l’ambassadeur de France à Pékin, Cosme, rappelle une énième fois à Louis Reynaud qu’il doit cesser d’apposer le V de Victoire sur ses courriers, il précise que la France de Vichy est neutre dans le conflit qui se déroule. Reynaud explose et sort de sa réserve : «Votre Excellence n’ignore vraisemblablement pas que le V de la Victoire est le signe de ralliement de tous les peuples qui, aspirant à rester libres ou à secouer le joug odieux de l’oppresseur, luttent par tous les moyens en leur pouvoir contre l’Allemagne et ses satellites et leur plan de domination et d’esclavage du monde. Il me semble que la France ne saurait rester indifférente à ce mouvement, mais si le mot d’ordre est de considérer que la France est neutre dans un conflit qui déchire le monde, je serais reconnaissant à Votre Excellence de vouloir bien me faire savoir comment le Gouvernement Français peut autoriser et même encourager le recrutement de volontaires pour combattre avec l’Allemagne contre la Russie».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SP9hEI9rbwI/AAAAAAAAAPE/aIiBoEsnalE/s1600-h/V+de+la+victoire.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SP9hEI9rbwI/AAAAAAAAAPE/aIiBoEsnalE/s200/V+de+la+victoire.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260029613545582338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le ton est sans appel et l’ambassadeur en tire les conclusions nécessaires : «Il en résulte clairement que cet agent est passé à la dissidence». La réflexion s’étend d’ailleurs à «la quasi-unanimité des Français de Hong-Kong» qui font preuve «de manifestations sinon de Gaullisme, du moins de pro-britannisme».&lt;br /&gt;En septembre 1940, l’ambassade de France prend des mesures et l’isolement commence. Ordre est envoyé à tous les consulats de Chine de «suspendre toute correspondance avec le consulat de France à Hong Kong et notamment [de] cesser dès à présent d’envoyer des fonds à ce poste». Les tables de déchiffrement pour les messages codés sont modifiées et Reynaud ne peut donc plus lire les correspondances confidentielles. La Trésorerie n’alimente plus le consulat qui se trouve donc sans ressources. Il n’y a plus ni budget de fonctionnement, ni salaires.&lt;br /&gt;L’ambassade de France à Pékin est ennuyée. Comment renverser ce Consul dissident? Cosme écrit au Ministre des Affaires Etrangères de Vichy, l’amiral Darlan : «Je suis dépourvu de tout moyen d’action contre M. Reynaud puisque celui-ci réside sur un territoire britannique où je ne peux envisager de procéder à une action d’autorité». Cosme demande d’abord sa destitution officielle, mais les préoccupations sont ailleurs et la réponse tarde; puis l’ambassadeur doute: «Notre intérêt est peut-être d’y conserver [à Hong Kong] un consulat, fut-il boîteux, plutôt que d’ouvrir dans une colonie britannique une crise qui nous ferait en définitive plus de mal que de bien».&lt;br /&gt;De son côté, Louis Reynaud ne renie pas la France mais son gouvernement. Son sens du devoir et peut-être un certain orgueil le poussent à continuer envers et contre tout ses activités, même sur ses deniers personnels. Il maintient la correspondance avec tous les postes diplomatiques, donnant des nouvelles banales, mais jamais confidentielles. En 36 ans de carrière, les amitiés de Reynaud sont nombreuses et il reçoit de la part de certains hauts fonctionnaires, des demandes pressantes pour rentrer dans le rang. Reynaud rassure ses amis de manière laconique.&lt;br /&gt;Lorsque les Japonais pénètrent dans Hong Kong en décembre 1941, Louis Reynaud envoie un message pour déclarer que les ressortissants sont sains et saufs. A la fin des combats, il annonce non sans fierté le nombre de Français volontaires qui se sont engagés aux côtés des Britanniques et le nombre de prisonniers et portés disparus. Il rend hommage au secrétaire annamite du consulat, James Dao, tué alors qu’il prenait son service au poste de défense contre les alertes aériennes. Il évoque enfin le groupe de marins qui a collaboré à la défense de l’usine centrale électrique.&lt;br /&gt;Les télégrammes chiffrés vont bon train entre l’ambassade de France à Pékin et Hanoi, siège du gouvernement général de l’Indochine. Hong Kong est coincé entre les deux, mais il n’est pas possible d’intervenir. Les Japonais se plaignent de «la compromission active de plusieurs Français notables dans la direction de la propagande anglo-gaulliste à Hong Kong». Le consul figure sur la liste avec le Père Vircondelet, M. de Sercey de l’administration des Postes et le commandant Henrys, retraité de la marine. L’Amiral Decoux, gouverneur général de l’Indochine, ne veut pas froisser les autorités nipponnes: «Tenant compte de la personnalité des intéressés et des intérêts et groupes qu’ils représentent, je pourrais envisager de [les] convoquer moi-même en Indochine dans le but de les éloigner provisoirement de Hong Kong et d’élucider leur cas dans les meilleures conditions». Cosme réplique qu’il vaut mieux laisser les autorités locales aller au bout de leurs soupçons et les laisser prendre les mesures nécessaires, ce pour éviter d’étendre et d’augmenter les exigences japonaises que les deux Français savent pertinemment ne pas être en mesure de rejeter.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SP9hLLwG9VI/AAAAAAAAAPM/-Jl1vYXdLdg/s1600-h/Fermeture+consulat.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SP9hLLwG9VI/AAAAAAAAAPM/-Jl1vYXdLdg/s200/Fermeture+consulat.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260029734553056594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En mars 1942, l’occupant nippon ferme tous les consulats et déclare assurer les intérêts des puissances «neutres» ; les diplomates doivent quitter le territoire. Reynaud traîne des pieds et Cosme ne manque pas de remarquer son manque d’empressement pour débarrasser le plancher. «Il ne serait pas opportun que M. Reynaud demeurât à Hong Kong. Il y avait pris, en effet, au regard du gaullisme, une attitude déplaisante, et s’il a été, à l’époque et sur ma suggestion, l’objet de l’indulgence du Département, c’est exclusivement parce qu’il ne pouvait être question de demander au Gouvernement britannique l’exequatur en faveur d’un nouveau consul». Le consul de Hong Kong est dans une position délicate. Il s’en sort en faisant valoir ses droits à la retraite et il obtient des Japonais la permission de rester à Hong Kong en tant que simple particulier. Nouveau revers pour l’ambassade de Pékin qui espérait le voir débarquer en Indochine pour régler quelques comptes.&lt;br /&gt;Toujours consciencieux, Louis Reynaud fait entreposer les archives du consulat dans la banque d’Indochine, pour sauvegarder toutes les informations conformément aux instructions de Pékin. Il donne également ses anciennes tables de chiffrement au consulat de Canton, de même que les timbres officiels et les cachets. Il réclame avec insistance une aide pour deux employés du consulat, un secrétaire annamite et une sténographe française ; ils ont chacun de nombreux enfants et se trouvent maintenant fort démunis. Pour éviter le pillage des locaux et de la résidence consulaire, il déménage et établit ses quartiers dans les deux lieux à la fois. «Il est indispensable que je reste sur place. Cette solution aurait le double avantage de me permettre de veiller moi-même à la conservation et à l’entretien des propriétés de l’Etat et de continuer à m’occuper officieusement des intérêts de nos nationaux et de nos protégés Annamites». Il prend également sous son aile 17 membres de la communauté française, majoritairement des femmes et des enfants, en leur assurant une petite pension.&lt;br /&gt;Cette loyauté à la France et aux valeurs républicaines, et non au gouvernement de Vichy, autant que ce zèle pour maintenir une activité administrative et diplomatique, emmêlent l’image de ce consul dans les tourments trop souvent manichéens de l’Histoire. Louis Reynaud meurt le 6 juillet 1943 sans s’être jamais compromis avec le régime collaborationniste français, mais il n’a jamais été reconnu comme appartenant à la France Libre. Son engagement ferme et ses prises de position courageuses ont sombré dans l’oubli et les bourrasques des années suivantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : archives du ministère des Affaires Etrangères, Nantes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-8002376838768004003?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/8002376838768004003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=8002376838768004003&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/8002376838768004003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/8002376838768004003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/la-rsistance-passive-du-consul-reynaud.html' title='La résistance passive du consul Reynaud'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SP9gBMnt1YI/AAAAAAAAAOk/j1PocIa1RVg/s72-c/Reynaud.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-330869204713000110</id><published>2008-10-20T02:43:00.000+08:00</published><updated>2008-10-20T02:43:00.964+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1997-2008'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aviation'/><title type='text'>La Patrouille de France à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour la première fois de son histoire, le 20 octobre 2004 et dans le cadre de l’Année de la France en Chine, la Patrouille de France, une des plus célèbres patrouilles aériennes acrobatiques, effectue une démonstration dans le ciel de Hong Kong. Les appareils de l’Armée de l’Air survolent le port de Victoria puis exécutent une série de figures acrobatiques au large du parc d’attractions Ocean Park, sous les yeux émerveillés de dizaines de milliers de spectateurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMT1aIrk0I/AAAAAAAAAN8/6npMzED3WfI/s1600-h/patrouille-france+%282%29.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMT1aIrk0I/AAAAAAAAAN8/6npMzED3WfI/s320/patrouille-france+%282%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256566998341227330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Créée en 1953, la Patrouille de France, patrouille acrobatique de l’Armée de l’Air, a visité au cours de ses 55 années d’existence plus de trente pays et attiré plus de soixante millions de spectateurs.&lt;br /&gt;En 2004, la Patrouille de France entame le 24 septembre un long périple vers l’Asie, qui la conduit pour la première fois en Chine, où elle séjourne plus de trois semaines. La patrouille de démonstration de l’Armée de l’Air arrive en force, avec dix appareils d’acrobatie de type «Alpha Jet» et trois avions d’accompagnement, un «Falcon 50» et deux quadrimoteurs «Hercules C-130». Soixante-dix militaires, encadrement, pilotes, mécaniciens, logisticiens et spécialistes des relations publiques participent au voyage en Asie.&lt;br /&gt;Arrivée à Pékin le 7 octobre, la Patrouille de France effectue une première présentation en vol dans la capitale chinoise le 10 octobre pour marquer le lancement de l’Année de la France en Chine, première des années croisées France-Chine. C’est un grand événement, malgré le mauvais temps qui règne ce jour-là : c’est en effet la première fois qu’une patrouille aérienne étrangère se produit en Chine. Une deuxième présentation en vol a lieu ensuite le 16 octobre à Wuhan.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMT-QPDiqI/AAAAAAAAAOE/5Cob0WaZAW8/s1600-h/Patrouille1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMT-QPDiqI/AAAAAAAAAOE/5Cob0WaZAW8/s200/Patrouille1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256567150302431906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Puis, le 17 octobre, la Patrouille de France arrive à Hong Kong et atterrit à l’aéroport de Chek Lap Kok. Les deux journées suivantes sont consacrées au repérage de la topographie de Hong Kong et des zones de démonstration aérienne, avec l’aide du Government Flying Service de Hong Kong. Le mercredi 20 octobre, en milieu de journée, c’est le décollage, la mise en formation puis le survol du port de Victoria. Huit appareils sont utilisés pour ce vol de démonstration. Les deux autre «Alpha Jet» sont en effet tenus en réserve pour pallier toute défaillance mécanique d’un des avions. Le vol au-dessus du port de Victoria se déroule avec mise en service des fumigènes bleus, blancs et rouges. Le spectacle de la formation «en diamant» au dessus de Hong Kong, suivie de son panache tricolore, demeure, aux dires d’heureux témoins, un spectacle inoubliable.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMUCGqJmKI/AAAAAAAAAOM/091lWbjHfXw/s1600-h/patrouille3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMUCGqJmKI/AAAAAAAAAOM/091lWbjHfXw/s200/patrouille3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256567216451197090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Après le survol de la ville, la Patrouille vire au Sud pour rejoindre l’espace aérien situé à quelques kilomètres du Sud du parc d’attractions Ocean Park. Pas question en effet, pour des raisons de sécurité, d’effectuer des acrobaties au-dessus de la ville! S’ensuit alors, pendant 35 minutes, une époustouflante succession de vingt huit figures acrobatiques aux noms évocateurs, «flèche», «diamant», «T», ou «Concorde», «éclatement», «regroupement», etc., exécutées entre 30 et 1500 mètres au-dessus du niveau de la mer et à des vitesses variant de 200 et 600 km/h! Le public, massé par milliers de spectateurs au parc d’attractions, applaudit ce spectacle exceptionnel, premier du genre à Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMUYn6warI/AAAAAAAAAOc/-B4XfFxqwUc/s1600-h/patrouille4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMUYn6warI/AAAAAAAAAOc/-B4XfFxqwUc/s200/patrouille4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256567603336342194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Vers 15h, la Patrouille de France atterrit à l’aéroport et achève ainsi sa première apparition à Hong Kong, opération de prestige, médiatique mais aussi diplomatique. Le consul général de France de l’époque, Serge Mostura, déclare ainsi qu’«à l'occasion du 40e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine, nous sommes très heureux d'amener aux habitants de Hong Kong la Patrouille de France, l'une des meilleures équipes de démonstration du monde qui a toujours joué un rôle diplomatique pour la France».&lt;br /&gt;Le 24 octobre, la Patrouille de France décolle pour Zhuhai, où elle effectue une nouvelle démonstration aérienne lors du salon de l’Aéronautique de la ville, sa dernière en Chine de cette année 2004. Le 27 octobre, la Patrouille quitte en effet la Chine et s’envole pour Hanoi et le Vietnam afin d’y poursuivre son voyage en Asie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources et crédits photographiques : Armée de l’Air.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-330869204713000110?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/330869204713000110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=330869204713000110&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/330869204713000110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/330869204713000110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/la-patrouille-de-france-hong-kong.html' title='La Patrouille de France à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMT1aIrk0I/AAAAAAAAAN8/6npMzED3WfI/s72-c/patrouille-france+%282%29.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-4606271656688167918</id><published>2008-10-16T08:20:00.007+08:00</published><updated>2008-12-18T15:31:06.920+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1942-1964'/><title type='text'>La France Libre à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Dès l’Appel du 18 juin lancé par le général de Gaulle, le consul de France à Hong Kong et la majorité de la petite communauté française du territoire se rallient à la France Libre. Tous les Français Libres combattent auprès des Britanniques lors de l’invasion de Hong Kong par l’armée japonaise en décembre 1941 et plusieurs meurent au combat. Les survivants de la communauté française subissent ensuite 44 mois d’une occupation éprouvante, jusqu’à au retour des forces britanniques, en septembre 1945. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;En septembre 1939, la communauté française de Hong Kong compte environ 120 personnes, essentiellement des marchands et des employés de maisons de commerce, mais aussi des pères missionnaires et des soeurs des différents ordres religieux. La déclaration de guerre et la mobilisation générale n’ont que peu d’influence sur les effectifs de la communauté française, de moyenne d’âge relativement élevée. Mais l’invasion de la France le 10 mai 1940, l’Appel du 18 juin du général de Gaulle et l’inquiétude croissante liée à la menace japonaise (l’armée japonaise occupe Canton en octobre 1938) vont bouleverser la vie des Français de Hong Kong.&lt;br /&gt;Dès le 20 juin 1940, deux jours seulement après l’Appel du 18 juin, le consul de France à Hong Kong, &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/la-rsistance-passive-du-consul-reynaud.html"&gt;Louis Reynaud&lt;/a&gt;, adresse à Londres un télégramme où il fait part de l’indignation «de la colonie française de Hong Kong contre toute idée d’armistice et de paix séparée et [de sa] révolte à la pensée d’une telle trahison vis à vis des alliés et de l’humanité entière qui déshonorerait la France à tout jamais».&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMNvaC8iPI/AAAAAAAAAN0/4-VTuPZTO2w/s1600-h/France+libre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256560298168191218" style="FLOAT: right; MARGIN: 0pt 0pt 10px 10px; CURSOR: pointer" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMNvaC8iPI/AAAAAAAAAN0/4-VTuPZTO2w/s320/France+libre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quelques mois plus tard, le 19 septembre 1940, est officiellement créé le «Comité France Libre de Hong Kong», présidé par Lucien Biau, architecte. Le Comité diffuse de la propagande, publie une revue mensuelle, «France Libre», et participe à des émissions de radio diffusées à Hong Kong. Il s’occupe également des Français qui se portent volontaires pour combattre au sein des forces du général de Gaulle et qui ne peuvent s’embarquer à Shanghai pour rejoindre un territoire rallié à la France Libre. Soixante douze volontaires sont ainsi pris en charge par le Comité de Hong Kong, certains provenant d’autres régions de Chine ou d’Asie. Après des luttes d’influence et diverses péripéties, liées entre autres au passé controversé de Lucien Biau, la présidence du Comité de la France Libre de Hong Kong est confiée en mars 1941 à Emile Fouliard, chef d’entreprise et représentant en Chine de firmes d’armement. La vice-présidence revient à Pierre Mathieu, agent à Hong Kong de la compagnie Optong.&lt;br /&gt;En juin 1940, les autorités de la colonie britannique décident de renforcer le dispositif de défense de Hong Kong, la menace japonaise se faisant plus pressante. Le Corps des Volontaires, «Hong Kong Volunteer Defence Corps», est constitué afin d’épauler les troupes régulières dont les effectifs ont été sensiblement réduits depuis fin 1939. Tous les Français ayant adhéré au Comité de la France Libre, une quarantaine, rejoignent ce corps des Volontaires. Un Comité interallié, où siège un représentant de la France, est chargé de surveiller le port afin de lutter contre les sabotages. Les autorités de la colonie décident aussi d’évacuer vers Manille les familles des fonctionnaires civils et militaires et 5600 personnes quittent ainsi le territoire. Certaines familles françaises rejoignent aussi l’Indochine.&lt;br /&gt;Le 8 décembre 1941, un jour après l’attaque de Pearl Harbor, les forces japonaises stationnées dans le Guangdong envahissent Hong Kong. Les Français Libres du Corps des Volontaires participent tous à la défense du territoire, soit au sein des unités combattantes, soit dans la défense passive. Ils se battent aux côtés de soldats de l’Empire britannique, dont ceux de bataillons canadiens qui ont rejoint Hong Kong peu de temps avant l’invasion. Les combats durent jusqu’au 25 décembre et, le jour de Noël, le Gouverneur de Hong Kong, Sir Aitchison, signe l’acte de reddition de la garnison de Hong Kong.&lt;br /&gt;Six Français Libres sont prisonniers de guerre, dont trois volontaires de la marine marchande en transit à Hong Kong alors qu’ils partaient rejoindre la France Libre. Deux combattants sont portés disparus et trois laissent leur vie pendant la bataille. &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/la-stle-des-franais-libres.html"&gt;Une stèle&lt;/a&gt;, érigée en 1948 au cimetière militaire de Stanley, rappelle leur sacrifice.&lt;br /&gt;La communauté française a peu souffert. Un secrétaire annamite du Consulat de France a été tué dans les combats. Les dégâts matériels sont cependant importants. La Procure et Nazareth ont subi des bombardements aériens et les établissements des sœurs de Saint Paul de Chartres et ceux des Frères des Ecoles chrétiennes ont subi des pillages.&lt;br /&gt;Trois mois après les combats, le 9 mars 1942, le ministère des Affaires étrangères de la France de Vichy décide de fermer le consulat de France à Hong Kong. Le consul Louis Reynaud reçoit alors comme instructions de remettre ses documents secrets, ses sceaux et ses codes de chiffrement au consulat de France à Canton. Le reste des archives, constitué de 18 caisses, est déposé dans les locaux de l’agence de la Banque de l’Indochine à Hong Kong.&lt;br /&gt;Louis Reynaud, qui très tôt a manifesté des sentiments anglophiles et favorables à la France Libre, reçoit ensuite l’ordre de se rendre en Indochine, alors sous administration de Vichy. Mais, atteint par l’âge de la retraite, il demande et obtient l’autorisation de demeurer à Hong Kong. Il s’installe alors au consulat de France afin d’éviter les déprédations des locaux et les vols. Devenu simple particulier, il est cependant considéré par les autorités japonaises d’occupation comme le représentant officieux des intérêts français. En octobre 1942, soixante et onze Français sont encore présents à Hong Kong et certains, placés dans une situation matérielle difficile, sont secourus par l’ancien consul de France. Malade, Louis Reynaud décède à l’hôpital français de Hong Kong le 5 juillet 1943. A la demande du consul de France à Canton et comme l’avait fait avant lui le consul Reynaud, le père Vircondelet, procureur général en Extrême-Orient des Missions Etrangères de Paris, s’installe alors dans les locaux du consulat de France pour éviter le pillage des lieux.&lt;br /&gt;Le petit groupe de Français qui demeure à Hong Kong pendant l’occupation vit dans des conditions difficiles. La capitulation du Japon en août 1945 et le retour des forces britanniques à Hong Kong en septembre mettent fin au calvaire de la population du territoire après quarante quatre mois d’occupation. Le consulat de France réouvre ses bureaux en janvier 1946.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sources : archives du ministère des Affaires étrangères, Paris.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-4606271656688167918?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/4606271656688167918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=4606271656688167918&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/4606271656688167918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/4606271656688167918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/la-france-libre-hong-kong.html' title='La France Libre à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPMNvaC8iPI/AAAAAAAAAN0/4-VTuPZTO2w/s72-c/France+libre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-7921083554499795926</id><published>2008-10-13T01:52:00.004+08:00</published><updated>2008-10-13T01:59:34.904+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Edmond Cotteau, touriste inopiné à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En 1881, un voyageur français fait escale à Hong Kong dans l’idée de repartir immédiatement pour Canton. Un imprévu l’amène à rester dans la colonie britannique avant qu’une occasion inattendue le conduise ailleurs. Edmond Cotteau voyage ainsi, au gré des rencontres. Entre temps, il pose ses valises et sillonne la ville.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPI6oyUZX9I/AAAAAAAAANk/s6TFzB331XU/s1600-h/Cotteau.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPI6oyUZX9I/AAAAAAAAANk/s6TFzB331XU/s200/Cotteau.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256328187471290322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Edmond Cotteau est un grand voyageur ; ni pionnier ni explorateur, il se dit touriste et arpente la Terre de l’Amérique à l’Asie, par simple curiosité intellectuelle. Il laisse des récits vivants et documentés qui lui donnent une solide réputation en son temps. Au début des années 1880, il est chargé par le gouvernement français d’une mission scientifique en Sibérie et au Japon. Il accomplit son devoir avec zèle, puis décide de revenir en Europe par la mer via le Sud-Est de l’Asie. Un périple qui le conduit jusqu’à Hong Kong.&lt;br /&gt;Il vient de Shanghaï à bord du «Yang-Tsé» ; son arrivée dans la colonie britannique est mouvementée. Alors que le navire entre dans le port, on lui montre un grand bateau à vapeur blanc qui chauffe le long du quai. Il s’agit de celui qui assure la liaison quotidienne entre Hong Kong et Canton et qui part, tous les matins, à 6h précise. Edmond Cotteau n’est pas particulièrement attiré par l’île Victoria, mais tient absolument à visiter Canton. Il décide donc de profiter immédiatement de l’occasion. «Mon bagage est prêt ; à peine l’ancre a-t-elle touché le fond que je me précipite dans un sampan. La distance est assez longue, mais mon batelier fait force de rame, et je parviens à toucher le but, juste au moment où retentit le troisième coup de sifflet réglementaire, signal d’un départ imminent. Par malheur, nous avons accosté du côté opposé de la coupée ; rapidement nous faisons le tour du navire ; j’escalade la jetée à l’instant même où se déroulent les amarres. On retire la planche ; je puis encore sauter ; ma valise me retient au rivage, j’hésite une seconde : c’en est assez pour que le fossé, s’élargissant lentement, m’enlève toute possibilité de le franchir, et je reste sur le quai, faisant piteuse figure devant les rires moqueurs des passagers chinois».&lt;br /&gt;Cette seconde d’hésitation laisse notre touriste à Hong Kong. Il n’ira même pas à Canton par la suite. Alors qu’il est encore sur le quai et que le bateau de Canton s’éloigne sans lui, «une nuée de coolies s’était ruée sur mon bagage ; c’était une bousculade, des cris et des gestes dont on n’a pas idée. Je pris le parti héroïque de reconquérir ma malle, à la force du poignet ; puis, m’asseyant dessus en tenant mon sac entre mes jambes, je m’en rapportai pour le reste à la Providence, laquelle ne tarda pas à se manifester sous la forme d’un majestueux policeman hindou, au teint bronzé, aux formes athlétiques. A sa vue, le tapage cesse comme par enchantement ». Le policier est Sikh et Cotteau sympathise avec lui en marmonnant des souvenirs d’hindoustani et en évoquant son voyage en Inde quelques années auparavant.&lt;br /&gt;Une fois installé, le Français commence par se renseigner sur cette destination imprévue et retrace la jeune histoire de la colonie sans omettre un détail peu connu : «Cette île fait partie du groupe des Ladrones (voleurs en portugais), ainsi nommée autrefois par les Portugais de Macao, à cause du penchant de leurs habitants à la piraterie». Et de continuer en s’extasiant sur les choix et les résultats de l’administration britannique : «C’est un des plus magnifiques ports du monde ; entouré de montagnes pittoresques, il réunit dans le même tableau, comme le dit un auteur anglais, l’aspect sauvage des paysages de l’Ecosse à la beauté classique de l’Italie, encore rehaussée par la splendeur de la nature tropicale».&lt;br /&gt;L’historique et les descriptions passés, Edmond Cotteau parle chiffre et s’attarde sur l’impressionnante capacité commerciale de la ville. Il annonce par exemple qu’en 1879, la part du Royaume-Uni dans le commerce de la Chine s’élève à presque 900 millions de francs, dont 545 pour Hong Kong. Le voyageur brocarde au passage la France dont les chiffres sont très loin de ces résultats.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPI61G54kxI/AAAAAAAAANs/YOt7UikxWro/s1600-h/Cotteau2.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPI61G54kxI/AAAAAAAAANs/YOt7UikxWro/s400/Cotteau2.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256328399155663634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au petit matin, le touriste arpente les quais et Queen’s road. « Cette rue est fort animée ; de grands magasins européens et chinois étalent leur marchandises de l’Europe et de l’Asie. Les maisons sont ornées d’arcades et de portiques, non seulement au rez-de-chaussée, mais encore aux différents étages : précaution excellente pour intercepter les rayons du soleil et rafraîchir les appartements». Car même si c’est novembre au passage d’Edmond Cotteau, le Français à chaud… très chaud. Dans le port, il observe l’activité des autochtones : «Ici la plupart des sampans sont conduits par des femmes. Comme les hommes, elles portent des fardeaux et rament courageusement, ayant souvent sur leur dos, enveloppé dans un morceau d’étoffe, un bébé dont la tête ballante suit tous leurs mouvements. Le bateau sert de logement à toute la famille ; on y fait la cuisine dans un vase en terre. Des enfants grouillent dans tous les recoins ; hier, dans mon sampan, en levant la planche sur laquelle j’étais assis, j’en ai vu trois, blottis au fond».&lt;br /&gt;Edmond Cotteau découvre la ville depuis les bas-fonds miséreux jusque sur les hauteurs luxueuses du Pic. Ses aventures avec les coolies sont nombreuses : il lui est impossible d’aller où il veut faute de se faire comprendre. Les trajets demandés s’achèvent toujours à une autre destination. Il découvre ainsi le Jardin botanique, «une merveille». «Sur les pentes escarpées, les Anglais ont su créer de belles pelouses d’un gazon toujours vert, et faire croître sur un rocher, autrefois nu et sans eau, les arbres les plus gracieux des tropiques».&lt;br /&gt;Le Français hésite sur sa destination suivante : on lui déconseille fortement les Philippines à cause du choléra et des tracasseries de l’administration espagnole et, alors qu’il essaye d’organiser son escapade vers Canton, un nouvel événement l’en détourne. Lors d’un dîner chez un compatriote négociant du nom de Marty, il rencontre un couple installé depuis plusieurs années à Hai-Phong en Indochine. Ces derniers parlent si bien du Tonkin et des merveilles de leur région que le lendemain matin, Edmond Cotteau est avec eux à bord d’un nouveau navire pour une nouvelle destination… toute aussi imprévue que la précédente.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : COTTEAU, Edmond, Un touriste dans l’Extrême Orient, Hachette, Paris, 1883.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Remerciements à M. Yves Azémar et son inépuisable librairie d'ouvrages anciens sur l'Asie, 89 Hollywood road - Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-7921083554499795926?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/7921083554499795926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=7921083554499795926&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/7921083554499795926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/7921083554499795926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/edmond-cotteau-touriste-inopin-hong.html' title='Edmond Cotteau, touriste inopiné à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SPI6oyUZX9I/AAAAAAAAANk/s6TFzB331XU/s72-c/Cotteau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-8791899244173422640</id><published>2008-10-09T08:20:00.003+08:00</published><updated>2008-10-10T15:55:27.343+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>«Paris Béguin», premier film parlant français diffusé à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le 10 mai 1933, pour la première fois, un film parlant français est projeté à Hong Kong et la salle de cinéma ne désemplit pas. Pour le consul de France à Hong Kong, c’est un événement pour la France, pour le rayonnement de son industrie du cinéma et pour le prestige de la langue française. A tel point d’ailleurs que, grisé par ce succès et porté par son enthousiasme, le consul oublie dans son rapport à Paris de mentionner le titre du film!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Dès les premières lignes de la dépêche du 12 mai 1933 qu’il adresse au ministre des Affaires étrangères, le consul de France à Hong Kong, Dufaure de la Prade, donne le ton : «Le 10 mai 1933 aura été, pour la cinématographie, un jour faste qu’elle est en droit de marquer d’un caillou blanc. Ce jour-là, pour la première fois, un des cinémas de la place a fait passer sur l’écran un film français, film parlant avec sous-titre en anglais».&lt;br /&gt;Le consul décrit ensuite le succès populaire qu’a rencontré la projection de ce film au cinéma «Central» qui, «au cours des quatre séances consécutives […] n’a pas désempli». Il y a longtemps en effet que le directeur du cinéma «n’avait enregistré une aussi forte recette». Le consul ne doutait pas de la réussite de la projection du film : «Je n’avais cessé de le marquer par avance au cours de mes conversations avec les Directeurs des Etablissements de divertissement de cette ville. […] Je dois avouer que le succès a dépassé mon attente». Dufaure de le Prade prévoyait que «le public hong kongais éprouverait une certaine satisfaction à assister à des séances consacrées à des productions françaises tant pour l’agrément d’entendre un dialogue français […] que pour le plaisir de pouvoir comparer les productions françaises avec les productions étrangères». Le consul de France, du fait du succès de cette première projection de film français parlant à Hong Kong, demande alors au ministère des Affaires étrangères «de bien vouloir adresser un appel à l’industrie cinématographique française pour l’inviter à tenter un effort dans cette colonie anglaise, de concert avec le livre français, en vue du maintien et de la propagation de notre langue à l’étranger».&lt;br /&gt;Plusieurs décennies avant ses successeurs, le consul nous livre ainsi un vibrant plaidoyer en faveur de la Francophonie et de la défense du cinéma français! Il n’omet d’ailleurs pas de mentionner les commentaires élogieux de la presse en anglais mais aussi du «seul journal chinois qui s’occupe des questions cinématographiques», qui «n’a pas caché que le public chinois, à qui il avait été donné pour la première fois d’assister à un film français, a estimé que la production française révélait les qualités supérieures de l’art français».&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SOy8UlIsQSI/AAAAAAAAANc/Z5G4yO4jGI8/s1600-h/affiche+Paris+B%C3%A9guin.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254781926986498338" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SOy8UlIsQSI/AAAAAAAAANc/Z5G4yO4jGI8/s400/affiche+Paris+B%C3%A9guin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La seule pierre d’achoppement pour le consul provient du documentaire qui précédait la projection du film, «un vieux film de onze ans, […] reproduisant le voyage d’un ancien ministre des Travaux Publics» dans le Lautaret, «sans qu’il n’ait été fait grâce des banquets, […] des discours, celui du Ministre, du Préfet, du Général, du Député, du président du T.C.F.», alors que le film était muet! Le consul a craint «que les spectateurs ne quittassent la salle avant l’apparition du film proprement dit». Il faut certes, faire profiter le public de «Hong Kong, un des grands carrefours de l’univers» de la «propagande touristique, […], traitant de nos beaux paysages, de nos admirables routes, de nos magnifiques stations thermales ou climatiques», mais avec un film «présenté objectivement et non comme une réclame animée».&lt;br /&gt;Le consul de France termine sa lettre en recommandant à ses correspondants parisiens de «trier sur le volet les productions liées à l’exportation», afin «d’apporter au public cosmopolite de Hong Kong […] en même temps que l’expression de nos idées, de nos conceptions et de nos aspirations, le témoignage de nos qualités nationales en matière de théâtre et d’art photographique».&lt;br /&gt;La réponse du ministère des Affaires étrangères à la dépêche enthousiaste du consul est cependant laconique : «Le titre du film ?». Le consul Dufaure de la Prade, grisé par la réussite de cette «première» à Hong Kong, a en effet oublié de préciser le titre du film dans sa dépêche de quatre pages ! Et sa réponse du 26 juillet à la question du ministère est tout aussi laconique mais précise : «Le film était intitulé Paris Béguin». C’est en effet ce film d’Augusto Genina, sorti dans les salles françaises en 1931, qui est projeté à Hong Kong le 10 mai 1933. Fernandel, pour son troisième rôle au cinéma, y interprète un petit truand et Jean Gabin, dans un personnage de cambrioleur, y fait sa première apparition à l’écran.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;C.R.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires étrangères, Paris.&lt;/span&gt; &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Crédit photographique : www.web-libre.org&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-8791899244173422640?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/8791899244173422640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=8791899244173422640&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/8791899244173422640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/8791899244173422640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/paris-bguin-premier-film-parlant-diffus.html' title='«Paris Béguin», premier film parlant français diffusé à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SOy8UlIsQSI/AAAAAAAAANc/Z5G4yO4jGI8/s72-c/affiche+Paris+B%C3%A9guin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-668906812940308210</id><published>2008-10-06T06:49:00.001+08:00</published><updated>2008-10-06T06:49:00.926+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Les tribulations de Léon Pagès, aspirant diplomatique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En 1849, Léon Pagès, jeune diplomate français en poste à la légation de France à Canton, se rend à Hong Kong en compagnie d’un diplomate espagnol, M. Orenze, tous deux en charge de documents officiels. Leur bateau est assailli par des pirates, danger à l’époque endémique dans la région du delta de la rivière des Perles. Si Léon Pagès survit par chance à l’assaut, le diplomate espagnol disparaît en revanche au cours de ce drame.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 18 mars 1849, le jeune Léon Pagès, nommé par décret du 7 décembre 1846 «aspirant diplomatique» à Canton, touche au terme de son voyage à bord de L’Achille et débarque à Hong Kong, chargé de la malle française, ancêtre de ce qui est appelé de nos jours la valise diplomatique. Il en repart la nuit suivante sur la lorcha portugaise n°33, qui fait le trajet entre Hong Kong et Macao, en compagnie de M. Orenze, diplomate espagnol, porteur des dépêches destinées au représentant de Sa Majesté catholique en Chine.&lt;br /&gt;«Vers le minuit», leur embarcation est cernée par trois jonques de pirates chinois «qui la surprennent, l’attaquent et enlèvent tout ce qui se trouve à bord». Il faut ici laisser la parole à la malheureuse victime de cet odieux attentat :&lt;br /&gt;«MM. Pagès et Orenze sont aveuglés, brûlés et étouffés par des pièces d’artifice jetées à profusion dans leur étroite cabine. Armés de lances, les pirates se précipitent sur eux pour les massacrer, M. Pagès lutte énergiquement, il parvient à désarmer l’un de ces brigands, combat pour défendre sa vie, celle de son compagnon et pour sauver, s’il est possible, les dépêches du gouvernement. Toute résistance est inutile et, accablé par le nombre, M. Pagès ne doit son salut qu’à un moyen extrême et d’autant plus désespéré qu’il ne savait nullement nager. Il se précipite dans la mer, est assez heureux pour saisir une corde dans sa chute et reste ainsi plongé dans l’eau et se tenant à cette amarre jusqu’à ce que les pirates aient achevé de piller le bâtiment et se soient retirés. Quand il peut remonter à bord, nulle trace de sang ne s’y remarquait et comme M. Orenze avait disparu dans la lutte et qu’il ne savait pas nager, on n’est que trop porté à croire qu’il a péri en se jetant à la mer, à moins qu’il n’ait été emmené par les pirates dans l’espoir d’obtenir pour sa reddition une riche rançon, comme ils ne font que trop souvent».&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SOiOV2xXhvI/AAAAAAAAANU/8aCScsART1Q/s1600-h/Pirate+chinois.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SOiOV2xXhvI/AAAAAAAAANU/8aCScsART1Q/s400/Pirate+chinois.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5253605471458658034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’heureux survivant reçoit «à Hong Kong dans son malheur des preuves d’un vif intérêt». Il est recueilli par le navire La Bayonnaise qui, de janvier à février 1849, navigue en mer de Chine pour visiter les ports de Chine ouverts au commerce européen. A son bord se trouve Forth-Rouen, chargé d’affaires en Chine et chef de la légation de France à Canton. C’est lui qui, le 15 juillet 1848, a recommandé au ministère des Affaires étrangères de nommer un agent consulaire à Hong Kong. «Le commandant de La Bayonnaise, à peine arrivé de notre voyage fatiguant dans le Nord, a de nouveau levé l’ancre pour aller prendre M. Pagès et lui offrir les secours des médecins du bord».&lt;br /&gt;Les malheureux Pagès et Orenze sont les premières victimes des pirates chinois depuis l’ouverture de la légation : «[…] un de ces crimes, s’indigne Fort-Rouen, qui, réprouvés et flétris par le code de toutes les nations, fait comme frémir d’indignation toute la nation française en Chine». Le forfait des pirates chinois eut les honneurs d’une mention dans le Journal des débats du 26 mai 1849.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;C.R.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Source : Archives du ministère des Affaires étrangères, Paris, DVR.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédit photographique : HKMM.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-668906812940308210?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/668906812940308210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=668906812940308210&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/668906812940308210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/668906812940308210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/les-tribulations-de-lon-pags-aspirant.html' title='Les tribulations de Léon Pagès, aspirant diplomatique'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SOiOV2xXhvI/AAAAAAAAANU/8aCScsART1Q/s72-c/Pirate+chinois.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1745087936205081458</id><published>2008-10-02T01:22:00.004+08:00</published><updated>2008-12-18T15:39:46.159+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Insolite'/><title type='text'>Francis Vetch, les délires d’un «affairiste porte-poisse»</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Homme d’affaire malheureux, entrepreneur malhonnête, mari manipulateur et trompé, touche-à-tout infatigable, Francis Vetch est un personnage baroque dont les aventures suscitent aujourd’hui encore l’amusement et l’incrédulité. Irritant et attachant, il traverse avec agitation la première moitié du XXe siècle ; Hong Kong est son port d’attache.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Dans le billet sur &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/les-embrouilles-de-rolande-sarrault.html"&gt;«les petites embrouilles de Rolande Sarrault»&lt;/a&gt;, nous avons évoqué le rocambolesque Francis Vetch, en promettant de revenir sur cet homme étrange, figure à la fois pathétique et délirante de la communauté française de Hong Kong. Au-delà du simple récit, l’idée est de montrer une tranche de vie, certes colorée, de l’existence de ceux qui partent à l’autre bout du monde pour ne rien réussir, du moins honnêtement… L’échec est le quotidien de beaucoup, même si l’Histoire ne retient souvent que ceux qui font fortune.&lt;br /&gt;Francis Vetch est l’archétype du «looser», selon l’anglicisme à la mode aujourd’hui. Son histoire commence par un coup de théâtre, au sens propre comme au figuré. Alors qu’il part de Marseille vers la Chine avec sa famille, en avril 1900, sa femme Rosalie rencontre sur le paquebot un jeune diplomate qui rejoint sa nouvelle affectation. Il s’agit de Paul Claudel… qui devient son amant. Cette histoire inspirera au dramaturge le «Partage de Midi» ; Francis Vetch y étant le personnage de De Cys.&lt;br /&gt;Marie-Josèphe Guers, dans son roman La maîtresse du Consul, décrit Francis Vetch comme un aventurier combinard dont la femme, complice active, se lasse des petites arnaques et autres inventions malhonnêtes. D’origine réunionnaise, né à Saint-Denis en 1862, Francis Vetch a rejoint l’Europe le temps d’avoir de nombreux démêlés avec la justice et de se marier avec Rosalie, que certaines sources disent être la fille d'un noble polonais et d'une Ecossaise, noble également. Ils ont quatre enfants et embarquent pour la Chine au début du siècle ; Vetch pense faire fortune à Fou-Tchéou.&lt;br /&gt;L’histoire d’amour entre Rosalie et le jeune diplomate semble construite de toute pièce en vue de manipuler Paul Claudel. Rosalie Vetch tombe toutefois sous le charme du Consul et une fougueuse passion de quatre ans commence alors, tandis que Francis Vetch s’éloigne, déjà perdu dans les confins de l’Empire à entreprendre quelques affaires plus ou moins légales. Un billet sur &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/11/paul-claudel-et-le-spleen-de-hong-kong.html"&gt;Paul Claudel &lt;/a&gt;reviendra prochainement sur cette période : il y a en effet un lien entre les deux amants et Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SOJSkajTVWI/AAAAAAAAANM/AlrAvE7AAC4/s1600-h/Francis+Vetch.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251850901023577442" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SOJSkajTVWI/AAAAAAAAANM/AlrAvE7AAC4/s400/Francis+Vetch.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Après d’innombrables déboires et un passage par l’Europe et un divorce, Francis Vetch s’installe à Hong Kong. Marie-Anne Lescouret, biographe de Claudel, qualifie notre anti-héros «d’affairiste porte-poisse», au regard des descriptions qu’en fait le dramaturge. Le personnage ne change pas après la Grande Guerre. Il est négociant en charbon à Shanghaï, libraire pourchassé par les Jésuites à Tientsin, brocanteur associé à un Russe à Pékin, fabricant de contrefaçon de parfum à Tientsin. On le retrouve toujours dans les papiers du Consulat de Hong Kong, en éternel trublion.&lt;br /&gt;Le Consul part à la recherche de sa famille et reçoit une fin de non-recevoir de la part d’un des enfants, Gaston, installé à Genêve. «Mon père a toujours voulu essayer de monter des affaires plus ou moins hasardeuses, en empruntant de l’argent soit à la famille, soit à des étrangers : mon frère cadet a du reste été presque ruiné par lui». Il enfonce le clou en expliquant qu’il a été abandonné et a dû se débrouiller sans son père. «Je ne me considère ni juridiquement, ni moralement tenu à lui venir en aide». Et de conseiller à son frère aîné d’empêcher leur père «d’encourir des dettes ou d’emprunter de l’argent pour d’autres opérations financières qui, d’après l’expérience, ne pourraient être que désastreuses».&lt;br /&gt;Hélas, on peut suivre Francis Vetch à la trace en Asie, avec toutes les dettes qu’il laisse, entre autres dans les hôtels… Les directeurs adressent des plaintes au Consul de France à Hong Kong pour qu’il intervienne. Le diplomate se trouve désarmé face à un tel phénomène. Francis Vetch répond toujours par des courriers extravagants. Au propriétaire du Metropol qui lui a confisqué son passeport : «Tout homme, Monsieur, a le droit de vivre. Je ne vous reconnais pas le pouvoir de m’enlever le pain de la bouche». Les formules sont toujours ampoulées et le ton dramatique confine au comique. A peine une affaire est-elle réglée qu’une autre éclate. Le livret de pension de Francis Vetch est confisqué par un hôtel, qu’importe… le forban écrit au Président de l’association des Pères et Mères de famille qui ont perdu des enfants à la guerre pour lui donner pouvoir d’encaisser l’argent sur place à Paris et au bénéfice de l’association. Une générosité en forme de pied de nez à ses créanciers.&lt;br /&gt;Rien n’arrête Francis Vetch. Les innombrables échecs de sa triste carrière n’ont jamais fait trembler sa détermination et son assurance… C’est sûrement ce qui rend attachant cette personne si souvent détestable par ses activités. En 1938, lorsque le Consul envisage son rapatriement en France, la réponse est digne d’une tragédie grecque : «Je m’incline devant pareil scandale et me déclare vaincu. Veuillez me considérer comme un prisonnier qui se rend et qui ne demande qu’à être traité humainement en considération de son grand âge, surtout du fait que sur trois fils, qui ont combattu toute la dernière guerre, un a versé son sang pour la France. Faîtes vite ce que vous avez à faire». Ce sur quoi il prend la fuite à Macao et fait désormais adresser ses factures directement au Consulat de France.&lt;br /&gt;Un peu plus tard, le Consul ne cache pas son soulagement lorsque les Pères Salésiens acceptent d’héberger Francis Vetch, à condition qu’il se conforme aux règles de la maison. Son fils aîné Robert, membre de la congrégation italienne, le prend en charge pour mettre fin à «cette douloureuse odyssée». Mais le septuagénaire décide de mettre à profit cette retraite monastique pour rédiger un ouvrage sur… le fascisme en Italie, qui n’est évidemment pas du goût des Pères. Retour à Hong Kong.&lt;br /&gt;Le 4 septembre 1939, à 77 ans, il déclare dans une lettre : «je me considère comme mobilisé au même titre que mes trois fils. Vous pouvez donc, en toutes circonstances faire appel à mon dévouement pour la France».&lt;br /&gt;L’une des dernières bravades de Francis Vetch est inattendue. En avril 1940, il crée la première librairie française de Hong Kong. The Hong Kong French bookstore est situé au 1 Bonham road. L’escroc fait imprimer un ouvrage intitulé «Ralliez-vous à mon panache blanc» et quelques autres œuvres dramatiques et historiques, qu’il ne paiera jamais à son fournisseur. A nouveau poursuivi par ses créanciers, il quitte quelques temps la colonie britannique pour, dit-il «une entreprise d’importation et de réexportation de produits Chinois et Français à Kouang-Tchéou-Wan», une possession française également appelée Fort-Bayard. C’est là, en 1941, que le Consulat perd sa trace…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires Etrangères, Nantes ; Marie-Josèphe Guers, La maîtresse du Consul, Albin Michel, 2000 ; Marie-Anne Lescourret, Claudel, Flammarion, 2003.&lt;br /&gt;Crédits photographiques : Marie-Josèphe Guers, collection particulière. Photo prise en 1900 à Fou-Tchéou. Francis Vetch, alors âgé de 38 ans, est à gauche. Sa femme Rose et l’un de leurs enfants sont assis devant. Derrière, Paul Claudel. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1745087936205081458?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1745087936205081458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1745087936205081458&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1745087936205081458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1745087936205081458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/francis-vetch-les-dlires-dun-affairiste.html' title='Francis Vetch, les délires d’un «affairiste porte-poisse»'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SOJSkajTVWI/AAAAAAAAANM/AlrAvE7AAC4/s72-c/Francis+Vetch.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-8263316435729285667</id><published>2008-09-29T02:14:00.000+08:00</published><updated>2008-09-29T02:14:00.915+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848 et avant...'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><title type='text'>Auguste Borget, premier peintre français à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SN8S6MNPe4I/AAAAAAAAAM0/uW6plbn1olQ/s1600-h/Bay+Hong+Kong.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SN8S6MNPe4I/AAAAAAAAAM0/uW6plbn1olQ/s320/Bay+Hong+Kong.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250936481455766402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Auguste Borget est un des premiers Français à avoir visité Hong Kong, en 1838, et sans doute le premier peintre français à nous avoir laissé des paysages de l’île et de la région du delta de la Rivière des Perles. Certains de ses tableaux sont exposés au Musée d’Histoire de Hong Kong, témoignages précieux et de première main sur Hong Kong pendant la première moitié du XIXe siècle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Né il y a deux cents ans à Issoudun, Auguste Borget (1808-1877), artiste-peintre, est élève de Théodore Gudin, dont il suit les cours au sein de son atelier de peintures de Paris. Gudin est également peintre officiel de la Marine, fonction qui lui permet de naviguer sur les bâtiments de la Marine militaire. Ce point a sans doute influé sur la carrière d’Auguste Borget, qui va effectuer de nombreux voyages, dont un tour du monde de quatre ans. Il passe ainsi plusieurs mois à bord de bateaux, alors que rien ne le prédestine à la navigation et aux périples lointains. Issu d’une  famille bourgeoise de province, Auguste Bourget n’est en effet ni marin, ni explorateur ou aventurier. Mais il est un des «peintres-voyageurs» français du XIXe siècle, héritier des peintres qui accompagnaient les expéditions maritimes du XVIIIe siècle.&lt;br /&gt;Après l’étude du dessin et de la peinture auprès de Théodore Gudin, comme de nombreux artistes, Auguste Borget complète sa formation en se rendant en Italie du Nord, en quête de paysages variés d’eau, de montagnes et de lumières. Il expose au Salon à Paris dès 1836 et, la même année, il part pour les Amériques.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SN8TBvSvIZI/AAAAAAAAAM8/Cyrk0mFA8l0/s1600-h/Village+bay+Hong+Kong.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SN8TBvSvIZI/AAAAAAAAAM8/Cyrk0mFA8l0/s320/Village+bay+Hong+Kong.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250936611133137298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le peintre Borget entreprend un tour du monde qui va durer quatre ans et qui l’amène en 1838 en Chine du Sud et dans la région du delta de la Rivière des Perles. Son séjour à Hong Kong lui permet de dessiner et de peindre de nombreux paysages qui nous fournissent des informations précieuses et de première main sur la région, dans la première moitié du XIXe siècle.&lt;br /&gt;Ainsi, trois ans avant l’annexion de l’île de Hong Kong par les Britanniques, Auguste Borget peint en 1838 la «Baie de Kowloon», la «Baie de Hong Kong», «Chin Joss House près de Hong Kong», un «Village près de la baie de Hong Kong», un «Village entre la baie de Hong Kong et de Kowloon», «Won Chon Chow dans la baie de Hong Kong», la «Baie des Pirates, dessinée de Won Chon Chow», l’«Ile de Hong Kong», ou encore les «Environs de Kowloon».&lt;br /&gt;Mais les sujets qu’abordent Borget au cours de son voyage en Chine ne se limitent pas aux paysages et aux «marines». Le peintre-voyageur, témoin de son temps, aborde aussi des sujets plus sociaux, qui constituent une riche source d’informations sur la Chine de l’époque.  Ainsi, outre des métiers de rue, comme un «Diseur de bonne aventure» (Canton, 1838), un «Chiffonnier chinois» (Macao, 1839) ou un «marchand de fruits» (Macao,1839), Borget peint aussi des embarcations, comme des «Jonques de commerce» (1838) ou des «Bateaux de pêcheurs, côte sud de Hong Kong» (1838), et des édifices comme «Habitations de pêcheurs» (Macao, 1838), «Maison européenne» (Macao, 1838) ou «Petite douane à l’Est des factoreries de Canton» (1838). Mentionnons aussi une huile sur toile, «Funérailles chinoises à Hong Kong», peinte en 1838.&lt;br /&gt;De son périple en Chine, Auguste Borget tire aussi des croquis et dessins qui illustrent l’ouvrage d’Honoré de Balzac «La Chine et les Chinois», récit de voyage imaginaire paru en 1842 sous forme de quatre articles. Dans cette œuvre, Balzac décrit une exploration qui l’aurait conduit en Chine et en particulier à… Hong Kong, Macao et Canton! Auguste Borget est en effet un ami proche de l’auteur de «La Comédie Humaine», qui fait précéder les articles de son récit de la mention, concernant les illustrations : «Par Monsieur Auguste Borget, dessins exécutés d'après nature, lithographies à deux teintes par E. Ciceri, accompagnés de fragments de voyage. In-folio. A paraître chez Goupil et Viber».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SN8THeD5f0I/AAAAAAAAANE/60859ZtFMZ8/s1600-h/Bamboo+aqueduc.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SN8THeD5f0I/AAAAAAAAANE/60859ZtFMZ8/s320/Bamboo+aqueduc.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250936709586714434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En 1842, Auguste Borget publie en effet trente croquis de voyages dans un volume dédié au roi Louis-Philippe. Paraît également en 1845 «La Chine ouverte. Fragments d’un voyage autour du monde», ouvrage consacré à son périple en Chine et qui constitue une description détaillée de la Chine du XIXe siècle. Ses carnets de voyage sont également publiés dans des revues et des livres de l’époque.&lt;br /&gt;Outre des dessins à la mine de plomb, au fusain, au pastel, ou à l'encre de Chine, Auguste Borget a également laissé des travaux peints tels que des peintures à l’huile, des gouaches ou des aquarelles. De nombreux tableaux d’Auguste Borget ont été reproduits sous forme de lithographies par E. Ciceri. Le musée des Arts de Hong Kong expose plusieurs de ses œuvres, dont «L’aqueduc en bambous» (Hong Kong, 1838).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Musée d’Issoudun. Crédits photographiques : Hong Kong Museum of Art.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-8263316435729285667?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/8263316435729285667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=8263316435729285667&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/8263316435729285667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/8263316435729285667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/auguste-borget-premier-peintre-franais.html' title='Auguste Borget, premier peintre français à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SN8S6MNPe4I/AAAAAAAAAM0/uW6plbn1olQ/s72-c/Bay+Hong+Kong.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-2855214488572306860</id><published>2008-09-25T01:54:00.006+08:00</published><updated>2008-09-25T02:01:31.226+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Religion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848 et avant...'/><title type='text'>Monseigneur Forcade, sacré évêque à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNqAQO_qLsI/AAAAAAAAAMk/VvlWrcRTzOM/s1600-h/Forcade.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNqAQO_qLsI/AAAAAAAAAMk/VvlWrcRTzOM/s200/Forcade.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5249649332045098690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théodore-Auguste Forcade est membre de la société des Missions Etrangères ; sa carrière religieuse est riche et mouvementée. Envoyé au Japon, il se sert de Hong Kong comme base arrière face à l’hostilité des autorités de l’archipel nippon. Le 21 février 1847, il est sacré évêque de Samos... dans la colonie britannique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le parcours de Forcade est celui d’un nomade. Né à Versailles en 1816, il est professeur au séminaire en 1838 et ordonné prêtre l’année suivante. Mantes, Sucy, Paris sont les premières destinations hexagonales du jeune religieux qui aspire à d’autres horizons. Il entre aux Missions Etrangères en 1842 et part immédiatement pour l’Extrême-Orient sans destination précise. Il est un temps à Macao, puis sur les îles Riu-kiu au large du Japon, avant de tenter une entrée sur l’archipel nippon. C’est un échec : surveillé par les autorités, il n’a aucun contact avec la population.&lt;br /&gt;Hong Kong devient donc la base arrière de ses opérations. En 1846, Théodore-Auguste Forcade est nommé vicaire apostolique du Japon et évêque de Samos, cette dernière charge étant purement honorifique. La cérémonie a lieu à Hong Kong le 21 février 1847. Le Père Libois, présent à la cérémonie, prédit : «Voilà Mgr Forcade sacré mais que d’obstacles lui restent à vaincre pour qu’il puisse travailler au salut de son troupeau». Prudent et surtout échaudé par sa première expérience nippone, le nouveau prélat préfère attendre à Hong Kong que «les canons anglais et américains aient ouverts le Japon».&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNqAW5Hn7UI/AAAAAAAAAMs/OCSPX6gk0Gc/s1600-h/FORCADE+Arms.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNqAW5Hn7UI/AAAAAAAAAMs/OCSPX6gk0Gc/s200/FORCADE+Arms.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5249649446432009538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Intenable, il repart et sillonne l’Indochine, revient en France, passe à Londres et séjourne à Rome où il récupère une nouvelle charge : pro-préfet apostolique de Hong Kong. Ce cumulard s’intéresse à cette nouvelle fonction plus qu’à toute autre. C’est là qu’il est remarqué par son zèle. Il facilite, entre autres, l’arrivée des sœurs de Saint-Paul de Chartres dans la colonie anglaise, et par conséquent l’établissement du premier orphelinat de la Sainte-Enfance. Sa sœur, Calixte Forcade, dans les ordres sous le nom d’Alphonsine est par ailleurs la Supérieure de cette maison.&lt;br /&gt;Son œuvre au Japon est nettement plus laborieuse et lui attire beaucoup d’ennuis. En 1851, il négocie avec les Jésuites et leur cède l’évangélisation du Japon. Un accord qui outrepasse ses attributions et le contraint à la démission de son vicariat, mais aussi des Missions Etrangères.&lt;br /&gt;Il continue toutefois une brillante carrière, de la Guadeloupe à Nevers, et termine archevêque d’Aix. Il s’éteint en 1885, du choléra contracté auprès de ses malades.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Sources et crédits photographiques : Archives des Missions Etrangères de Paris ; Francisque Marnas, La religion de Jésus ressuscitée au Japon, 1897.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-2855214488572306860?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/2855214488572306860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=2855214488572306860&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/2855214488572306860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/2855214488572306860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/monseigneur-forcade-sacr-vque-hong-kong.html' title='Monseigneur Forcade, sacré évêque à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNqAQO_qLsI/AAAAAAAAAMk/VvlWrcRTzOM/s72-c/Forcade.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-9107052967765327651</id><published>2008-09-22T00:17:00.003+08:00</published><updated>2008-12-18T15:37:17.513+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><title type='text'>Les petites embrouilles de Rolande Sarrault</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Dans l’entre-deux guerres, Rolande Sarrault tient une boutique de vêtements. Elle vend des articles de mode et de la mercerie… Un petit commerce anodin qui n’aurait jamais suscité d’intérêt particulier s’il ne révélait pas, aujourd’hui, un aspect très discret de la présence française à Hong Kong : la vie des membres les plus modestes de la communauté, loin des diplomates et des grands entrepreneurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Venue à Hong Kong avec son mari au tout début des années 1920, Rolande Sarrault établit une mercerie française qui devient rapidement une boutique de prêt-à-porter. Elle divorce et son mari repart vers d’autres horizons ; Rolande Sarrault décide de rester. A priori très bien intégrée dans la colonie britannique, elle obtient même la naturalisation en prêtant serment d’allégeance à la couronne le 15 juillet 1938.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNEt37BCdTI/AAAAAAAAAL8/7iQzSFkMSfQ/s1600-h/Rolande+lettres.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247025479621440818" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNEt37BCdTI/AAAAAAAAAL8/7iQzSFkMSfQ/s400/Rolande+lettres.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est le sujet d’un premier échange de courrier avec le Consulat de France. Le diplomate du quai d’Orsay réclame, en conséquence de ce changement de nationalité, le retour du passeport français. Elle refuse. Rolande Sarrault affirme qu’elle a fait ce choix «en vue d’obtenir une protection qui m’était sévèrement nécessaire dans cette colonie» et ajoute en des termes plus sybillins, «et aussi pour les besoins d’une cause que je croyais nécessaire également» ; mais elle n’entend pas abandonner totalement ses prérogatives de françaises arguant du fait qu’il faut une «permission spéciale» pour tout Français «voulant s’éloigner de sa nationalité. Ceci, je ne l’ai pas fait». Le Consul paraît intrigué par cette loi sortie du chapeau de la couturière et trace un gros point d’interrogation dans la marge. L’affaire s’arrête là.&lt;br /&gt;Rolande Sarrault n’aurait pas occupé davantage de place dans les archives du Consulat si elle n’avait pas été mêlée à une autre histoire un peu plus alambiquée. En avril 1939, elle prétend être l’héritière de Lady Chater… une célébrité de l’époque au sujet de laquelle les légendes sont nombreuses ! Suédoise d’origine, elle serait venue à Hong Kong pour se marier à un homme de bonne famille, mais à son arrivée sur l’île, le futur époux aurait disparu. Elle est très probablement devenue pensionnaire d’une maison close d’Hollywood road, avant d’être repérée par l’influent et riche Sir Catchick Paul Chater, accessoirement membre du gouvernement. Une romance fort mal vue dans la bonne société anglaise... Même après leur mariage en 1910, leur idylle ne cesse de défrayer la chronique hongkongaise. Lady Chater meurt en 1935, moins de dix ans après son mari. Ses dispositions testamentaires sont multiples mais il semble que, pour une large part de l’héritage, elle ait laissé toute liberté à l’administrateur testamentaire (Trustees Deacons).&lt;br /&gt;D’un étrange manière, Rolande Sarrault pense avoir sa part. On peut supposer, à la lecture des archives, que toute l’histoire lui est soufflée par une seule personne. Le trublion de cette affaire s’appelle &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/10/francis-vetch-les-dlires-dun-affairiste.html"&gt;Francis Vetch&lt;/a&gt;. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce poil à gratter de la communauté française, dont l’image est bien loin de celle des bâtisseurs d’empire coloniaux, des grands entrepreneurs des tropiques. Francis Vetch s’est perdu à Hong Kong au gré de sa vie tourmentée et ne peut tout simplement pas repartir, faute d’argent. Il a en revanche de l’éducation et une plume facile et colorée, qu’il met cette fois au service de Rolande Sarrault.&lt;br /&gt;Dès le 28 avril 1939, il harangue le Consul de France dans une lettre truffée d’allégations douteuses, et somme le diplomate de faire verser par les Trustees Deacons les deux millions de dollars qui sont dus à Rolande Sarrault. Une enquête est diligentée ; les premiers doutes apparaissent avec les problèmes d’identité de Rolande Sarrault. Elle s’appelle en fait Rose Roinel. Changer de nom est chose facile à l’époque, surtout lorsque l’on part à l’autre bout du monde. Mais pourquoi ? Mystère.&lt;br /&gt;Quoiqu’il en soit, la mercière entre dans la combinaison de Francis Vetch et harcèle le Consul. Celui-ci se plaint de ses fréquentes visites et supplie le Secrétaire colonial de régler cette affaire. Le directeur de la banque d’Indochine, où un compte est censé attendre l’héritage, qualifie cette histoire de «fantasmagorique». Un avocat d’Indochine, nommé Garnier, prétend avoir la preuve du bon droit de Rolande Sarrault, mais ne la montre jamais, tandis qu’une certaine Madame de Courseulle se flatte qu’une part de l’héritage doit également lui revenir. Pendant quelques mois, «la succession Chater» est un feuilleton de prétentions rocambolesques.&lt;br /&gt;Les courriers fumants et fumeux de Francis Vetch se multiplient. Tantôt il recommande de régler l’affaire à l’amiable, entre Français, tantôt il se dit prêt à saisir les plus hautes autorités britanniques. Il adresse de formelles protestations aux notaires et les accuse de détournement. Il invective le Secrétaire colonial en personne et se plaint que Madame Sarrault soit considérée «comme une femme du commun, sans défense, facile à dépouiller de son bien». Et de partir dans une diatribe illuminée : « Tout au contraire, Madame Sarrault appartient à une famille très honorable de Bretagne avec cette particularité qu’elle est la nièce du Cardinal Saint-Marc, archevêque de Rennes, une notabilité dans l’épiscopat de France, fondateur de ces Petites sœurs des pauvres que vous voyez quêter dans les rues de Hong Kong. En ce qui me concerne, je suis le neveu de Joseph de Villèle, ministre de Louis XVIII et de Charles X. C’est vous dire que ni Madame Sarrault ni moi nous ne courrons après des héritages et que nous nous tenons à l’écart des hommes d’affaires véreux». L’aplomb est à couper le souffle et confine à l’ironie.&lt;br /&gt;Les dernières salves épistolaires ont lieu pendant l’été 1939. Les traces de Rolande Sarrault et de son prétendu héritage se perdent dans les affres de la guerre. Son nom n’apparaît plus à la libération de Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sources : Archives du Ministère des Affaires Etrangères, Nantes ; &lt;a href="http://www.chater-genealogy.com/"&gt;http://www.chater-genealogy.com/&lt;/a&gt;. Crédits photographiques : Hong Kong records office ; Archives du Ministère des Affaires Etrangères, Nantes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-9107052967765327651?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/9107052967765327651/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=9107052967765327651&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/9107052967765327651'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/9107052967765327651'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/les-embrouilles-de-rolande-sarrault.html' title='Les petites embrouilles de Rolande Sarrault'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNEt37BCdTI/AAAAAAAAAL8/7iQzSFkMSfQ/s72-c/Rolande+lettres.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1195613620557425682</id><published>2008-09-18T22:15:00.003+08:00</published><updated>2008-09-19T07:25:25.121+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Le 18 septembre 1906, le contre-torpilleur «La Fronde» coule à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNJvUJyfV0I/AAAAAAAAAME/4yII5knTCSE/s1600-h/Petit+Journal.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNJvUJyfV0I/AAAAAAAAAME/4yII5knTCSE/s320/Petit+Journal.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247378907855804226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le 18 septembre 1906, un violent typhon frappe Hong Kong et provoque plus de dix mille morts. Le contre-torpilleur «La Fronde», en escale avec d’autres bâtiments français du même type, sombre à Kowloon et cinq de ses membres d’équipage sont portés disparus. Plus de quarante ans plus tard, le commandant d’un des navires français livre un témoignage de première main sur cette catastrophe naturelle qui a marqué les esprits à Hong Kong pendant des décennies.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au début du XXe siècle, le port de Hong Kong connaît déjà un trafic intense. 41% du commerce avec la Chine passent alors par le port de Victoria et des centaines de paquebots, de voiliers, de navires marchands à vapeur, de bâtiments de guerre et de jonques mouillent chaque jour dans le port. A l’époque aussi, plusieurs dizaines de milliers de Chinois vivent et travaillent sur plus de 10000 sampans et embarcations de pêche qui s’agglutinent tout au long des côtes de l’île de Hong Kong et de Kowloon.&lt;br /&gt;Le 15 septembre 1906, une flottille de cinq contre-torpilleurs français, appartenant à la Division Navale d’Extrême-Orient et en provenance de Shanghai, arrive à Hong Kong après avoir affronté une queue de typhon le 13 septembre: «Javeline», chef de flottille,  «Francisque», «Fronde», «Rapière» et «Sabre». Du fait de l’encombrement du port, seule la «Javeline» s’est amarrée à quai sur l’île de Hong Kong et les quatre autres contre-torpilleurs mouillent dans la baie de Kowloon, à deux ou trois cents mètres du quai. Le commandant du «Sabre», le lieutenant de vaisseau Hallier, raconte au début des années cinquante, alors qu’il est amiral à la retraite, l’expérience unique qu’il a vécue à Hong Kong ce jour-là.&lt;br /&gt;«Le 18 septembre au matin, je monte sur le pont du «Sabre» vers 7 heures et demie et je suis tout de suite frappé par l’aspect et la teinte insolite du ciel, par la nature et la couleur des nuages montant de l’horizon, signes caractéristiques précurseurs d’un typhon». Le lieutenant de vaisseau note que «le service du port n’a pas donné l’avis habituel concernant l’approche d’un typhon» et ce point, l’absence d’avertissement par le Royal Observatory de Hong Kong, chargé des prévisions météorologiques, va faire l’objet de vives polémiques dans les mois qui suivent le drame qui s’annonce. Le commandant du «Sabre» décide de faire lancer ses machines au plus vite afin de permettre au navire de ne pas subir la violence des vagues et, malgré le manque de pression de la vapeur, les mécaniciens réussissent à démarrer les moteurs. Tous les navires en rade de Hong Kong n’ont cependant pas eu ce réflexe ou ont manqué de temps et, en quelques dizaines de minutes, le port devient un véritable enchevêtrement de bateaux en perdition: «Des épaves de tous genres sillonnaient la rade et menaçaient à chaque instant de nous heurter. C’étaient des paquebots ou des cargos ayant rompu leurs chaînes et allant à la dérive, ballottés par la mer démontée, des grandes jonques plus ou moins endommagées, des sampans, des embarcations, des débris variés provenant des constructions sur les quais ou des appontements». Pendant trois heures, le commandant et son équipage luttent pour éloigner le «Sabre» de la zone où la force du typhon est la plus violente et la plus dangereuse, trois heures pendant lesquelles le contre-torpilleur rencontre «des épaves et des débris de toutes sortes et aussi, malheureusement, des êtres humains, arrachés aux jonques et aux sampans brisés, qui luttent désespérément, agrippés à un débris quelconque, à qui nous ne pouvons être maintenant d’aucun secours et qui, fatalement, seront la proie de la mer en fureur. Combien d’autres que nous ne voyons pas sont déjà engloutis!».&lt;br /&gt;Vers midi, la violence du vent diminue et le temps commence à s’éclaircir. Le lieutenant de vaisseau Hallier peut mesurer l’étendue du désastre: «Partout des navires échoués, abîmés, les coques défoncées, des mâts, des débris de toutes sortes et aussi, hélas, partout des naufragés et des noyés». Des naufragés chinois accrochés en grappe à un espar (bout de mât) arrivent en vue du navire et le commandant fait jeter vers eux une «des rares amarres qui (nous) restent sur le pont. L’un des Chinois saisit la corde; mais au moment où l’on fait effort pour les attirer vers nous, un violent coup de mer casse net l’amarre et submerge l’espar avec ceux qu’il porte. Ils disparaissent sous nos yeux, rejetés loin de nous par les lames, et nous devons les abandonner». L’équipage réussit cependant à sauver un homme des flots déchaînés. Plus de quarante ans après le drame, le commandant du «Sabre» évoque les «navires brisés sur les quais, […] ceux soulevés de leur appontement pour être transportés à un autre» et les «innombrables jonques et sampans mis en pièce». Parmi ces épaves se trouve le contre-torpilleur «La Fronde», entré en collision avec un gros navire et qui sombre aussitôt. Mais l’amiral Hallier se souvient surtout du terrible coût humain du typhon du 18 septembre, qui provoque plus de dix mille morts: «Pendant plusieurs jours on vit flotter sur la rade des cadavres qui étaient recueillis aussitôt aperçus, mais combien disparurent sous les eaux sans qu’on en eût connaissance!». Il note aussi que «peu d’Européens périrent, mais parmi eux, hélas! les marins de la «Fronde» dont les corps ne purent être retrouvés». En 1908, un monument est érigé à Kowloon en mémoire des cinq marins disparus.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNJvj7f8H0I/AAAAAAAAAMM/sHOdKzaH-v0/s1600-h/%C3%A9pave+fronde.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNJvj7f8H0I/AAAAAAAAAMM/sHOdKzaH-v0/s400/%C3%A9pave+fronde.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247379178897809218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours après le typhon, un capitaine de vaisseau anglais confie au lieutenant de vaisseau Hallier qu’«on n’est pas un marin tout à fait complet si on n’a pas connu cela, mais, croyez-moi, il vaut mieux ne pas le connaître une seconde fois». Le jeune officier français acquiesce et, quatre décennies plus tard, l’amiral expérimenté, ayant commandé plusieurs fois à la mer, reconnaît avoir été servi «par une très grande chance» mais aussi par un très bon équipage, «ensemble parfait, dans un sentiment unanime d’estime et de sympathie réciproques, et de confiance absolue les uns dans les autres».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : «La Revue Maritime&lt;/span&gt;»&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, septembre 1951; Archives du South China Morning Post.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédit photographique : HKMM; Supplément illustré du Petit Journal, 1906. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1195613620557425682?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1195613620557425682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1195613620557425682&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1195613620557425682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1195613620557425682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/18-septembre-1906-le-contre-torpilleur.html' title='Le 18 septembre 1906, le contre-torpilleur «La Fronde» coule à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SNJvUJyfV0I/AAAAAAAAAME/4yII5knTCSE/s72-c/Petit+Journal.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-893642307788173697</id><published>2008-09-15T10:44:00.004+08:00</published><updated>2008-09-15T10:44:00.800+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><title type='text'>La «Jeanne d’Arc» à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Parmi les navires de la Marine Nationale qui, depuis plus de 160 ans font escale à Hong Kong, un navire occupe une place particulière dans le cœur des Français : la «Jeanne d’Arc», navire-école des officiers-élèves de l’Ecole Navale. Depuis 1933, deux bâtiments ayant porté ce nom ont mouillé à plusieurs reprises à Hong Kong et ces escales ont laissé des souvenirs très forts chez les marins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkhPh4-XFI/AAAAAAAAALk/d2XpHsj2Ap4/s1600-h/R%C3%A9paration.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkhPh4-XFI/AAAAAAAAALk/d2XpHsj2Ap4/s400/R%C3%A9paration.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244759791728745554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis 1912, il est de tradition dans la Marine Nationale de baptiser du nom de «Jeanne d’Arc» le navire-école servant d’école d’application aux officiers-élèves de l’Ecole Navale. La campagne d’application consiste en une navigation de plusieurs mois, ponctuée de plusieurs dizaines d’escales et chacune constitue un événement fort, tant pour l’équipage du navire que pour la population et la communauté française du port visité. Le navire est en effet un véritable ambassadeur de la Marine Nationale mais aussi de la France. «La Jeanne», comme est surnommée affectueusement le navire dans la Marine, a fait escale à Hong Kong à plusieurs reprises, de 1933 à 1992.&lt;br /&gt;La première «Jeanne d’Arc» ayant mouillé à Hong Kong, c’est l’élégant croiseur-école mis en service en 1931. Le navire, d’un déplacement de 6500 tonnes et long de 170 m, embarque 150 élèves (qui dorment dans des hamacs) et plus de 500 officiers, officiers-mariniers et marins. La première campagne 1931-1932 se déroule en Amérique du sud et ne passe pas par l’Asie. En revanche, du 6 au 10 mars 1933, le croiseur-école fait escale pour la première fois à Hong Kong, escale annoncée au Consul de France par dépêche dès le 8 juin 1932! Immobilisé aux Antilles pendant le deuxième conflit mondial, le navire reprend ses campagnes après guerre et passe à Hong Kong à plusieurs reprises. Sa dernière escale dans le port de Victoria, lors de son avant-dernière campagne de 1962-1963, marque agréablement les marins. Après avoir quitté Kobé, le croiseur affronte en effet en mer du Japon une violente tempête qui endommage gravement son arbre d’hélice. La «Jeanne» doit donc effectuer des réparations à Hong Kong et entre en carénage à Kowloon, à la grande satisfaction de l’équipage qui voit son séjour à Hong Kong durer plus de deux semaines!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkhgkwL5tI/AAAAAAAAALs/iBtNTU1lIUA/s1600-h/JA+PH+hong+kong+1992.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkhgkwL5tI/AAAAAAAAALs/iBtNTU1lIUA/s400/JA+PH+hong+kong+1992.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244760084554966738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En 1964, après trente-trois ans de service, le croiseur est désarmé et est remplacé par un navire moderne au dessin original, croiseur porte-hélicoptères long de 181m et déplaçant 10500 tonnes. Le bâtiment est doté d’un pont d’envol et d’un vaste hangar pour abriter ses hélicoptères. Ces caractéristiques offrent à la nouvelle «Jeanne d’Arc» des capacités de réception à bord qui font l’émerveillement et la joie des centaines d’invités qui participent aux cocktails traditionnels donnés à chaque escale. Depuis 1964, la deuxième « Jeanne » fait escale à huit reprises à Hong Kong, lors des campagnes 65-66, 69-70, 73-74, 76-77, 80-81, 84-85, 87-88 et enfin 91-92. Pour l’équipage, l’escale de Hong Kong revêt un charme particulier, teinté d’exotisme, de contrastes et de mystère. Les récits de voyages, les souvenirs d’escales et les témoignages des marins reflètent le caractère mythique du séjour à  Hong Kong. En 1965, pour la première escale à Hong Kong du nouveau navire-école, la «Jeanne d’Arc» y passe Noël et jour de l’An et un officier-marinier se souvient : «après Manille et ses 30°, nous accostons à Hong Kong six jours après, avec une température proche de 0°. [...] Nous parcourons la ville sur des pousse-pousses et prenons le tram jusqu’au sommet du Peak où une vue époustouflante s’offre à nous, sous un ciel bleu pur». Un marin évoque sa visite à Hong Kong en 1973 : «une escale atypique pour l'époque, la rencontre entre une ville ultra moderne (buildings nombreux commerces) et la vieille Chine traditionnelle, deux mondes très différents se côtoyant». Un officier-élève, en escale en 1978, se rappelle «des centaines de sampans à bord desquels des familles entières vivaient, dormaient et mangeaient».&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkhlylLMvI/AAAAAAAAAL0/JWiMRMUtGgw/s1600-h/Peinture.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkhlylLMvI/AAAAAAAAAL0/JWiMRMUtGgw/s400/Peinture.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244760174166225650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jusqu’aux années 80, l’escale à Hong Kong est aussi l’occasion pour les marins de découvrir avec étonnement une institution très célèbre du port, en particulier au sein des marines militaires occidentales : les services de la compagnie «Jenny Side Party» que les marins français appellent souvent «Suzie Wong», en référence au célèbre roman de Richard Mason et au fait que certaines ouvrières de la compagnie se font appeler «Suzie». En échange de la récupération de tout ce dont les navires se débarrassent lors de l’escale de Hong Kong, bouteilles, bidons, papiers, métaux, emballages, etc., les ouvrières chinoises de «Jenny Side Party» décapent les coques des navires et les repeignent en gris, en quelques jours, à l’aide «de rouleaux de peinture fixés au bout de longs bambous», comme se souvient un officier-élève de 1977, maintenant amiral. Les marins apprécient particulièrement ce service rapide et bon marché qui les affranchit d’une corvée incontournable. Un officier mariner raconte : «De Singapour, où nous sommes restés cinq jours, nous sommes partis pour Hong Kong. La traversée fut dure car nous avons ramassé une queue de typhon en Mer de Chine. Nous avons été secoués pendant quatre jours de rang. A notre arrivée à Hong Kong, le bateau n'était pas beau à voir mais l'équipe nous a remis le bateau à neuf en peu de temps. […] Pour pouvoir prendre nos déchets de bouche (poubelle de table) une trentaine de chinoises sont montées à bord et en six jours d'escale, ont repeint le bateau de la ligne de flottaison jusqu'en haut du mat. Grâce à leur récupération, elles faisaient vivre tout un village sur l'eau. A notre départ, juchées sur leurs esquifs, elles nous ont offert un feu d'artifice. J'en rêve encore».&lt;br /&gt;La dernière escale de la «Jeanne d’Arc» remonte à plus de quinze ans. Après plus de quarante ans de bons et loyaux services, le navire-école sera désarmé en 2010 mais son remplacement n’est pas programmé pour l’instant. Hong Kong et sa communauté française ne verront donc sans doute plus d’escale de la «Jeanne d’Arc»...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources: témoignages divers.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crédits photographiques : Georges Béhague (1) - Marine Nationale (2) - HKMM (3). &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-893642307788173697?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/893642307788173697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=893642307788173697&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/893642307788173697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/893642307788173697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/la-jeanne-darc-hong-kong.html' title='La «Jeanne d’Arc» à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkhPh4-XFI/AAAAAAAAALk/d2XpHsj2Ap4/s72-c/R%C3%A9paration.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-6122891979718336543</id><published>2008-09-12T01:23:00.001+08:00</published><updated>2008-09-12T01:23:00.926+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Religion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>1848 : Les soeurs de Saint Paul de Chartres s'installent à Hong-Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le 12 septembre 1848, les sœurs de la congrégation de Saint Paul de Chartres débarquent à Hong Kong. Monseigneur Forcade, évêque à Hong Kong des Missions Etrangères de Paris, a invité les sœurs à rejoindre le territoire pour y poursuivre leur œuvre caritative. 160 ans plus tard, les sœurs sont toujours actives à Hong Kong dans les domaines de la santé et de l’éducation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 11 décembre 1847, Monseigneur Théodore Augustin Forcade, de la Société des Missions Étrangères de Paris et premier évêque à avoir été ordonné à Hong-Kong le 21 février 1847, écrit à la Révérende Mère Générale des soeurs de Saint Paul de Chartres pour inviter la Congrégation à venir à Hong Kong afin d’y établir un hôpital, un pensionnat et un noviciat.&lt;br /&gt;Fondée en 1696 par l’abbé Louis Chauvet, la congrégation des sœurs de Saint Paul de Chartres est un des plus anciens ordres missionnaires féminins. Sa présence en Asie débute en 1848 avec l’arrivée à Hong Kong de quatre de ses membres. La Révérende Mère Générale accepte en effet l’invitation de Mgr Forcade et, le 12 septembre 1848, quatre sœurs, Sœur Alphonsine (la propre sœur de Mgr Forcade, Calixte Forcade) Sœur Auguste Gallois, Sœur Gabrielle Joubin et Sœur Louise Morse, débarquent à Hong-Kong après un long voyage de quatre mois, via Londres et Le Cap.&lt;br /&gt;Les quatre sœurs constatent très vite que la tâche la plus urgente est la prise en charge des nombreux bébés, essentiellement des filles, abandonnés chaque jour par leur mère. Dès le 1er octobre 1848, elles recueillent leur premier bébé et, fin 1848, 170 enfants ont déjà été secourus. Cette entreprise s’effectue cependant dans des conditions matérielles et sanitaires difficiles. Sœur Alphonsine est ainsi la première soeur à payer du sacrifice de sa vie l’oeuvre apostolique et charitable entreprise par la congrégation. Elle s’éteint en effet le 11 octobre 1850, deux ans seulement après son arrivée à Hong Kong. En 1851 les sœurs de Saint Paul s’installent à Wan Chai et créent «L’Asile de la Sainte enfance», en référence à l’institution du même nom en France qui finance l’orphelinat de Hong Kong. Au cours des décennies qui suivent, des milliers d’enfants sont sauvés, recueillis, nourris, éduqués. Nombre d’entre eux sont adoptés par des familles de Hong Kong ou par des familles d’étrangers. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkcFCbmnfI/AAAAAAAAALc/l3d2vCntW1Q/s1600-h/St+Paul+Chartres.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkcFCbmnfI/AAAAAAAAALc/l3d2vCntW1Q/s400/St+Paul+Chartres.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244754113927224818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Hong Kong sert ensuite de base de départ aux sœurs de Saint Paul de Chartres pour poursuivre leurs actions missionnaires en Asie. Après Macao en 1854, elles s’installent en Indochine en 1860, puis en Corée, au Japon, en Thaïlande, aux Philippines et en Chine.&lt;br /&gt;Au recueil des orphelins, les sœurs ajoutent vite les soins médicaux envers les plus nécessiteux. Pendant l’épidémie de peste de 1894, qui permet à Alexandre Yersin d’isoler le bacille de la peste, les sœurs accueillent non seulement des enfants atteints par la maladie mais aussi des femmes âgées. Peu à peu, un hospice pour personnes âgées puis un centre d’accueil pour handicapés voient le jour. La communauté fonde ensuite, en 1898, un hospice pour les vieillards, puis en 1903 un hôpital à Wanchai sur un terrain offert par l’administration coloniale britannique.&lt;br /&gt;En 1899, les sœurs créent le Noviciat que souhaitait Mgr Forcade et qui est inauguré le 11 février 1899. En 1908, l’Asile de la Sainte Enfance ne suffisant plus aux besoins, le Gouverneur britannique Sir Frederick Lugard inaugure à Wanchai «Le Calvaire», hôpital pour les démunis et refuge pour les pauvres, plus tard transformé en école.&lt;br /&gt;Mais bientôt les locaux de Wanchai ne suffisent plus et les sœurs de St Paul de Chartres se lancent en 1916 dans un déménagement historique vers Causeway Bay, où elles construisent un couvent, un noviciat, un orphelinat, une école et l’hôpital de Saint Paul. Les sœurs étendent aussi leurs activités à Kowloon, où elles construisent l’hôpital de Sainte Thérèse.&lt;br /&gt;160 ans après leur arrivée, les Sœurs de Saint Paul de Chartres sont toujours très actives à Hong Kong. Les orphelinats ont heureusement pu fermer, faute d’enfants à recueillir, mais les sœurs continuent de déployer leur énergie dans les domaines de l’éducation (maternelles de St Paul à Taipo, écoles catholiques primaires et secondaires de Happy Valley et de Lam Tin) et de la santé (hôpitaux de Sainte Thérèse et de Saint Paul), symboles d’une présence française continue et des liens tissés avec la population de Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources et crédits photographiques: Sœurs de Saint Paul de Chartres, Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-6122891979718336543?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/6122891979718336543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=6122891979718336543&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/6122891979718336543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/6122891979718336543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/1848-les-soeurs-de-saint-paul-de.html' title='1848 : Les soeurs de Saint Paul de Chartres s&apos;installent à Hong-Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMkcFCbmnfI/AAAAAAAAALc/l3d2vCntW1Q/s72-c/St+Paul+Chartres.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-6392438884666122786</id><published>2008-09-11T01:20:00.004+08:00</published><updated>2008-09-23T12:24:59.812+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Le récit d’une Parisienne à Hong Kong en 1875</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Laure Durand-Fardel accompagne son mari lors d’une expédition médicale en Chine. De passage à Hong Kong, elle flâne de mondanités en visites, laisse un témoignage enthousiaste et rédige notamment le récit d’une soirée mouvementée au théâtre chinois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jusqu’en 1875, Maxime Durand-Fardel est inspecteur des eaux de Vichy. Une vie de travail consacrée à la santé, dans un confort qui manque de piment au goût du médecin… A 60 ans, il décide avec sa femme, Laure, de partir en Chine pour un voyage d’étude. Il assure le récit de la partie médicale, elle s’occupe de l’observation des sociétés et de la géographie. Tout comme son mari scientifique, Madame est directe, son écriture est franche et son regard pertinent. «De Marseille à Shanghai et Yedo» est un succès retentissant à sa sortie en 1881.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMgCUqOsN1I/AAAAAAAAALU/ECo0ksN7-6E/s1600-h/Durand-Fardel+couverture.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMgCUqOsN1I/AAAAAAAAALU/ECo0ksN7-6E/s320/Durand-Fardel+couverture.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244444320029488978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Comme pour mettre en avant sa modernité, elle précise en sous-titre de son ouvrage : «récits d’une Parisienne»; mais loin d’être exclusivement mondain, le récit est parfois d’une touchante sincérité. Ainsi, à peine arrivée en mer de Chine, Laure Durand-Fardel s’extasie à chaque page et confesse : «Vous me trouvez peut-être un peu enthousiaste. Mais j’avais si peu vu jusqu’à ce jour. Tout me surprend ; tout est nouveau ; à chaque site, à chaque horizon, je me récrie : Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau!».&lt;br /&gt;La Française doit pourtant mériter son arrivée à Hong Kong. Le navire sur lequel elle embarque à Saigon est pris dans les tourments d’un typhon qui chahute les eaux pendant cinq longues et éprouvantes journées… Après le brouillard, un grand soleil ; après le froid, une chaleur de plomb : Hong Kong apparaît enfin, sous «l’aspect le plus riant et le plus gracieux». L’harmonie est ce qui qualifie le mieux le paysage de l’île au regard de la Parisienne. «Les montagnes qui entourent la rade sont juste assez élevées pour faire un fond de tableau imposant sans être abrupt, et le penchant du pic semble avoir été créé et disposé pour abriter le joli nid qui est venu y prendre place».&lt;br /&gt;La communauté française réserve un bel accueil aux époux et ces derniers s’installent à l’hôtel Univers. Laure Durand-Fardel se rassure en constatant que le maître d’hôtel est Français, «ou du moins il est Suisse, ce qui, à la distance où nous sommes, paraît la même chose». C’est un trait remarquable chez presque tous les voyageurs ou expatriés de l’époque; on gomme avec aisance les différences entre nations européennes à mesure qu’on s’éloigne du sol natal. Ainsi et par exemple, de belles amitiés franco-britanniques ou des associations commerciales franco-allemandes voient parfois le jour sous les tropiques… en des temps où les métropoles sont nettement plus crispées.&lt;br /&gt;«Les riches commerçants Anglais ont ici la vie la plus belle et la plus large qu’on puisse désirer. Il y a de la société et on s’y amuse beaucoup». Les rues impressionnent Laure Durand-Fardel «même dans la partie la plus chinoise. […] Il y a de beaux jardins publics très bien tenus et très pittoresques ; la garnison anglaise y fait de la musique plusieurs fois par semaine. Les belles dames y viennent s’y promener et étaler leurs toilettes». Notre touriste se rend à l’hippodrome de Happy Valley dont elle compare le confort à ceux d’Auteuil ou de Longchamp. Elle s’amuse de voir son mari résister «aux nuées de coolis qui le sollicitent pour monter dans la chaise qui est sur leurs épaules». Monsieur tient à arpenter les rues à pied, mais change d’avis le lendemain lorsqu’il s’agit de monter au Pic. Cette journée se poursuit également par une visite chez les Pères missionnaires au Sanatorium de Béthanie. Enfin, la séance shopping est un incontournable… mais « j’y trouve tout à peu près aussi cher qu’à Paris ; j’en suis stupéfaite». Les malles se remplissent quand même «de choses splendides qui, à Paris, seront rares et peut-être même uniques».&lt;br /&gt;Et l’auteur d’enchaîner avec quelques mondanités ; tout particulièrement une fameuse soirée à bord du navire de l’amiral Krantz. Celui-ci raconte ses innombrables voyages et «ses relations avec les souverains et les peuplades de tout ces parages» avec en fond «cet admirable panorama d’Hong Kong, dominé par le pic qui lui dispense ça et là ses obscurités fantastiques. C’était à faire rêver». L’officier émerveille la Parisienne mais elle se trouve refroidie par le récit de l’attaque du navire américain Spark, trois mois auparavant, par d’insaisissables pirates Chinois non loin de Hong Kong… où elle doit se rendre dans quelques jours.&lt;br /&gt;Longuement, elle s’étend sur une soirée passée au théâtre Chinois. Après une description précise des lieux, elle ne cache pas son incompréhension. Comme beaucoup de voyageurs de son époque, son récit est animé d’une saine curiosité; mais la barrière culturelle semble infranchissable. «Le spectacle commence tous les jours vers onze du matin et se termine entre minuit et une heure. Pendant ce temps, la salle ne désemplit pas […]. C’est un va-et-vient continuel. Les femmes y apportent leurs pipes, et quelques-unes ont avec elles une servante chargée de la leur tenir toujours prête. Les acteurs sont tous des hommes; ceux qui sont chargés des rôles de femmes sont généralement assez jolis et ne laissent rien à désirer dans la manière dont ils remplissent leur emploi. Quant aux pièces, le plus malin d’entre nous n’y pourrait rien comprendre; elles n’ont commencement ni fin et pourraient durer toujours. Les costumes sont beaux; les figures sont littéralement enduites de peinture. Pour nous, cela ressemble beaucoup à une parade de foire, parce qu’il y a beaucoup de cris, de gestes, de culbutes, avec une musique enragée, c’est le mot! Aucun air ne peut y être noté; ce tapage accompagne leurs chants aussi bien que leurs déclamations. On sort de là très étourdi, ou plutôt abasourdi; mais on est pas fâché d’y être allé une fois. Max [son mari] est allé dans les coulisses et sur la scène, pour voir de près; j’aurais bien voulu l’y suivre, mais ce n’eut pas été bien vu de la société de Hong Kong».&lt;br /&gt;Laure Durand-Fardel rêve d’une Chine «enveloppée dans les brumes épaisses où l’avait trouvé Marco Polo»; elle s’étonne avec un peu d’amertume de trouver un pays où «tout change, et se détruit, et se refait d’un jour à l’autre, et l’on ne peut prévoir ce qu’il en restera demain». Hong Kong est à ce titre une étape emblématique.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Laure Durand-Fardel, De Marseille à Shanghai et Yedo, 1881.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs français du XIXe siècle, 1992.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: georgia;"&gt;Remerciements à M. Yves Azémar et son inépuisable librairie d'ouvrages anciens sur l'Asie, 89 Hollywood road - Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-6392438884666122786?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/6392438884666122786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=6392438884666122786&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/6392438884666122786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/6392438884666122786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/le-rcit-dune-parisienne-hong-kong-en.html' title='Le récit d’une Parisienne à Hong Kong en 1875'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMgCUqOsN1I/AAAAAAAAALU/ECo0ksN7-6E/s72-c/Durand-Fardel+couverture.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-5155208519481887053</id><published>2008-09-08T08:36:00.003+08:00</published><updated>2008-09-11T18:33:19.950+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Ernest-Napoléon Godeaux, premier consul de France à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En novembre 1862, Ernest-Napoléon Godeaux, premier diplomate de carrière désigné comme consul de France à Hong Kong, prend ses fonctions. Après avoir installé le nouveau consulat de France, Ernest-Napoléon Godeaux demeure deux ans en poste à Hong Kong, avant de poursuivre sa carrière en Chine et dans d’autres pays.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 28 juillet 1862, l’Empereur Napoléon III institue par décret un consulat de France à Hong Kong. Jusqu’à cette date, et depuis 1849, la France n’était présente officiellement dans la colonie britannique que par l’intermédiaire d’«agents consulaires», personnalités n’appartenant pas à la carrière diplomatique mais pouvant représenter officiellement la France. Vingt ans après la fondation de Hong Kong, le développement de la ville et de son port et son rôle d’«emporium» en Asie, conduisent le ministère des Affaires étrangères à transformer l’agence consulaire en consulat de plein exercice et à en confier la direction à un diplomate de carrière. Le ministère désigne alors le premier de ses agents appelé à devenir consul à Hong Kong et son choix se porte sur Ernest-Napoléon Godeaux, jeune diplomate de 29 ans, né à Paris en 1833.&lt;br /&gt;Alors qu’il suit des études de Droit, il entre le 6 janvier 1852 au ministère des Affaires étrangères, comme «élève-consul». Son apprentissage du métier de diplomate commence la même année au consulat de France à Nice. La ville appartient encore à cette époque au royaume de Piémont-Sardaigne et ne devient française qu’en 1860, lors du rattachement du comté de Savoie et de celui de Nice à la France de Napoléon III. De retour à Paris en juin 1853, Ernest-Napoléon Godeaux y termine ses études de Droit. En novembre 1854 il rejoint, toujours comme «élève-consul», la mission de Charles de Montigny, chargé de conduire des négociations avec le Royaume du Siam. Il revient en France en 1857 et, deux ans plus tard, il est affecté au consulat général de France à Londres. En 1861, après un nouveau passage à Paris, Ernest-Napoléon Godeaux est affecté à l’île Maurice, à Port-Louis, et il est promu à cette occasion «consul de 2e classe». C’est là que, par lettre du 9 août 1862, le ministre des Affaires étrangères lui annonce sa nomination comme consul de France à Hong Kong. Dans sa réponse du 1er octobre, Ernest-Napoléon Godeaux, exprime sa reconnaissance au ministre pour l’avoir désigné «au choix de Sa Majesté pour un poste aussi important». Pour le jeune diplomate, c’est une promotion («l’Empereur a daigné m’appeler au consulat qui vient d’être institué à Hong Kong») et il assure le ministre qu’il fera «tous ses efforts pour justifier» cette marque de confiance. Il annonce aussi qu’il prendra ses fonctions un mois plus tard, profitant d’une escale à l’île Maurice d’un navire des Messageries Impériales qui s’apprête à voguer vers Hong Kong.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMPZosoYDrI/AAAAAAAAALM/lSCtcuWETk8/s1600-h/Godeaux+exequatur+bis.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMPZosoYDrI/AAAAAAAAALM/lSCtcuWETk8/s400/Godeaux+exequatur+bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5243273684387892914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le territoire ayant alors statut de colonie britannique, gouvernée par Sir Hercules Robinson, c’est de la reine Victoria que Ernest-Napoléon Godeaux reçoit son exequatur, comme l’avait reçu avant lui, en 1849, le premier agent consulaire désigné par la France, Georges-Louis Haskell, citoyen américain.&lt;br /&gt;Par lettre du 14 novembre, Ernest-Napoléon Godeaux  annonce son arrivée à Hong Kong et «sa prise de service du poste» le 6 novembre. Le 1er décembre 1862, il informe le ministère que le consul d’Espagne à Hong Kong, M. José d’Aguilar, chargé des intérêts français depuis mars de la même année, lui a transmis les archives de l’agence consulaire.&lt;br /&gt;La première mission du consul est d’installer le nouveau consulat de France, de trouver des locaux et de préparer son budget, qu’il estime, dans une dépêche du 26 décembre 1862, à un total de 2919 francs pour l’année 1863. La teneur de la réponse du ministère des Affaires étrangères, en date du 10 mars 1863, n’a guère pris de rides : «…je ne puis donc que vous ouvrir provisoirement pour les fournitures de bureau un crédit de mille francs, qui demeure bien entendu subordonnée à l’encaissement préalable de recettes suffisantes pour en couvrir le montant. Prenant d’ailleurs en considération les frais exceptionnels d’une première installation, je consens à ce que cette somme soit employée en totalité en 1863». Quelques mois plus tard, la dépêche du 22 octobre 1863 permet de se faire une idée précise du coût du consulat de France à Hong Kong pour cette première année de fonctionnement. Ernest-Napoléon Godeaux y détaille avec précision les différents types de dépenses du poste, comme tous ses successeurs ont continué de le faire par la suite : «Un garçon de bureau à 6 piastres par mois : 72,00$ ; loyer de la chancellerie à 30 piastres par mois : 360,00$ […] une rame de papier à lettre petit format, 800 enveloppes à 2 piastres le cent […] 2 boîtes à plumes : 2,00$ […] 3 boîtes de cire à cacheter : 6,00$ […] menus achats, 6,50$, frais imprévus : 10$», pour un total de 3279,00 francs, somme demandée pour le budget 1864.&lt;br /&gt;Sur le plan politique, le chargé d’affaires à Pékin a invité Ernest-Napoléon Godeaux à suivre également les affaires de Macao. Mais le consul émet des réserves et sollicite des instructions de la part du ministère car il estime que, Macao étant colonie portugaise, cette décision ne peut être prise qu’après accord du Portugal. Par lettre du  15 février 1863, la direction des Consulats approuve la réaction du consul : «Je ne puis, Monsieur, qu’approuver votre réserve. […] la colonie portugaise de Macao sera désormais comprise dans votre arrondissement consulaire». Et, plus tard, dans une dépêche du 31 août, le ministère informe Ernest-Napoléon Godeaux que «l’exequatur du gouvernement portugais qui vous est nécessaire pour être reconnu dans cette dernière résidence» a été accordée. Il est donc demandé au «consul de France à Hong Kong et Macao […] de bien vouloir prendre sans retard les mesures nécessaires pour organiser sur des bases satisfaisantes le service de l’agence consulaire de France à Macao». Il s’agit là de la première mention du titre de «consul de France à Hong Kong et Macao» dans les archives du ministère des Affaires étrangères. C’est donc depuis le 31 août 1863, il y a 145 ans, que le consulat de France a double compétence pour Hong Kong et Macao.&lt;br /&gt;Ernest-Napoléon Godeaux est consul de France à Hong Kong pendant environ un an et demi, de fin 1862 à début 1864. Il quitte en effet Hong Kong en avril 1864 pour Shanghai, où il sert à trois reprises pendant la période 1864-1879. Il sera aussi consul à la Nouvelle-Orléans (1866), à Alexandrie (1878), à Naples (1879) et enfin à Port-au–Prince (1880).  Ernest-Napoléon Godeaux prend sa retraite le 31 août 1884, avec le grade de ministre plénipotentiaire de 2e classe et s’éteint à son domicile à Paris le 1er octobre 1906, à l’âge de 73 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sources et crédit photographique : Archives du ministère des Affaires étrangères, Paris.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-5155208519481887053?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/5155208519481887053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=5155208519481887053&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5155208519481887053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5155208519481887053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/ernest-napolon-godeaux-premier-consul.html' title='Ernest-Napoléon Godeaux, premier consul de France à Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SMPZosoYDrI/AAAAAAAAALM/lSCtcuWETk8/s72-c/Godeaux+exequatur+bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-5894650553045238729</id><published>2008-09-04T08:25:00.005+08:00</published><updated>2008-12-18T15:35:13.876+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><title type='text'>1964, une école française laïque ouvre ses portes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Plus de 1800 élèves ont fait leur rentrée cette année au lycée français international Victor Segalen. Ils étaient 35 en 1964 ; quarante-quatre ans après, c’est l’occasion de revenir sur l’histoire mouvementée de l’enseignement français laïc à Hong Kong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Après la Seconde guerre mondiale, l’enseignement français, &lt;a href="http://francehongkong.blogspot.com/2008/12/kowloon-le-collge-la-salle-sort-de.html"&gt;auparavant assuré par les prêtres missionnaires et les sœurs&lt;/a&gt;, est moribond. Les vestiges des deux écoles confessionnelles, Saint-Joseph pour les garçons et Saint-Paul pour les filles, ne peuvent plus assurer leurs fonctions. Pour pallier ce manque, un comité de parents est créé au début des années 1960 et, sous l’impulsion de l’énergique Yolande Arnulfy, les deux premières classes de la Petite école francophone voient le jour. Les 35 élèves sont accueillis dans les locaux de Béthanie, l’ancien sanatorium des Pères des Missions Etrangères de Paris.&lt;br /&gt;D’autres solutions doivent rapidement être envisagées car l’édifice ne peut supporter les effectifs croissants ; 70 élèves en 1969, 150 en 1975. Commence alors une longue errance. Un petit séjour dans les locaux de l’Alliance française de Wan Chai avec le jardin public pour toute cour de récréation, puis retour à Pok Fu Lam au Catholic centre. En septembre 1975, c’est au tour de l’ancien hôpital militaire de Borrett road de recevoir les élèves. Ce bâtiment victorien en brique est bien plus adapté aux besoins et absorbe la croissance.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SL4KYmiRyYI/AAAAAAAAALE/52vLVJ6v9YQ/s1600-h/Borrett+road.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5241638434083293570" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SL4KYmiRyYI/AAAAAAAAALE/52vLVJ6v9YQ/s400/Borrett+road.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;/a&gt;Le gouvernement français reconnaît officiellement l’existence de l’école et Pierre Hudelot est le premier professeur diligenté sur place par l’éducation nationale. Agréé également par le gouvernement de Hong Kong, l’établissement devient Ecole française internationale et poursuit ses développements ambitieux avec un nouveau déménagement… dans ses propres locaux.&lt;br /&gt;Au cours de l’année scolaire 1983-1984, près de 350 enfants entrent dans l’actuel bâtiment de Jardine’s. Le terrain a été concédé par le gouvernement en échange de la création de la filière internationale ; c’est chose faite à la rentrée 1984 avec 150 nouveaux élèves. Les modifications sont nombreuses au cours des années suivantes, mais dès le début des années 1990, ces aménagements ne sont toutefois pas suffisants. Les classes de maternelles migrent à nouveau de Jardine’s à Stanley fort puis dans l’ancien hôpital militaire de Kowloon.&lt;br /&gt;Les statuts évoluent avec les multiples reconnaissances du gouvernement de Hong Kong. En 1988, l’école devient lycée français international et en 1995, on baptise enfin l’établissement du nom de Victor Segalen… qui n’a jamais vécu à Hong Kong mais dont la passion pour la Chine résonne comme une fidèle marque d’attachement. Le cap symbolique des 1000 élèves est alors atteint et c’est encore la crise du logement.&lt;br /&gt;Le 1er juillet 1997, la première pierre d’un nouveau bâtiment est posée, sur un terrain donné par le gouvernement. En 1999, c’est la naissance officielle de «Blue Pool», qui accueille collège et lycée ainsi que toute l’administration nécessaire d’un établissement dont l’expansion semble ne jamais vouloir s’arrêter. Depuis, les maternelles ont à nouveau été déménagées à Sheung Wan, faute de place. Jardine’s et Blue Pool poursuivent leurs aménagements pour grignoter de l’espace. A cette rentrée 2008, une énième extension a vu le jour à Jardine’s et les poutrelles commencent leur valse sur le toit de Blue Pool pour ajouter un nouvel étage…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: right" align="justify"&gt;FD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="FONT-STYLE: italic; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"&gt;Sources : Soizick Casteleyn, LFI Gazette, mars 1999 ; Lycée français international Victor Segalen. Crédits photographiques : Lycée français international Victor Segalen. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-5894650553045238729?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/5894650553045238729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=5894650553045238729&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5894650553045238729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5894650553045238729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/1964-une-cole-franaise-laque-ouvre-ses.html' title='1964, une école française laïque ouvre ses portes'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SL4KYmiRyYI/AAAAAAAAALE/52vLVJ6v9YQ/s72-c/Borrett+road.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-1933493577911902815</id><published>2008-09-01T08:32:00.003+08:00</published><updated>2008-10-13T17:29:58.303+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1964-1997'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aviation'/><title type='text'>Un atterrissage à Kai Tak</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SLdgbIb4tqI/AAAAAAAAAK0/JU78bKDLe44/s1600-h/AF+Kai+Tak3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SLdgbIb4tqI/AAAAAAAAAK0/JU78bKDLe44/s320/AF+Kai+Tak3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5239762710706042530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il y a dix ans, Chek Lap Kok, le nouvel aéroport de Hong Kong, immense, moderne et fonctionnel, entrait en service. Il remplaça alors un des aéroports les plus mythiques au monde, celui de Kai Tak, connu pour le spectacle époustouflant des avions en approche qui survolaient les immeubles de Kowloon, à quelques mètres seulement au-dessus des toits. Un pilote d’Air France raconte…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’aéroport de Kai Tak était situé au sud de Kowloon et la piste, gagnée sur la mer, était orientée nord-ouest/sud-est. L’atterrissage s’effectuait après avoir fait virer l’appareil à 45° vers la droite, alors que ce dernier n’était qu’à 240 m d’altitude. Les avions en approche, venant du nord-ouest, devaient au cours de leur descente voler au ras des immeubles de Kowloon, à en frôler les toits. De nombreux passagers ayant vécu ces atterrissages à Kai Tak se souviennent avoir vu, de leur hublot, des gens regarder la télévision dans leur salon!&lt;br /&gt;La difficulté de l’atterrissage à Kai Tak exigeait une qualification spéciale et impliquait pour les pilotes d’Air France un entraînement spécifique sur le simulateur de la compagnie. Jacques Darolles, copilote sur Boeing 747-cargo, raconte son expérience d’un atterrissage à Kai Tak. Le lecteur est dans le cockpit d’un Jumbo Jet de plus de 300 tonnes:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Air France six four two two, Kai Tak approach, clear to IGS approach runway 13, report leaving 3500 ft». Voilà, nous y sommes. Le contrôle nous autorise à l’approche, et une joie de gamin envahit le jeune pilote que je suis encore, l’atterrissage à Kai Tak étant un moment qu’il faut avoir vécu dans une carrière. Mille fois lue, imaginée, écoutée, l’arrivée face à la colline et au milieu des immeubles est de celles qui donnent au métier ce côté exceptionnel.&lt;br /&gt;On part en virage à droite, dans la nuit et la pluie, pour intercepter l'IGS. Ce n'est donc pas un ILS, mais un IGS : les faisceaux radio ne mènent pas sur la piste, mais sur une colline, où un immense damier est peint et éclairé. Vers 700 pieds, il faut quitter l'axe (sinon on rentre dans la colline !) et virer d'environ 50 degrés à droite, l'aile au ras des immeubles, pour finir sur la piste, pendant que le vent tourne un peu dans tous les sens, à cause des obstacles au sol. C'est surréaliste, on perce dans une colline qu'on ne voit pas. Pour être autorisé à utiliser Hong Kong-Kai Tak, il faut au préalable avoir fait des approches sur cette piste au simulateur. Mais au simulateur, il manquait la pluie contre le pare-brise, la turbulence, la radio qui n'arrête pas, et le petit pincement de se dire qu'on y est pour de bon, et qu'on va se mesurer grandeur nature à la légende. «Train sur sorti». […] Check-list avant atterrissage. Malgré l’intensité du moment, rester concentré et rigoureux. Je repense aux moniteurs d’aéro-club qui jadis , m’ont mis le pied à l’étrier, sur les petits terrains de Haute Garonne. Merde, s’ils me voyaient! Ici, c’est le sommet du métier. On se pose à Kai Tak, rien que ça… On commence dessous à voir un tas de lumières dont on ne sait si elles sont des bateaux ou des habitations dispersées sur la multitude d'îles du secteur.&lt;br /&gt;1000 pieds. On jette quelques coups d'oeil devant. «Je vois le damier», annonce sereinement notre Captain, «on continue comme ça».&lt;br /&gt;800 pieds. Voilà le lièvre, c'est à dire la traînée de feux à éclats qui, en virage, mène au seuil de piste, sur le toit des immeubles, où les comités de riverains ne doivent pas trop la ramener. Il faut y croire car, pour l’instant, le terrain est invisible.&lt;br /&gt;700 pieds. «The» virage. Pilote Automatique débrayé, nez dehors, coup d'oeil au badin, c'est comme à la fin d'un encadrement en DR400, le vent qui était arrière tourne plein travers, volets 25, puis 30. Bigre, que cette piste est donc petite! Là, bien aligné dans les 300 derniers pieds, petite dérive, badin stable, on va l'avoir!&lt;br /&gt;200 pieds. Les parkings aussi sont mesurés, et l’autre 747 qui attend pour décoller n'a pas dû rouler beaucoup.&lt;br /&gt;100 pieds. On débouche dans la lumière, les lampes doivent être au maxi.&lt;br /&gt;40 pieds. Plein réduit. Arrondi tranquille. «Boudoum boudoum!». Reverses. «Les quatre passés». «130 nœuds ». Et ça freine ! Spectaculaire, mais moins difficile qu'un tour de Paris avec un avion léger. Ben voilà, reste plus qu'à dégager. «Kai Tak ground. Ni hâo (bonjour en chinois). Air France Six Four Two Two is vacating...».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SLdgjDpBf_I/AAAAAAAAAK8/yEm3Rf-FzmE/s1600-h/AF+Kai+Tak4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SLdgjDpBf_I/AAAAAAAAAK8/yEm3Rf-FzmE/s400/AF+Kai+Tak4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5239762846857920498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’avion s’est posé et rejoint son emplacement au terminal. Les pilotes, mais aussi les passagers, en particulier ceux assis près d’un hublot, viennent de vivre une expérience inoubliable…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Témoignage : Jacques Darolles.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Photos : Air France.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-1933493577911902815?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/1933493577911902815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=1933493577911902815&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1933493577911902815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/1933493577911902815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/09/un-atterrissage-kai-tak.html' title='Un atterrissage à Kai Tak'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SLdgbIb4tqI/AAAAAAAAAK0/JU78bKDLe44/s72-c/AF+Kai+Tak3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-5155799009762847142</id><published>2008-08-28T06:15:00.001+08:00</published><updated>2008-10-13T17:30:13.736+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1914-1942'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Aviation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sciences'/><title type='text'>Une tentative de ligne postale par hydravion entre Hanoi et Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SLOEde0jq-I/AAAAAAAAAKM/xcPv51L6jMc/s1600-h/hydravion.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SLOEde0jq-I/AAAAAAAAAKM/xcPv51L6jMc/s320/hydravion.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5238676433586596834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En mai 1929, un hydravion français, après avoir décollé de Hanoi, amerrit à Hong Kong. Son pilote a pour projet de développer une liaison postale régulière entre l’Indochine et Hong Kong par hydravion. Si le vol d’essai réussit, non sans difficultés, la tentative restera sans lendemain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 17 mai 1929, un hydravion décolle de Hanoi à destination de Hong Kong. Son pilote, Robbe, souhaite établir une ligne postale régulière entre l’Indochine et Hong Kong. C’est en effet l’âge d’or de l’Aéropostale, la ligne aérienne qui de 1927 à 1933 dessert, à partir de Toulouse, Dakar et l’Amérique du Sud. Mermoz, Guillaumet et Saint-Exupéry en sont les héros et leur légende fait des émules.&lt;br /&gt;L’appareil, un hydravion «FBA Type17 H» n’est pas des plus modernes. Il est sorti quelques années plus tôt des ateliers de Louis Schreck, constructeur d’hydravions du début du XXe siècle. C’est un appareil triplace d’une envergure de 13m, long de 9m et motorisé par un moteur Hispano-Suiza de 180ch. Sa vitesse maximale est de 142km/h et son autonomie de 350 km.&lt;br /&gt;L’appareil décolle de Hanoi le 17 mai 1929 à 5 heures du matin. Peu après le départ, à la hauteur de Moncay, il rencontre une violente tempête qui force l’équipage à chercher un endroit propice pour amerrir. Mais, en cours d’amerrissage, l’hydravion heurte un rocher affleurant à la surface de l’eau et le choc provoque une importante voie d’eau dans la coque. Alternative : amerrir et couler ou re-décoller dans la tempête. Robbe choisit la deuxième option, réussit à reprendre de l’altitude et atterrit à Haiphong à 10 heures (l’hydravion est doté d’un train d’atterrissage fixe). Des réparations sont effectuées dans la journée afin de colmater la brèche dans la coque. L’hydravion peut alors décoller le 18 mai à 10 heures et il atteint Hong Kong le même jour à 17 heures, après des escales à Moncay, Fort-Bayard (aujourd’hui Zhanjang, dans la province du Guangdong) et Macao. Le lendemain 19 mai, l’hydravion décolle de nouveau pour prendre le chemin du retour et il arrive sans encombre à Hanoi le 20 mai, après une escale à Fort-Bayard.&lt;br /&gt;L’arrivée de l’hydravion à Hong Kong intéresse grandement les autorités de la colonie britannique, en particulier celles du port de Hong Kong et celles de l’aérodrome de Kai Tak. En effet, l’appareil n’est pas un hydravion spécialisé dans le raid aérien comme il s’en construisait à l’époque, mais au contraire un modèle de série, muni d’un moteur de puissance moyenne. La réussite de ce vol ouvre donc des perspectives intéressantes pour le développement du trafic aérien dans le Sud de la Chine et pour les liaisons avec l’Indochine. Il s’agit en outre d’un appareil français et ce succès, outre le prestige qu’il apporte aux ailes françaises, peut avoir des impacts commerciaux. Le consul de France à Hong Kong par interim, Marc Duval, dans sa dépêche du 22 mai 1929, note ainsi qu’«il eût été regrettable que Mr Robbe, dont l’arrivée avait été annoncée pour la veille, ne pût atteindre le but qu’il s’était proposé. Ceci n’aurait pas manqué de jeter un certain discrédit sur la valeur de nos pilotes et sur la qualité du matériel français d’aviation». Le pilote Robbe souhaitait également se rendre à Canton mais le consul lui a déconseillé ce voyage «par suite de l’état de guerre existant actuellement».&lt;br /&gt;La réussite de cette première liaison par hydravion entre Hanoi et l’Indochine restera cependant sans suite et, neuf ans plus tard, le défi d’une liaison régulière avec Hong Kong sera relevé par un avion Dewoitine 338, à l’occasion du premier vol Air France, le 4 août 1938.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;CR.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sources : Archives du ministère des Affaires étrangères, Nantes.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7621197983838473224-5155799009762847142?l=francehongkong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francehongkong.blogspot.com/feeds/5155799009762847142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7621197983838473224&amp;postID=5155799009762847142&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5155799009762847142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7621197983838473224/posts/default/5155799009762847142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francehongkong.blogspot.com/2008/08/une-tentative-de-ligne-postale-par.html' title='Une tentative de ligne postale par hydravion entre Hanoi et Hong Kong'/><author><name>Administrateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UHgswOKTpEQ/SLOEde0jq-I/AAAAAAAAAKM/xcPv51L6jMc/s72-c/hydravion.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7621197983838473224.post-6968107316843238831</id><published>2008-08-25T06:30:00.001+08:00</published><updated>2008-09-23T12:24:46.673+08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1848-1914'/><title type='text'>Des marchands lyonnais prospectent à Hong Kong</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_UHgswOKTpEQ/SIkFrjRvOjI/AAAAAAAAAEI/7q5COxuG5jM/s1600-h/livre+mission.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226715088302324274" style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_UHgswOKTpEQ/SIkFrjRvOjI/AAAAAAAAAEI/7q5COxuG5jM/s320/livre+mission.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;De 1895 à 1897, douze bourgeois lyonnais partent en Asie pour étudier les éventuels débouchés commerciaux. Organisés et méthodiques, ils arpentent ensemble ou séparément différentes parties de la Chine. Louis Rabaud est chargé du rapport sur Hong Kong…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La plupart d’entre eux ont entre trente et quarante ans. Ce sont des négociants confortablement installés à Lyon. Une passion les réunit : voyager et découvrir. En 1895, douze bourgeois laissent leurs affaires en gérance et partent pour un long périple sous le prétexte d’une étude approfondie des débouchés potentiels… en Chine !&lt;br /&gt;Ces bourgeois qui n’ont rien d’aventuriers tirent de leur voyage un gros volume intitulé «La mission lyonnaise d’exploration commerciale en Chine». On y trouve effectivement des rapports détaillés sur la situation économique des plus grandes villes ou des régions les plus intéressantes du point de vue des affaires… mais avant ces pages de chiffres et d’analyse parfois un peu rébarbatives, les marchands lyonnais offrent également un récit précis et détaillé de leurs pérégrinations car, aventuriers ou pas… arpenter la Chine à la fin du XIXe siècle reste un exploit.&lt;br /&gt;Hong Kong a servi de base arrière à un certain nombre d’entre eux et Louis-Marie Rabaud consacre à l’île un rapport enthousiaste. C’est une « colonie merveilleuse, presque uniquement composée d’un port, l’un des premiers du monde ». Il ajoute en note de bas de page les toutes dernières nouvelles : «l’Angleterre a obtenu cette année (1898), sous prétexte de nécessité stratégique, un agrandissement territorial considérable (200 miles carrés) sur la terre ferme en face de Hong Kong et en arrière de Kao-loun». Ce sont les fameux Nouveaux Territoires.&lt;br /&gt;Malgré les typhons le port est considéré comme sûr grâce à ses abris. «L’Angleterre a la spécialité des colonies rocheuses ; elle laisse les autres construire sur le sable, et il faut reconnaître qu’elle excelle dans le choix de ces cailloux, auxquels personne ne voit d’utilité jusqu’au jour où elle démontre, par des moyens forts probants, qu’ils en ont une fort grande». Rabaud détaille ensuite l’urbanisation de l’île et précise, dans le feu de l’actualité, que «ne pouvant toujours monter, on a gagné sur la mer ; en ce moment (octobre 1896) on fait un travail énorme qui donnera plusieurs hectares de terrain à bâtir, sur un quai magnifique». Rappelons qu’à l’origine, la mer borde l’île au niveau de Queen’s road, là où le tram circule actuellement. L’entreprise est grande mais le succès garanti : le Français est étonné d’apprendre que la plupart des entreprises ont déjà «loué leur locaux dans des maisons dont les fondations sont encore sous l’eau».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_UHgswOKTpEQ/SIkF0vdyTvI/AAAAAAAAAEQ/YUQCH8y55CE/s1600-h/photo+mission.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226715246192905970" style="margin: 0px auto 10px; display: block; cursor: pointer; text-align: center;" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_UHgswOKTpEQ/SIkF0vdyTvI/AAAAAAAAAEQ/YUQCH8y55CE/s320/photo+mission.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le marchand voyageur est ravi et ajoute : «rien n’est négligé pour que les habitants trouvent tout le confort auquel ils sont habitués chez eux, et qui est rendu encore plus nécessaire dans un climat fatiguant. C’est malheureusement une théorie qui n’est pas admise dans toutes les colonies françaises». Il enfonce le clou en comparant Hong Kong à Hai Phong en Indochine. En 1896, la première compte 8000 Européens et 230 000 Chinois tandis que le port français rassemble 900 Européens et 17 500 «indigènes».&lt;br /&gt;L’œil du commerçant reprend le dessus et il s’extasie, «en somme, par un développement merveilleux, la colonie est devenue un centre maritime, commercial, financier, une sorte de marché général pour l’Extrême-Orient. Son commerce a des ramifications dans toutes ces mers lointaines –si peu connues par le grande nombre, chez nous- et son port est en relation directe avec la moitié du monde». Il ajoute que c’est un port franc et qu’il est donc difficile d’obtenir des statistiques sur le mouvement des navires… mais ainsi cette zone échappe «aux nombreux ennuis que crée toujours la douane, même la plus paternelle». Encore une pique pour l’Indochine voisine.&lt;br /&gt;Dans le rapport économique de la mission, les chiffres ne manquent pourtant pas, et les comparaisons édifiantes non plus. On apprend ainsi que, depuis 1894, le tonnage d’entrée et de sortie à Hong Kong est supérieur à celui de Londres, New Castle, Liverpool ou Cardiff. Dans la colonie, un million de tonnes supplémentaires sont accueillies chaque année et le tonnage à l’entrée a triplé en trente ans. Le succès et la progression sont impressionnants. Les deux tiers des bateaux sont anglais mais seize autres nationalités font tourner les affaires ; en tête et en perpétuelle concurrence : les Allemands puis les Français.&lt;br /&gt;Il est précisé qu’un record a été atteint le 5 avril 1895 lorsque 241 navires mouillaient dans le port au même moment, parmi lesquels 69 vapeurs, 8 voiliers et 164 jonques. Le nombre de petites jonques chinoises est incalculable quelque soit la période… La ville s’enorgueillit de 15 millions de tonnes de marchandises de passage chaque année. Les échanges sont denses et Rabaud détaille avec force de chiffres chaque produit en transit dans la colonie britannique. Il disserte longuement sur les rapports avec la Chine. Il pointe notamment le fait que la colonie est surtout un port de transit et qu’une grande partie du commerce a lieu de Chine en Chine… Conclusion : les ouvertures sont intéressantes et Hong Kong est le port où il faut s’installer pour démarrer une activité commerciale avec l’Empire du Milieu.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_UHgswOKTpEQ/SIkGAZcODdI/AAAAAAAAAEY/b3nTb03pEpQ/s1600-h/Jonques.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226715446439185874" style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_UHgswOKTpEQ/SIkGAZcODdI/AAAAAAAAAEY/b3nTb03pEpQ/s320/Jonques.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La main d’œuvre est essentielle et Rabaud reconnaît qu’une «aide
